Ressources naturelles Canada
Produit d’information générale 145e
Ressources naturelles Canada
© Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par le ministre des Ressources naturelles, 2026
Lien permanent : https://doi.org/10.4095/331156
Pour obtenir des renseignements sur les droits de reproduction, veuillez communiquer avec Ressources naturelles Canada (RNCan) à l’adresse.
Table des matières
- Remerciements
- Avis
- Sommaire
- Glossaire
- Partie 1 : se repérer
- Partie 2 : se préparer
- Partie 3 : se lancer
- 6.0 Boîte à outils : Mobilisation dans le cadre de la cartographie des zones inondables
- 6.1. Étape 1 : Établir le but et les objectifs de la mobilisation
- 6.2. Étape 2 : Cerner les publics cibles de la mobilisation
- 6.3. Étape 3 : Élaboration des messages de mobilisation
- 6.4. Étape 4 : Établir les stratégies et les activités de mobilisation
- 6.5. Étape 5 : Assurer le suivi, communiquer et rester en contact
- 6.0 Boîte à outils : Mobilisation dans le cadre de la cartographie des zones inondables
- Partie 4 : s’inspirer
- 7.0 Études de cas : L’utilisation des outils de mobilisation dans la cartographie des zones inondables et d’autres initiatives
- 7.1. Étude de cas : Cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla
- 7.2. Étude de cas : Étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes
- 7.3. Étude de cas : Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk
- 7.4. Étude de cas : Plan d’adaptation côtière de la baie de False Creek et défi de conception Sea2City
- 7.5. Étude de cas : Cartographie des zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville
- 7.6. Étude de cas : Plan intégré de gestion des eaux pluviales d’EPCOR
- 7.7. Étude de cas : Défi de la résilience aux inondations
- 7.0 Études de cas : L’utilisation des outils de mobilisation dans la cartographie des zones inondables et d’autres initiatives
- Références
- Annexe A : feuille de planification de la mobilisation
Liste des figures
- Figure ES 1. Approche recommandée pour mobiliser la communauté dans le processus de cartographie des zones inondables.
- Figure ES 2. Combinaison du Cadre fédéral de la cartographie des zones inondables et des niveaux de mobilisation communautaire.
- Figure ES 3. Les cinq étapes du processus de planification de la mobilisation.
- Figure 1. Inondations sélectionnées au Canada (2021 à 2025) (de gauche à droite : Kelly Allen/CBC News, 2021; Brad Mapes/My True North Now, 2022; Rene Roy/Wreckhouse Press, 2022; Arlyn McAdorey/La Presse canadienne, 2024; Lisa Grilz/CBC News, 2025).
- Figure 2. Cadre de la cartographie des zones inondables (RNCan, 2026c).
- Figure 3. Les niveaux de mobilisation communautaire (NMC) (adaptation de l’AIP2, 2024).
- Figure 4. Combinaison du Cadre fédéral de la cartographie des zones inondables et des niveaux de mobilisation communautaire (adaptation de l’AIP2, 2024 et de RNCan, 2026c).
- Figure 5. Les cinq étapes du processus de planification de la mobilisation.
- Figure 6. Le fleuve Fraser à la Première Nation de Yale (réserve Stullawheets 8) vers le nord (NHC, 2023).
- Figure 7. La rivière Coquihalla à la courbe Hospital, vers l’amont (NHC, 2023).
- Figure 8. Processus de l’étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes (gouvernement du Yukon, 2024a).
- Figure 9. Utilisation d’illustrations pour améliorer la compréhension du public (gouvernement du Yukon, 2024b).
- Figure 10. Comparaison de l’étendue de l’inondation de 2021 et de la probabilité de dépassement annuel (PDA) de 1 % à Tagish (gouvernement du Yukon, 2024c).
- Figure 11. Tuktoyaktuk, située sur une péninsule dans la mer de Beaufort, connaît une perte rapide de terres en raison des processus d’érosion côtière et de l’élévation du niveau de la mer (projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation, 2019a).
- Figure 12. Affiche de recrutement en version originale anglaise pour l’atelier de formation sur la surveillance du climat du PRCCT, une initiative de perfectionnement des compétences dirigée par l’IRA (projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation, 2019b).
- Figure 13. Atelier de collecte de données tenu avec des membres de la communauté (IRA, 2021).
- Figure 14. Les méthodes de collecte de données communautaires, comme l’échantillonnage du pergélisol (à gauche) (projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation, 2019c), ont contribué à une évaluation géophysique préliminaire pour le Centre des arts et de la culture de Tuktuyaaqtuuq. Des cartes ont été produites afin de montrer les conditions de dégel saisonnier (à droite), les niveaux d’eau associés aux ondes de tempête et le profil de température du sol (Whalen et coll., 2022).
- Figure 15. La mobilisation antérieure des Premières Nations hôtes (à gauche), des ateliers communautaires (au centre) et des activités portes ouvertes (à droite) ont permis de définir un ensemble de valeurs communautaires directrices qui ont orienté les phases subséquentes de la planification (Ville de Vancouver, 2018; 2021a).
- Figure 16. Des représentations visuelles du paysage et des cartes d’inondation des zones à risque, présentées dans un « atlas cartographique », ont été utilisées pour accroître la sensibilisation du public aux risques (Ville de Vancouver, s.d.).
- Figure 17. Une carte participative de la région de la baie de False Creek (à gauche) et des sondages ont été utilisés pour cerner les valeurs locales (à droite) (Ville de Vancouver, 2020; 2021a).
- Figure 18. Lors d’un atelier de conversation communautaire, les participants ont exploré des options d’atténuation potentielles au moyen de tableaux blancs virtuels (Ville de Vancouver, 2021a).
- Figure 19. Les équipes du projet Sea2City ont élaboré des représentations visuelles propres aux sites et proposé des projets pilotes harmonisés avec les valeurs des communautés (Ville de Vancouver, 2022).
- Figure 20. Cartes des aléas d’inondation de 1980 et de 2024 (MRH, 2024).
- Figure 21. Le projet de règlement sur les zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville montré aux résidents (HRM, 2024).
- Figure 22. Une analyse des risques des sous-bassins a été réalisée en déterminant le niveau d’exposition pour les quatre catégories de risques (risques pour la santé et la sécurité, pour l’environnement, sociaux et financiers) dans chacun des 5 scénarios de tempête (1/20, 1/50, 1/75, 1/100 et 1/200). Les résultats ont ensuite été cartographiés. L’exposition aux risques d’un sous-bassin reflète la présence potentielle de ce niveau de risques dans les limites du sous-bassin; cela ne signifie pas que chaque propriété est exposée au même niveau de risque dans le sous-bassin. Ci-dessus se trouvent les cartes créées pour la catégorie de risques financiers dans les scénarios de tempête à récurrence de 1/20, 1/50 et 1/75 (EPCOR, 2018). Niveaux d’exposition aux risques : Rouge = risque élevé, orange = risque moyennement élevé, jaune = risque moyen, vert = risque moyennement faible, bleu = risque faible.
- Figure 23. Les sous-bassins prioritaires ont été ciblés pour chaque catégorie de risque en fonction de l’exposition aux risques des infrastructures essentielles. Les résultats ont été combinés dans la carte de scénario de risque ci-dessus. La carte de scénario de risque montre la hiérarchisation des sous-bassins d’eaux pluviales pondérée en fonction des résultats du sondage d’opinion publique (risques pour la santé et la sécurité [30 %], risques sociaux [30 %], risques financiers [25 %] et risques pour l’environnement [15 %]). Des initiatives ciblées d’atténuation des inondations ont été ciblées pour les sous-bassins des groupes A à E. Les possibilités d’atténuation des inondations pour les sous-bassins des groupes F à H s’harmoniseront avec d’autres activités de construction planifiées (EPCOR, 2018).
- Figure 24. Des dirigeants communautaires et des propriétaires d’entreprises locales jouent au jeu du FRC à Cambridge, en Ontario, engageant un dialogue et apprenant des solutions d’atténuation des risques d’inondation en préparation du 50e anniversaire de la grande inondation de 1974 (équipe du FRC et Partners for Action, 2024).
