Emplacement du projet : CanmetÉNERGIE à Ottawa
Durée : 5 ans (2023 à 2028)
Programme : Capture, utilisation et stockage du carbone (CUSC)
Description du projet
La production de ciment représente environ 8 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone et est considérée comme une industrie « difficile à réduire » en raison de la température de processus très élevée, qui nécessite l'utilisation de combustibles fossiles. Le CO2 pourrait être capturé, mais cela s'avère coûteux à grande échelle pour les cimenteries. Cependant, il existe une possibilité de réduire considérablement le coût de la capture, car le processus de calcination (la décomposition du CaCO3 en CaO et en CO2), qui est un élément majeur de la production de ciment, contribue à 60 % des émissions de CO2, tandis que la combustion de combustible, qui fournit la température élevée, représente les 40 % résiduels. En référence à la figure 1, la calcination a principalement lieu dans le « précalcinateur ». Le CO2 issu de la calcination est produit sous forme de flux relativement pur, ce qui le rendrait rentable à capter, sauf que dans la production actuelle de ciment, il se mélange aux gaz de combustion du combustible/air qui contiennent une grande quantité d'azote, ce qui nécessite une séparation coûteuse. Ce mélange se produit parce que le processus de calcination est en contact direct avec les gaz de combustion. Il est nécessaire de mettre au point une méthode permettant d'éviter que le CO2 issu du processus ne se mélange aux gaz de combustion. Pour être la plus efficace possible, cette méthode doit s'intégrer au processus de production de ciment existant et transférer efficacement la chaleur afin de pouvoir être utilisée pour la production à grande échelle.
L'équipe du projet a procédé à la conception et à l'analyse du processus, à la modélisation détaillée de trois méthodes de chauffage indirect et à l'analyse des coûts. Un processus de divulgation de la propriété intellectuelle est en cours.