- Figure 25. Le jeu du FRC en version originale anglaise peut être réalisé en personne ou en ligne (FRC Game, 2023).
Liste des tableaux
- Tableau 1. Types d’inondations et leur description.
- Tableau 2. Principaux types de cartes d’inondation et leur description.
- Tableau 3. Objectif et flux de communication des niveaux de mobilisation communautaire.
- Tableau 4. Objectifs de mobilisation communautaire pour le processus de cartographie des zones inondables.
- Tableau 5. Les acteurs potentiels et les types de contributions qu’ils peuvent apporter.
- Tableau 6. Sélection des activités de mobilisation en fonction des buts et de la faisabilité pour tous les niveaux de mobilisation communautaire.
- Tableau 7. Caractéristiques de l’étude de cas pour la cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla.
- Tableau 8. Caractéristiques de l’étude de cas de l’étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes.
- Tableau 9. Caractéristiques de l’étude de cas du Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk.
- Tableau 10. Caractéristiques de l’étude de cas du plan d’adaptation côtière de la baie de False Creek et du défi de conception Sea2City.
- Tableau 11. Caractéristiques de l’étude de cas sur la cartographie des zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville.
- Tableau 12. Caractéristiques de l’étude de cas du plan intégré de gestion des eaux pluviales d’EPCOR.
- Tableau 13. Caractéristiques de l’étude de cas du défi de la résilience aux inondations.
Remerciements
La série « Guides d’orientation fédéraux sur la cartographie des zones inondables » soutient le Programme d’identification et de cartographie des aléas d’inondation (PICAI) et a été élaborée sous la direction du Comité fédéral de la cartographie des zones inondables. Le Comité est un partenariat entre Sécurité publique Canada (SP), Ressources naturelles Canada (RNCan), Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), le Conseil national de recherches du Canada (CNRC), Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), le ministère de la Défense nationale (MDN), Infrastructure Canada (INFC), Services aux Autochtones Canada (SAC) et Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC). Un groupe de travail technique sur la cartographie des zones inondables formé en 2015 et composé d’intervenants provenant des gouvernements fédéraux et provinciaux ainsi que du secteur privé et du milieu universitaire a offert de précieux commentaires sur la rédaction des documents de la série « Guides d’orientation fédéraux sur la cartographie des zones inondables ». Enfin, des représentants des gouvernements provinciaux et territoriaux ont aussi fourni une rétroaction indispensable pour la présente publication.
La présente publication, intitulée « Guide d’orientation sur la mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables », a été élaborée en collaboration avec Partners for Action, une initiative de recherche de la Faculté de l’environnement de l’Université de Waterloo.
Préparé par:
Éditrice en chef et responsable du projet
Sharmalene Mendis-Millard
Lead Writers
Alessandra Aponte Donaire
Elena Christy
Éditrice
Rebecca Robinson
Chercheurs et rédacteurs collaborateurs
Alessandra Aponte Donaire
Kayne Boyall
Elena Christy
Felicia Watterodt
Sharmalene Mendis-Millard
Contribution de Kasra Motlaghzadeh et Beth Palmer
Formatage et conception
Felicia Watterodt
Sheridan Hill
Kayne Boyall
Le Spectre de la participation publique de l’Association internationale pour la participation publique (AIP2) a servi de base à l’élaboration des niveaux de mobilisation communautaire de la présente publication. L’utilisation des documents de l’AIP2 a été autorisée par cette dernière.
Les icônes et les graphiques utilisés dans l’élaboration de la présente publication (Figure 1, Figure 2, Figure 3 et Figure 4) proviennent des sources suivantes :
- Canva.com/fr : Clker-Free-Vector-Images, Deka Saputra, denustudio, Geek Gaek’s Images, Jacopo Bonacci, linear_design Images, Nadiinko, Panadesignteam, sripdesigns, Startup Graphic Design, UoaHH, Vectorfair S1 et WEBTECHOPS LLP.
- Shutterstock.com/fr : Black Creator 24.
Avis
Exonération de responsabilité
Le présent document technique a été publié par Sa Majesté le Roi du chef du Canada, représenté par Ressources naturelles Canada (RNCan). RNCan n’offre aucune garantie et ne fait aucune représentation, expresse ou implicite, légale ou autre en ce qui concerne le document, son efficacité, son exactitude ou son intégralité. RNCan n’assume aucune responsabilité quant aux pertes ou dommages, directs ou indirects, engagés ou subis, en raison de l’utilisation faite du document, y compris la perte de profits, la perte de revenus ou de bénéfices, ou des réclamations par des tiers. En aucun cas RNCan ne sera tenu responsable de pertes de quelque nature que ce soit découlant d’erreurs, d’imprécisions ou d’omissions dans ce document. RNCan n’a aucune obligation, aucun devoir et aucune responsabilité en matière de contrat, de droit civil ou autre, y compris la négligence.
Renseignements supplémentaires
Pour plus de renseignements à propos de ce document, veuillez communiquer avec le Centre canadien de cartographie et d’observation de la Terre de Ressources naturelles Canada à l’adresse suivante : geoinfo@nrcan-rncan.gc.ca.
Sommaire
Le Guide d’orientation sur la mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables fournit des conseils pratiques afin d’orienter l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables. Cette ressource offre une vue d’ensemble de la façon dont le processus de cartographie des zones inondables au Canada peut s’articuler aux différents types de mobilisation communautaire. Elle vise à faciliter la mobilisation et la communication avec les communautés, les organismes et les spécialistes pour les personnes impliquées dans la cartographie des zones inondables qui cherchent à favoriser une mobilisation communautaire inclusive tout au long du processus de cartographie.
Pourquoi la mobilisation communautaire est-elle importante?
L’intensité, la fréquence et l’imprévisibilité croissantes des phénomènes météorologiques extrêmes et des événements en raison des changements climatiques nécessitent la réduction des risques et le renforcement de la résilience des communautés partout au Canada. À mesure que des lois et des initiatives sont élaborées en ce sens, comme la Stratégie nationale d’adaptation du Canada (ECCC, 2023) et les efforts pour s’y conformer, une approche « pansociétale » est nécessaire afin de comprendre et de réduire les risques et ainsi de protéger les personnes, les biens et les infrastructures. Dans le cadre de cette approche, la mobilisation des communautés et des spécialistes de tous les secteurs dans la cartographie des aléas est essentielle afin d’orienter l’aménagement du territoire, la gestion des urgences et la réduction des risques de catastrophe.
Les inondations constituent les aléas les plus coûteux et les plus répandus au Canada, ce qui signifie que les cartes d’inondation jouent un rôle essentiel afin de fournir aux communautés et aux décideurs politiques l’information nécessaire pour réduire les répercussions sur les personnes et les biens.
La cartographie des zones inondables est un processus détaillé et complexe qui comprend la modélisation scientifique, la collecte de données, l’évaluation des risques et la communication. Elle nécessite également la contribution de différentes sources et de différents groupes (les communautés) afin de produire des cartes précises, crédibles et exploitables. Une approche inclusive qui mobilise diverses communautés permet non seulement d’ancrer l’évaluation des risques et les cartes connexes dans la réalité vécue, mais également d’intégrer les prévisions climatiques, les préoccupations en matière d’équité, les priorités locales, les divers systèmes de connaissances et un large éventail de sources de données et de méthodes.
Comment peut-on intégrer la mobilisation au processus de cartographie des zones inondables?
Divisée en quatre parties (se repérer, se préparer, se lancer et s’inspirer), cette ressource présente un cadre intégré de mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables et une boîte à outils de planification de la mobilisation en cinq étapes (Figure ES 1).

Figure ES 1. Approche recommandée pour mobiliser la communauté dans le processus de cartographie des zones inondables
Version texte
Une infographie qui s’intitule « Approche recommandée : Pour vous aider à vous orienter dans ce rapport ». Il présente les quatre parties du document en utilisant une rivière sinueuse comme métaphore visuelle. La rivière combine deux voies étiquetées, le processus de cartographie des zones inondables et les niveaux de mobilisation communautaire, illustrées par des couleurs différentes et se suivant de haut en bas. La rivière relie visuellement les quatre étapes.
Étape 1 : Se repérer
Situé dans la partie supérieure gauche de l’infographie. Un marqueur d’emplacement noir et blanc étiqueté « 1 » pointe vers une zone de texte rectangulaire arrondie. Le texte se lit comme suit : Comprendre le processus de cartographie des zones inondables et les niveaux de la mobilisation communautaire. Au-dessus de cette section se trouve la silhouette d’une personne agenouillée et utilisant une caméra.
Étape 2 : Se préparer
Situé dans le coin supérieur droit de l’infographie, un marqueur de localisation étiqueté « 2 » pointe vers une autre zone de texte rectangulaire arrondie. Le texte se lit comme suit : Intégrer les niveaux de mobilisation communautaire dans le processus de cartographie des zones inondables. La silhouette d’un kayakiste pagayant sur la rivière apparaît à proximité.
Étape 3 : Se lancer
Situé dans la section du milieu à gauche. Un marqueur d’emplacement étiqueté « 3 » pointe vers une zone de texte arrondie. Le texte se lit comme suit : Cibler les outils et les activités appropriés pour atteindre son but et ses objectifs. À gauche de cette section se trouve la silhouette d’un cycliste à vélo.
Étape 4 : S’inspirer
Situé dans la partie inférieure droite. Un marqueur d’emplacement étiqueté « 4 » pointe vers une zone de texte arrondie contenant. Le texte se lit comme suit : Renforcez la confiance dans les outils à partir d’exemples d’études de cas. Près de cette section se trouve un cerf-volant volant sur une corde incurvée et les silhouettes de deux personnes debout ensemble.
En bas à gauche de la rivière, on aperçoit les silhouettes de plusieurs oiseaux aquatiques qui nagent.
Le Guide d’orientation sur la mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables commence par reconnaître que le Cadre de la cartographie des zones inondables de RNCan fournit une approche structurée au processus de cartographie et d’atténuation. À chaque étape du processus de cartographie des zones inondables, la mobilisation (y compris les communications) peut jouer un rôle important (Figure ES 2)

Figure ES 2. Combinaison du Cadre fédéral de la cartographie des zones inondables et des niveaux de mobilisation communautaire.
Version texte
Une infographie circulaire composée de segments en forme de puzzle interconnectés disposés en un anneau extérieur autour d’un anneau intérieur et d’un cercle central. Le cercle central contient le texte « mobilisation et collaboration ». L’infographie utilise des nuances d’orange sur l’anneau extérieur et des nuances de bleu vert sur l’anneau intérieur.
L’anneau intérieur est composé de sept segments, chacun étiqueté à la fois avec du texte et une icône. Les étiquettes sont les suivantes :
Établissement des priorités, illustré à la loupe.
Acquisition de données, montrée avec un avion collectant des données.
Évaluation des aléas, représentée par un globe et un thermomètre.
Modélisation et cartographie, illustrées par une épingle cartographique sur une carte.
Communication et diffusion, indiquées par des flèches rayonnant vers l’extérieur.
Évaluation des risques, représentée par un triangle d’avertissement de danger.
Mesures d’atténuation, représentée par une icône représentant une maison et un bouclier adjacent à une rivière.
L’anneau intérieur est entouré d’un anneau extérieur plus grand composé de cinq grandes pièces de puzzle. Chaque segment de l’anneau extérieur contient un seul mot et une icône d’accompagnement :
Informer, avec une icône de mégaphone.
Consulter, avec une icône de document et un crayon.
Impliquer, avec une icône de deux bulles de dialogue qui se chevauchent.
Collaborer, avec une icône de deux mains qui s’empoignent à l’intérieur d’un engrenage.
Habiliter, avec une icône d’une main tenant une clé, poussant à partir d’une petite plante.
Les mots sont placés le long du bord extérieur du cercle. Les formes des pièces du puzzle s’imbriquent visuellement.
Il existe plusieurs niveaux de mobilisation communautaire, allant de la simple communication de renseignements (« informer ») aux processus dirigés par la communauté (« habiliter »). Le choix du bon niveau de mobilisation dépend des objectifs, du public et du contexte. Une mobilisation réussie peut révéler des connaissances locales, établir une confiance à long terme et mener à des décisions qui reflètent à la fois l’expertise technique et les expériences vécues.
Le présent guide d’orientation ne propose pas un modèle universel de mobilisation communautaire. Il offre plutôt une approche flexible, étape par étape (Figure ES 3), qu’il est possible d’adapter à des besoins précis, que ce soit pour concevoir une nouvelle carte d’inondation, mettre à jour des données anciennes ou communiquer les risques d’inondation au public.

Figure ES 3. Les cinq étapes du processus de planification de la mobilisation.
Version texte
Un processus de mobilisation en cinq étapes disposées verticalement de haut en bas. Chaque étape est affichée à gauche sous la forme d’un chevron empilé pointant vers le bas, dans des nuances d’orange de plus en plus foncées, étiquetées séquentiellement de l’étape 1 à 5. À droite de l’étiquette de chaque étape se trouve une boîte rectangulaire entourée d’orange qui contient le texte de description correspondant.
L’étape 1 apparaît en haut de l’écran dans une couleur pêche pâle et porte l’étiquette « Étape 1 ». Le texte d’accompagnement se lit comme suit : « Établir le but et les objectifs de la mobilisation ».
L’étape 2, présentée dans une teinte orange légèrement plus foncé, est intitulée « Étape 2 ». Le texte à côté se lit comme suit : « Cerner les publics cibles de la mobilisation ».
L’étape 3 poursuit la séquence dans un ton orange plus foncé et s’intitule « Étape 3 ». Le texte descriptif se lit comme suit : « Élaborer les messages d’engagement ».
L’étape 4, affichée en orange encore plus foncé, est intitulée « Étape 4 ». Le texte se lit comme suit : « Établir les stratégies et les activités de mobilisation ».
L’étape 5, illustrée en bas dans la couleur orange la plus foncée, est intitulée « Étape 5 ». Le texte d’accompagnement se lit comme suit : « Assurer le suivi, communiquer et rester en contact ».
Que peut-on apprendre des expériences canadiennes?
Cette ressource comprend des études de cas, tirées d’expériences canadiennes, afin d’illustrer la façon dont les activités et les outils de mobilisation communautaire améliorent la cartographie des zones inondables. Chaque étude de cas met en évidence les étapes du processus de cartographie des zones inondables et les niveaux de mobilisation communautaire abordés. Les efforts locaux et régionaux impliquant les communautés ont permis d’élaborer des cartes plus précises, de bâtir des relations plus solides et d’obtenir de meilleurs résultats pour les personnes sur le terrain.
À qui s’adresse le présent guide d’orientation?
Le présent guide d’orientation a été élaboré pour les dirigeants qui participent à l’évaluation, à la planification et à la gestion des risques d’inondation, comme ceux des gouvernements, des organismes de bassins hydrographiques et des organismes communautaires et sans but lucratif, ainsi que les spécialistes du secteur privé.
Glossaire
Adaptation : la modification des systèmes écologiques, sociaux ou économiques en réponse à des stimuli climatiques réels ou prévus et à leurs effets. Ces modifications peuvent comprendre des changements dans les processus, les pratiques et les structures afin d’atténuer les dommages potentiels ou de tirer parti des possibilités associées aux changements climatiques (Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, 2025).
Aléa : un événement physique, un phénomène ou une activité anthropique susceptible d’occasionner des pertes de vies humaines ou des blessures, des dommages matériels, des perturbations sociales et économiques ou une dégradation de l’environnement.
Communauté : un ensemble d’individus qui vivent au même endroit ou partagent des intérêts, des croyances ou un réseau social semblables et qui peuvent être exposés aux mêmes aléas ou menaces (Sufri et coll., 2020).
Équité : un traitement équitable, l’accès, les possibilités et l’avancement pour tous, ainsi que les efforts visant à cerner et à éliminer les obstacles qui ont empêché la pleine participation de certains groupes. Dans le contexte de la cartographie des zones inondables, cela signifie la valorisation des diverses expériences vécues, la priorité accordée aux voix traditionnellement marginalisées et la promotion d’une prise de décision inclusive (Minow, 2021).
Expérience vécue : les expériences personnelles et subjectives d’une personne, y compris les émotions, les perceptions, les préférences et les objectifs, qui façonnent sa réalité (Karunamuni et coll., 2020).
Gestion des risques : Le recours à des politiques, des pratiques et des ressources afin d’analyser, d’évaluer et de contrôler les risques pour la santé, la sécurité, l’environnement et l’économie (SP, 2022).
Gouvernance des risques : les structures décisionnelles, les processus et les pratiques qui orientent la gestion des risques ainsi que les acteurs et les institutions concernés. La gouvernance, distincte du gouvernement, implique l’ensemble de la société, ce qui signifie qu’elle peut faire intervenir divers groupes, y compris la société civile et les membres de la communauté, les secteurs privé et sans but lucratif, les établissements de recherche, les Premières Nations et des acteurs des gouvernements locaux, provinciaux et fédéral.
Groupe privé d’équité (ou groupe en quête d’équité) : un groupe de personnes qui font face à des obstacles les empêchant d’accéder aux mêmes ressources et aux mêmes possibilités offertes aux autres membres de la société en raison de discrimination systémique. Les groupes généralement considérés comme privés d’équité comprennent les femmes, les peuples autochtones, les personnes en situation de handicap, les membres de la communauté 2ELGBTQI+, les groupes religieux minoritaires et les personnes racisées (gouvernement du Canada, 2022). Les groupes en quête d’équité comprennent généralement ces mêmes groupes, mais ce terme met l’accent sur le droit de bénéficier d’un traitement équitable.
Inclusion : le processus d’amélioration des conditions dans lesquelles les individus et les groupes participent à la société, améliorant la capacité, les possibilités et la dignité des personnes désavantagées en raison de leur identité, de leur religion, de leur statut socioéconomique, de leur statut migratoire et de leurs croyances (Banque mondiale, 2018).
Inondation : le recouvrement temporaire par l’eau de terres normalement sèches, généralement en raison d’événements d’inondation (RNCan, 2026c).
Mesures d’atténuation : les mesures prises pour réduire les répercussions des catastrophes afin de protéger les vies, les biens et l’environnement, et de réduire les risques physiques et les perturbations économiques. Remarque : Les mesures d’atténuation comprennent à la fois des mesures d’atténuation structurelles (par exemple, la construction de canaux d’évacuation des crues et de digues) et non structurelles (par exemple, les codes du bâtiment, l’aménagement du territoire, les incitatifs d’assurance) (SP, 2022).
Mobilisation : un processus d’implication des communautés visant à recueillir, à évaluer, à surveiller et à diffuser l’information sur les risques, les aléas et les interventions (Sufri et coll., 2020).
Privé ou privée de ses droits : une personne ou un groupe qui s’est systématiquement vu refuser certains droits, privilèges ou accès à des possibilités. Il s’agit d’une forme de marginalisation, car elle exclut les personnes des processus sociaux, politiques et économiques en raison de facteurs comme l’ethnie, le genre, le statut socioéconomique ou d’autres marqueurs d’identité (Oxford Review, 2024).
Probabilité de dépassement annuelle (PDA) : la probabilité, exprimée en pourcentage, qu’un débit de crue ou un niveau d’eau donné se produise ou soit dépassé au cours d’une année donnée. Les inondations sont généralement exprimées en matière de probabilité de dépassement annuelle (PDA), de rapport de probabilité ou de période de récurrence. Par exemple, une crue de PDA de 1 %, une crue de 1:100 ans et une crue centennale sont équivalentes. Cependant, le concept de période de récurrence est parfois interprété à tort par des publics non spécialisés comme une période entre deux événements (p. ex. 100 ans jusqu’à la prochaine crue centennale) plutôt que comme une probabilité de dépassement annuelle.
Risque : la combinaison de la probabilité et des conséquences négatives d’un danger spécifié, y compris les impacts économiques, sociaux/culturels, environnementaux et humains potentiels.
Partie 1 : se repérer
Comprendre le processus de cartographie des zones inondables et les niveaux de mobilisation communautaire
1.0 Introduction
La cartographie des zones inondables au Canada joue un rôle clé dans l’adaptation aux changements climatiques et la réduction des risques de catastrophe. Avec l’imprévisibilité croissante des événements météorologiques extrêmes en raison des changements climatiques, des cartes d’inondation précises et accessibles sont devenues des outils essentiels pour aider à protéger les personnes et les infrastructures. Les cartes d’inondation sont essentielles afin d’aider les gens à comprendre les risques auxquels ils font face, particulièrement pour ceux qui ignorent qu’ils vivent dans des zones à risque élevé. La sensibilisation est la première étape afin de permettre aux gens de planifier et d’agir de manière proactive; les cartes d’inondation sont des outils essentiels fondés sur des données probantes pour comprendre et réduire les risques.
Au-delà des contributions techniques, la cartographie des zones inondables peut inclure la mobilisation communautaire afin d’intégrer les connaissances et les besoins locaux aux extrants et aux processus décisionnels. L’inclusion des points de vue des détenteurs de droits autochtones, des résidents non autochtones, des organismes locaux et des spécialistes contribue à garantir la prise en compte des divers systèmes de connaissances, des atouts, de l’expertise et des expériences vécues dans la gestion des risques d’inondation, tout en favorisant une gouvernance collaborative des risques. Le renforcement de la mobilisation communautaire améliore non seulement la pertinence et l’exactitude de la cartographie des zones inondables, mais favorise également la confiance et permet aux gens de jouer un rôle actif dans la prise de décision, de les aider à se protéger et à défendre leurs priorités.
Les processus de mobilisation peuvent prendre de nombreuses formes, selon les besoins et les priorités uniques d’une communauté, la portée et les exigences du projet, ainsi que les capacités organisationnelles. Il est important de reconnaître qu’une approche universelle ne donne pas de très bons résultats lors de la conception de plans de mobilisation communautaire. Il convient plutôt de considérer que la mobilisation communautaire correspond à un éventail d’activités allant de la communication unidirectionnelle visant à informer le public à la communication bidirectionnelle, qui facilite les processus décisionnels collaboratifs. Chacune de ces activités a sa place dans le processus de cartographie des zones inondables; certaines activités de mobilisation sont appropriées pour différents contextes et communautés. La réalisation d’une variété d’activités tout au long d’un projet peut aider à atteindre les objectifs et à mobiliser de manière significative les membres de la communauté.
Le présent guide d’orientation contient des étapes, des outils et des exemples en vue d’inspirer l’élaboration de plans de mobilisation communautaire pour les projets de cartographie des zones inondables.
Avantages sociaux de la mobilisation communautaire dans le cadre de la cartographie des zones inondables
Les inondations peuvent causer un traumatisme et avoir des répercussions durables sur la santé mentale des personnes qui les vivent. Les inondations, ainsi que la crainte d’événements futurs peuvent entraîner une détresse émotionnelle et contribuer à d’autres effets néfastes sur la santé mentale, en particulier dans les zones à risque élevé (Terpstra, 2011). Cependant, lorsque les gens sont inclus dans les processus et la prise de décision, ils sont plus susceptibles d’être optimistes quant à l’avenir et de se sentir habilités, de voir leurs sentiments et leurs préoccupations jugés comme légitimes, de faire davantage confiance aux autorités et d’éprouver un sentiment d’appartenance à la communauté élargie (Terpstra, 2011; Ojala, 2023). La mobilisation peut favoriser un sentiment d’autonomie, entraîner des changements comportementaux positifs, améliorer la sensibilisation aux risques et la préparation et renforcer le soutien aux politiques et aux initiatives locales en matière d’action climatique (Terpstra, 2011; Ojala, 2023).
1.1. Objectif et portée
Le Guide d’orientation sur la mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables offre des renseignements pratiques et des recommandations afin de mobiliser les communautés tout au long des différentes étapes du processus de cartographie des zones inondables. Le guide d’orientation vise à soutenir la mise en œuvre de stratégies de communication adaptées pour favoriser la mobilisation communautaire dans une optique d’équité et d’inclusion.
Le présent document est divisé en quatre parties principales :
- Se repérer : Comprendre le processus de cartographie des zones inondables et les niveaux de mobilisation communautaire – Cette partie fournit une introduction à l’importance de la mobilisation communautaire dans le cadre de la cartographie des zones inondables (section 1), un aperçu des risques d’inondation et de la cartographie des zones inondables au Canada (section 2), le Cadre de la cartographie des zones inondables de RNCan (section 3), les niveaux de mobilisation communautaire, y compris les niveaux de mobilisation qu’il est possible d’appliquer, les objectifs à atteindre à chaque niveau et le rôle des communications (section 4).
- Se préparer : Intégrer les niveaux de mobilisation communautaire dans le processus de cartographie des zones inondables – Cette partie fournit un cadre qui intègre la mobilisation tout au long des diverses étapes du processus de cartographie des zones inondables et met en évidence les avantages et les défis de l’utilisation de stratégies de mobilisation dans ce processus (section 5).
- Se lancer : Cibler les outils et les activités appropriés pour atteindre son but et ses objectifs – Cette partie fournit une boîte à outils afin de planifier et de favoriser la mobilisation (section 6). La planification est un élément essentiel à la réussite de l’initiative et peut être facilement guidée par les questions suivantes : « pourquoi? », « qui? », « comment? », « quoi? » et « quelle est la suite? ».
- S’inspirer : Renforcer la confiance dans les outils à partir d’exemples d’études de cas – Cette partie comprend un ensemble d’études de cas canadiennes qui illustrent la réalisation d’activités et l’utilisation d’outils de mobilisation de façon à améliorer la cartographie des zones inondables et les activités connexes (section 7).
Le Guide d’orientation sur la mobilisation communautaire pour la cartographie des zones inondables s’appuie sur un examen documentaire composé de publications révisées par les pairs et de littérature grise. Le document contient des liens vers d’autres ressources qui complètent ou approfondissent des sujets particuliers.
Le présent guide d’orientation décrit certains des différents outils disponibles afin de concevoir des processus de mobilisation communautaire qui soutiennent la cartographie des zones inondables.
Bien que la présente ressource porte sur la cartographie des zones inondables, les outils et les stratégies de mobilisation communautaire fournis peuvent être adaptés à d’autres initiatives de cartographie, d’adaptation aux changements climatiques, d’atténuation des inondations et de réduction des risques de catastrophe, y compris celles ayant des échelles et des publics cibles différents.
1.2. Public cible
La présente ressource est conçue pour les personnes et les organismes impliqués dans la cartographie des zones inondables qui cherchent à favoriser une mobilisation communautaire inclusive tout au long du processus. Elle fournit un aperçu des stratégies de communication et des approches en matière de mobilisation qui contribuent à garantir l’information, la consultation, l’implication et l’habilitation des communautés, ainsi que la collaboration avec celles-ci.
Les perspectives et les outils fournis dans le présent rapport sont particulièrement pertinents pour les publics suivants :
- Le personnel municipal et les représentants élus
- Les organismes de bassins hydrographiques (par exemple, les offices de protection de la nature de l’Ontario)
- Les dirigeants communautaires
- Le personnel de l’industrie et du secteur privé
- Les organismes communautaires et non gouvernementaux.
Mobilisation des communautés autochtones
La mobilisation des communautés autochtones nécessite des considérations particulières qui tiennent compte des répercussions du colonialisme, des valeurs culturelles et du savoir traditionnel. Le Guide d’orientation sur la mobilisation autochtone pour la cartographie des zones inondables (RNCan, 2024) décrit les principes clés et les meilleures pratiques pour collaborer avec les communautés autochtones partout au Canada et devrait être consulté parallèlement aux processus plus généraux présentés dans le présent document lors de la planification de la mobilisation autochtone.
2.0 Risques d’inondation et cartographie au Canada
Une inondation peut être définie comme une montée du niveau d’eau au-delà de ses limites habituelles dans un espace autrement sec ou dans un endroit où elle n’est pas souhaitée (Institut de prévention des sinistres catastrophiques [IPSC], 2021). Les inondations constituent l’aléa naturel le plus courant au Canada (SP, 2022) et elles sont à l’origine de pertes assurées équivalant à environ 800 millions de dollars par année (Institut climatique du Canada, 2024). Avec plus de 80 % des villes canadiennes situées dans des zones inondables ou à proximité de celles-ci et 10 % des habitations exposées à un risque élevé d’inondation, de nombreux résidents canadiens vivront les répercussions de ces événements (Sparling et coll., 2024).
La fréquence et la gravité des inondations augmentent en raison des changements climatiques et de diverses pressions liées à l’utilisation des terres et à l’aménagement qui continuent de menacer les personnes, les habitations et les biens (SP, 2022). Au cours des dernières années, des communautés de toutes les provinces et de tous les territoires ont été touchées par divers types d’inondations (Figure 1). Les communautés sont touchées de nombreuses façons : des personnes doivent quitter leur domicile, les entreprises et les moyens de subsistance locaux sont menacés, les infrastructures essentielles sont endommagées, la santé et la sécurité des personnes sont compromises et les écosystèmes et les cours d’eau dont dépendent les communautés sont touchés (Institut climatique du Canada, 2024).
La réduction des risques d’inondation nécessite des efforts de collaboration de tous les ordres de gouvernement, des entreprises et de la société civile (Sayers et coll., 2013). Afin de favoriser cette approche « pansociétale », les communautés doivent être bien informées des risques auxquels elles font face, pouvoir participer aux processus décisionnels et disposer des ressources nécessaires pour adopter des mesures de préparation (Thistlethwaite et coll., 2017; Minano et Peddle, 2018). Cette approche commence par la communication efficace des risques; des cartes d’inondation à jour sont essentielles pour communiquer et comprendre ceux-ci.
Les cartes d’inondation contribuent à sensibiliser le public aux risques en permettant aux utilisateurs de visualiser les répercussions locales, de cerner les tendances et de contextualiser les inondations historiques, de susciter des discussions sur les solutions relatives à la gestion des risques d’inondation et d’acquérir un sens partagé des responsabilités en matière de préparation aux inondations à l’échelle des ménages et des communautés (Minano et Peddle, 2018).

Figure 1. Inondations sélectionnées au Canada (2021 à 2025) (de gauche à droite : Kelly Allen/CBC News, 2021; Brad Mapes/My True North Now, 2022; Rene Roy/Wreckhouse Press, 2022; Arlyn McAdorey/La Presse canadienne, 2024; Lisa Grilz/CBC News, 2025).
Version texte
Une infographie horizontale intitulée « Les inondations touchent toutes les régions du Canada ». En haut à gauche du titre se trouve un contour de carte du Canada. Sous le titre se trouve une rangée de cinq photographies. Au-dessus des photographies se trouvent de simples icônes de lignes blanches représentant différentes conditions liées aux inondations : eau courante, inondation des rivières, impacts côtiers, fortes pluies et eaux souterraines.
La première photo, intitulée « Merritt, C.-B. », montre une zone urbaine avec des eaux de crue qui se propagent sur les routes et les terres près des bâtiments.
La deuxième photo, intitulée « Hay River, T.N.-O. », montre une vue aérienne d’une rivière gonflée de glace et d’eau, inondant les zones voisines.
La troisième photo, intitulée « Port Aux Basques, T.-N.-L. », montre une maison inclinée près d’un rivage rocheux lors d’une grave inondation côtière.
La quatrième photographie, intitulée « Toronto, On. », montre une rue urbaine inondée d’eau, submergeant partiellement les véhicules et affectant la circulation.
La cinquième photo, intitulée « Aberdeen, SK », montre les eaux de crue recouvrant une rue résidentielle et les maisons environnantes.
2.1. Types d’inondations
Les inondations peuvent prendre plusieurs formes. Au Canada, il existe généralement sept types d’inondations, soit les inondations fluviales, pluviales, côtières, lacustres, par embâcle, par l’eau souterraine et par tsunami (Tableau 1). La survenue d’une inondation est souvent due à une convergence de plusieurs de ces types, chacun amplifiant les effets des autres. Ces interactions créent des scénarios d’inondation complexes, dont la gravité et les conséquences sont façonnées non seulement par les conditions environnementales, mais également par des facteurs socioéconomiques qui influencent la façon dont les communautés vivent les catastrophes et y réagissent (Partners for Action, 2024).
Tableau 1. Types d’inondations et leur description.
| Type d’inondation | Description |
|---|---|
| Inondation fluviale (riveraine) |
Une inondation qui survient lorsque le débit élevé d’un cours d’eau dépasse sa capacité d’écoulement, provoquant une inondation qui s’étend dans la zone inondable. Elle peut également se produire sur les lacs, lorsque les débits entrants augmentent les niveaux d’eau jusqu’à provoquer l’inondation des terres adjacentes. Les inondations fluviales peuvent résulter de plusieurs causes, notamment un couvert neigeux anormal, une fonte rapide du couvert neigeux, des épisodes de pluie sur neige et des précipitations abondantes. |
| Inondation pluviale |
Une inondation qui survient lorsque des chutes de pluie extrêmes provoquent une inondation par ruissellement, indépendamment d’un cours d’eau. Elle peut se produire en milieu urbain lorsque le réseau d’égouts pluviaux est submergé par les précipitations ou en milieu rural lorsque les précipitations excèdent la capacité du sol et de la végétation d’absorber ou de retenir l’eau. Les inondations pluviales peuvent également déclencher des crues éclair. |
| Inondation côtière |
Une inondation qui survient lorsque les zones côtières et lacustres sont inondées par les ondes de tempête, la surcote due aux vagues, la remontée des vagues ou une combinaison de tous ces éléments. Les inondations côtières le long des côtes de l’Atlantique, de l’Arctique et du Pacifique peuvent être aggravées lorsqu’elles surviennent en même temps que les marées hautes. |
| Inondation lacustre | Une inondation qui survient lors de la montée du niveau d’un lac due à une augmentation de l’apport d’eau dans le lac, à une restriction du débit sortant, aux effets du vent (y compris la dénivellation due au vent et les vagues) ou à une seiche associée à un événement pluviohydrologique. |
| Inondation par embâcle |
Une inondation qui survient lorsque la glace empêche l’écoulement de l’eau, provoquant un refoulement des eaux d’un cours d’eau qui débordent sur les terres. Une inondation qui survient le plus souvent au printemps, lorsque des fragments de glace fondante s’accumulent dans un plan d’eau et en restreignent l’écoulement. |
| Inondation par l’eau souterraine |
Une inondation qui survient lorsque le niveau d’eau souterraine monte et l’eau émerge à la surface du sol ou dans les sous-sols et les caves. Une inondation qui survient lorsque les précipitations ou la fonte des neiges excèdent la capacité d’absorption du sol; la nappe phréatique monte et peut provoquer une inondation. Dans les régions nordiques, le dégel du pergélisol peut entraîner des problèmes de drainage en raison de la montée des nappes phréatiques et de la saturation excessive des sols. |
| Inondation par tsunami | Une inondation qui survient lorsqu’une série de vagues est causée par un déplacement soudain et important de l’eau, par exemple à la suite d’un tremblement de terre, d’une éruption volcanique ou d’un glissement de terrain dans une mer, un lac ou un réservoir. |
Sources : Indigenous Climate Hub, 2026; ECCC, 2013; Ziolecki et coll., 2020; RNCan, 2021.
2.2. Types de cartes d’inondation
Les cartes d’inondation jouent un rôle essentiel afin de fournir aux communautés des renseignements sur les risques d’inondation et de soutenir les discussions sur la préparation et la gestion des risques d’inondation (Minano et Peddle, 2018; Pralle, 2019). Ces cartes peuvent prendre différentes formes et poursuivre différents objectifs selon leur conception et le public visé. Au Canada, les cartes d’inondation peuvent représenter l’étendue des inondations, les aléas et l’exposition ainsi que les risques. Elles peuvent être conçues pour la prise de décisions techniques ou la sensibilisation du public, qui servent à différentes fins dans la gestion des inondations (RNCan, 2026c). Le Tableau 2 présente les principaux types de cartes d’inondation.
Tableau 2. Principaux types de cartes d’inondation et leur description.
| Type de carte d’inondation | Description |
|---|---|
| Carte de crues d’inondation |
|
| Carte des aléas d’inondation |
|
| Carte de risques d’inondation |
|
| Carte de sensibilisation aux inondations |
|
Sources : RNCan et SP, 2019; RNCan, 2026c.
2.3. Défis de la cartographie des zones inondables
Les cartes d’inondation constituent un outil précieux pour fournir aux communautés des renseignements importants sur les risques d’inondation. Elles sont créées à partir de données hydrologiques, sociales et climatiques. Malheureusement, les ressources limitées et les niveaux variables de données disponibles et comparables posent les défis suivants en matière de pertinence, de couverture et d’accessibilité de ces cartes :
- Les cartes désuètes peuvent exposer les communautés à des risques dont elles ignorent l’existence et auxquels elles ne sont pas préparées, menaçant ainsi leur santé, leur prospérité et leur bien-être. La mise à jour périodique des cartes est nécessaire pour tenir compte des changements topographiques, de l’aménagement et de l’hydrologie, ainsi que de nouvelles données et technologies, comme le lidar, la télédétection et la modélisation.
- Les lacunes dans la couverture persistent dans les régions rurales et les zones en quête d’équité en raison d’une densité de population plus faible ou d’un nombre réduit de biens appartenant au gouvernement (Sparling et coll., 2024). Cela coïncide avec la présence d’obstacles systémiques, ce qui rend ces communautés plus vulnérables aux inondations tout en limitant leur capacité à faire face aux effets néfastes (Fang et coll., 2022).
- L’inaccessibilité due aux obstacles physiques et techniques empêche de nombreuses communautés d’accéder aux cartes d’inondation ou de les comprendre (Henstra et coll., 2019). Cela souligne l’importance d’approches inclusives, accessibles et efficaces en matière de communication des risques, de communication de l’information, de transfert des connaissances et d’apprentissage collaboratif à l’échelle des communautés et auprès des groupes démographiques ciblés (Wright et coll., 2022).
- L’intégration limitée des changements climatiques dans les cartes d’inondation signifie que peu de cartes tiennent compte des risques futurs liés aux changements climatiques, comme l’élévation du niveau de la mer et l’évolution de la configuration des précipitations (Mohanty et Simonovic, 2021; Darlington et coll., 2024).
La mobilisation communautaire peut aider à surmonter ces défis. La mobilisation communautaire, en particulier des communautés vivant dans des régions sous-cartographiées, peut combler les lacunes dans les données techniques, améliorer l’exactitude et accroître la pertinence, ce qui améliore la sensibilisation globale aux risques d’inondation.
Ressources supplémentaires
Pour en savoir plus sur les inondations, consulter le document Renverser la vapeur : La transparence en matière de risques d’inondation, moteur de l’équité au Canada de l’Institut climatique du Canada (s.d.).
Pour un exemple interactif de carte de risques d’inondation, consulter la Carte des risques d’inondation côtière maritime (Maritime Coastal Flood Risk Map) de l’Applied Geomatics Research Group (2017) du Nova Scotia Community College.
3.0 Le processus de cartographie des zones inondables
La cartographie des zones inondables comprend différentes étapes afin d’intégrer la modélisation scientifique, la mobilisation communautaire et l’évaluation des risques. Elle nécessite également différentes ressources et expertises. Au Canada, la responsabilité de la cartographie des zones inondables incombe généralement aux provinces et aux territoires. Cependant, d’autres acteurs participent également au processus, y compris les gouvernements fédéral, provinciaux, locaux et autochtones et les organismes de gestion des bassins hydrographiques, comme les offices de protection de la nature, en passant par les organismes privés œuvrant dans la gestion des risques d’inondation (RNCan, 2026b). Le processus est orienté par des lignes directrices fédérales qui fournissent des normes et favorisent l’uniformité; RNCan, SP, ECCC, RCAANC et SAC appuient la cartographie des zones inondables par leurs programmes.
Le Cadre de cartographie des zones inondables de RNCan fournit une approche structurée pour l’évaluation et l’atténuation des risques d’inondation (Figure 2). Il décrit les étapes du processus de cartographie des zones inondables :
- L’établissement des priorités aide à cerner les zones à risque élevé qui nécessitent des cartes mises à jour.
- L’acquisition de données permet de recueillir des données météorologiques, hydrologiques, historiques et altimétriques afin d’appuyer la modélisation.
- L’évaluation des aléas analyse la configuration des précipitations et de l’écoulement passés pour prévoir les scénarios d’inondation futurs.
- La modélisation et la cartographie utilisent des modèles hydrologiques et hydrauliques pour établir les niveaux d’inondation et délimiter les zones d’inondation potentielles.
- La communication et la diffusion visent à garantir l’accessibilité des cartes et la diffusion de l’information afin que les communautés puissent participer tout au long du processus.
- L’évaluation des risques aide à cerner les zones à risque élevé.
- L’atténuation vise à appliquer les règlements de zonage, comme la réduction du coefficient d’imperméabilisation des sites, la restriction de l’utilisation des terres et de l’aménagement dans les zones inondables et l’affectation de ressources aux stratégies d’atténuation des inondations.
La mobilisation et la collaboration peuvent être intégrées à chaque étape et faire appel à divers acteurs pour améliorer l’ensemble du processus de cartographie des zones inondables, en cherchant à informer les membres de la communauté et à recueillir leurs commentaires. Les sections suivantes démontreront les nombreuses formes de la mobilisation, ainsi que le recours à différentes stratégies et à différents messages selon l’intention et l’objectif.

Figure 2. Cadre de la cartographie des zones inondables (RNCan, 2026c).
Version texte
Une infographie circulaire composée de segments en forme de puzzle interconnectés disposés en un anneau et d’un cercle central. Le cercle central contient le texte « mobilisation et collaboration ». L’infographie utilise des nuances de bleu vert sur l’anneau.
L’anneau est composé de sept segments, chacun étiqueté à la fois avec du texte et une icône. Les étiquettes sont les suivantes :
Établissement des priorités, illustré à la loupe.
Acquisition de données, montrée avec un avion collectant des données.
Évaluation des aléas, représentée par un globe et un thermomètre.
Modélisation et cartographie, illustrées par une épingle cartographique sur une carte.
Communication et diffusion, indiquées par des flèches rayonnant vers l’extérieur.
Évaluation des risques, représentée par un triangle d’avertissement de danger.
Mesures d’atténuation, représentée par une icône représentant une maison et un bouclier adjacent à une rivière.
Ressources supplémentaires
Consulter Le processus de cartographie des zones inondables (2026c) de RNCan pour obtenir une explication du processus de cartographie des zones inondables et des différentes ressources disponibles afin de faciliter la création de cartes d’inondation.
Consulter les Guides d’orientation fédéraux sur la cartographie des zones inondables (2026a) de RNCan pour en savoir plus sur les différentes ressources utilisées afin de normaliser les activités de cartographie des zones inondables au Canada.
4.0 Mobilisation communautaire
La mobilisation communautaire joue un rôle essentiel dans l’élaboration de processus décisionnels inclusifs. En matière de cartographie des zones inondables, la mobilisation communautaire contribue à garantir l’intégration des connaissances locales, des expériences vécues et de diverses perspectives, favorisant ainsi la confiance et le partage des responsabilités.
Qu’est-ce que la mobilisation communautaire?
Le terme « communauté » désigne un ensemble de personnes qui vivent au même endroit ou partagent des intérêts, des croyances ou un réseau social semblables et qui peuvent être exposés aux mêmes aléas ou menaces (Sufri et coll., 2020, p. 3).
Dans le contexte de la cartographie des zones inondables, le terme « mobilisation » désigne plus que le simple fait de participer; il s’agit d’un processus d’implication des communautés visant à recueillir, à évaluer, à surveiller et à diffuser l’information sur les risques, les aléas et les interventions (Sufri et coll., 2020, p. 4).
La mobilisation communautaire au Canada à chaque étape du processus est essentielle pour permettre aux membres des communautés de bien comprendre les risques d’inondation auxquels ils font face (Minano et Peddle, 2018; St. Amour-Gomes et coll., 2018). Quelle que soit l’étape du processus de cartographie des zones inondables, il existe des solutions de mobilisation et de communication adaptées aux objectifs à atteindre et à ce qui est réalisable. Les activités et les outils de mobilisation permettent non seulement d’améliorer l’apprentissage scientifique et les connaissances sur les risques d’inondation, l’adaptation et la résilience, mais également de prêter une voix aux connaissances, aux expériences et aux perspectives locales pour aider les membres des communautés à comprendre la façon de mieux se préparer aux inondations et y réagir (Minano et coll., 2017; Henstra et Thistlethwaite, 2018). Cela peut à son tour renforcer la confiance et la transparence entre les communautés et les autorités et établir des relations.
Les projets de cartographie des zones inondables ou les étapes du processus ne nécessitent pas tous le même niveau ou le même type de participation. La mobilisation peut être considérée comme un éventail d’activités et il importe de sélectionner des activités qui aident à atteindre ses objectifs en matière de cartographie des zones inondables lors de l’élaboration d’un plan de mobilisation communautaire.
Communauté ou intervenant
La présente ressource évite délibérément l’utilisation du terme « intervenant ». Bien qu’il soit largement utilisé, ce terme a une connotation coloniale et son utilisation peut être perçue comme un manque de respect envers les peuples autochtones et les communautés privées d’équité, sous-représentées et défavorisées (Phipps, 2022). Il est également souvent utilisé comme terme fourre-tout et peut parfois impliquer une relation passive ou à sens unique, plutôt qu’une relation active où les personnes ont des droits et une capacité d’agir (Hafferty et coll., 2024). La présente ressource utilise plutôt le terme « communauté ».
4.1. Les niveaux de mobilisation communautaire
Le Spectre de la participation publique de l’AIP2 (AIP2, 2024) fournit un cadre utile pour comprendre les différents niveaux de mobilisation possibles tout au long des projets et des processus décisionnels. Il aide à clarifier l’intention de la mobilisation en établissant les attentes et en précisant les rôles.
Les niveaux de mobilisation communautaire (NMC) de ce guide d’orientation s’inspirent du spectre de l’AIP2Footnote 11 et décrivent cinq principaux types de mobilisation dans le processus de cartographie des zones inondables :
- Informer : fournir au public des renseignements pertinents et opportuns, y compris les moyens par lesquels les membres des communautés peuvent communiquer pour poser des questions.
- Consulter : permettre aux décideurs d’obtenir des commentaires sur le processus, les priorités, les analyses, les produits ou les décisions qui sont ensuite pris en considération.
- Impliquer : collaborer directement avec le public tout au long des différentes étapes du processus pour assurer l’intégration des besoins et des atouts des communautés aux cartes, aux processus et à la planification.
- Collaborer : établir des partenariats avec les membres des communautés et d’autres personnes (par exemple, des collègues au sein d’un organisme) dans chaque aspect du processus décisionnel, y compris l’élaboration de solutions de rechange et de solutions qui correspondent aux priorités communes.
- Habiliter : les communautés déterminent les priorités et prennent les décisions.
Que signifie le terme « consulter »?
Aux fins du présent guide d’orientation sur la mobilisation en matière de cartographie des zones inondables, le terme « consulter » désigne simplement l’obtention et la prise en compte des commentaires et non le devoir et l’honneur de la Couronne de consulter les communautés des Premières Nations, des Métis et des Inuits en tant que détenteurs de droits.
Le terme « consulter » dans les niveaux de mobilisation communautaire désigne le fait de solliciter les commentaires des membres du public ou de groupes de personnes précis aux fins de prise en compte pour orienter les décisions, les propositions, les initiatives, les produits et les processus.
L’obligation de consulter est une exigence juridique de la Couronne en vertu de l’article 35 de la Constitution canadienne et est un principe établi par la Cour suprême dans le jugement Nation haïda c. Colombie-Britannique, 2004. Cette exigence s’applique lorsqu’une proposition du gouvernement pourrait avoir des répercussions négatives sur les droits et les titres des peuples autochtones. L’objectif est d’obtenir le consentement préalable, libre et éclairé (CPLE) des communautés autochtones en tant que détentrices de droits avant la prise de toute décision ou l’approbation de toute activité.
Le terme « consulter » utilisé dans les niveaux de mobilisation communautaire¹ le devoir et l’honneur de la Couronne de consulter.
Pour en savoir plus
Ce qu’il faut savoir sur l’obligation de consulter au Canada (Indigenous Corporate Training, 2025). Cette ressource explique les droits des Autochtones et les titres, ce qui déclenche l’obligation de consulter, qui en est responsable, le CPLE et la consultation significative.
Guide d’orientation sur la mobilisation autochtone pour la cartographie des zones inondables (RNCan, 2024). Cette ressource décrit les principes clés et les meilleures pratiques pour collaborer avec les communautés autochtones partout au Canada lors de la cartographie des zones inondables.
Cinq niveaux de mobilisation sont présentés dans les NMC sous forme de pièces de casse-tête qui s’emboîtent tout au long des différentes étapes d’un projet (Figure 3). Il est possible de réorganiser et de combiner ces pièces de casse-tête pour répondre aux besoins et aux priorités précis des communautés, du projet et de l’étape du processus. Elles sont disposées de manière à refléter la complexité croissante de la mobilisation et du pouvoir décisionnel partagé avec les communautés, ainsi que pour illustrer les flux de communication pour chaque niveau de mobilisation. D’un côté, l’information ou la consultation nécessitent principalement une communication unidirectionnelle, tandis que de l’autre côté, l’implication, la collaboration et l’habilitation nécessitent principalement une communication bidirectionnelle.

Figure 3. Les niveaux de mobilisation communautaire (NMC) (adaptation de l’AIP2, 2024).
Version texte
Un continuum vertical de l’engagement communautaire, représenté par des blocs orange empilés en forme de casse-tête disposés de bas en haut. Les blocs augmentent en intensité de couleur de la lumière en bas à l’obscurité en haut.
Sur le côté droit, cinq niveaux de mobilisation sont énumérés du plus pâle au plus foncé :
Informer, au sommet avec une main tenant une plante
Consulter, avec une poignée de main à l’intérieur d’un engrenage
Impliquer, avec deux bulles de dialogue
Collaborer, avec un document et une icône de crayon
Habiliter, illustré en bas avec une icône de mégaphone
Ces pièces de puzzle se connectent visuellement.
Sur le côté gauche de l’image, une grande flèche verticale pointe vers le haut. Le texte près du bas de la flèche indique « Communication principalement unidirectionnelle ». Le texte près du haut indique « Communication principalement bidirectionnelle ». Une petite ligne pointillée à mi-chemin de la flèche s’aligne entre les pièces du casse-tête « consulter » et « impliquer » et divise les styles de communication.
4.2. Tirer parti de l’ensemble des niveaux de communication
La communication est essentielle à travers les différents niveaux de mobilisation. Au niveau de l’information et de consultation, la communication est principalement unidirectionnelle. L’information circule des organismes vers le public ou des responsables de projet vers les collègues d’autres unités d’un organisme, ce qui nécessite une attention particulière aux canaux de communication et aux messages appropriés.
Plus les communautés sont impliquées et en mesure de participer de façon active au processus de cartographie des zones inondables, plus la communication devient un processus bidirectionnel dans lequel la prise de décision est orientée par une contribution continue. Au fur et à mesure de l’évolution vers la collaboration et l’habilitation, les communautés participent à un dialogue actif et à une prise de décision conjointe, ce qui leur permet d’exercer une capacité d’agir croissante dans le processus.
Par exemple, le fait d’informer les gens sur un projet ou sur leur communauté passe généralement par une communication unidirectionnelle. Dans le cadre des consultations, les commentaires des gens sont sollicités au moyen de questions ciblées et précises. L’implication nécessite un rôle plus participatif et actif, ce qui signifie que le niveau de responsabilité des gens peut être plus élevé et qu’ils peuvent façonner les résultats de façon plus directe. La collaboration implique une participation plus grande que l’implication; les gens acquièrent un sens commun des responsabilités et exercent un pouvoir décisionnel conjoint. Enfin, l’habilitation vise à transférer le pouvoir décisionnel aux communautés, en adoptant une approche décentralisée quant à la façon dont le pouvoir et l’influence de la prise de décision sont répartis entre les autorités décisionnelles officielles et les personnes susceptibles d’être touchées par les décisions (Geekiyanage et coll., 2021).
Le Tableau 3 décrit les objectifs et les messages clés communiqués aux communautés pour chaque niveau de mobilisation et fournit des exemples d’activités et de flux de communication. Le tableau sert de point de départ pour l’examen des flux de communication qui soutiennent les buts, les objectifs et les activités. Il peut être adapté à différents besoins et sert de base pour sélectionner les activités de mobilisation dans le cadre du processus de cartographie des zones inondables (voir le Tableau 4 de la section 5.0).
Tableau 3. Objectif et flux de communication des niveaux de mobilisation communautaire.

| Informer | Consulter | Impliquer | Collaborer | Habiliter | |
|---|---|---|---|---|---|
| Message aux communautés | Nous vous tiendrons informés. | Vos préoccupations et les commentaires du public sont pris en compte. | Vos commentaires aident à répondre aux besoins et aux priorités de la communauté et à élaborer des solutions de rechange. | Vous élaborez conjointement des solutions de façon itérative. | Nous mettrons en œuvre vos décisions. |
| But de la mobilisation communautaire | Fournir des renseignements pertinents et opportuns, y compris les moyens par lesquels les membres des communautés peuvent communiquer pour poser des questions. | Obtenir des commentaires sur les préoccupations, les priorités, les analyses et les décisions. | Collaborer directement avec le public pour assurer l’intégration des besoins et des atouts des communautés aux cartes, aux processus et à la planification. | Collaborer avec les communautés à chaque étape du processus décisionnel. | S’assurer que les communautés prennent les décisions. |
| Exemples d’activités | Communication sur le site Web du projet, assemblées générales, tenue de kiosques d’information. | Communication sur les médias sociaux, sondages, réunions publiques. | Groupes de discussion, ateliers, réunions de quartier. | Séances de travail, planification communautaire, budgétisation participative. | Recherche participative, réunions de comités consultatifs citoyens. |
| Flux de communication |
Unidirectionnel : diffusion L’information circule d’un organisme vers les communautés sans dialogue. Toutefois, les coordonnées des personnes-ressources sont fournies aux destinataires s’ils ont des questions ou souhaitent obtenir des précisions. |
Unidirectionnel : commentaires Les commentaires sont recueillis auprès des communautés, mais l’organisme effectue la prise de décision. |
Bidirectionnel : intermittent Les commentaires sont recueillis directement auprès des communautés pour orienter la prise de décision. |
Bidirectionnel : continu Le dialogue avec les membres des communautés qui participent à la prise de décision est continu et actif. |
Bidirectionnel : dirigé par les communautés L’organisme fournit du soutien, des ressources et de la facilitation, plutôt que de prendre les décisions. Les communautés dirigent la conversation et déterminent l’orientation du processus. |
Sources : adapté de l’AIP2, 2024; Gonzalez, 2019; Fang et coll., 2022.
Partie 2 : se préparer
Intégrer les niveaux de mobilisation communautaire au processus de cartographie des zones inondables
5.0 Mobiliser les communautés dans le cadre de la cartographie des zones inondables
La mobilisation peut prendre de nombreuses formes, intégrer différents types d’activités et impliquer un éventail d’acteurs. Cette diversité permet à la mobilisation et à la communication inclusive de compléter n’importe quelle étape du processus de cartographie des zones inondables afin de contribuer à atteindre les objectifs du projet. Les niveaux de mobilisation peuvent être considérés comme des pièces de casse-tête qui peuvent s’emboîter dans toutes les autres pièces, ce qui permet de choisir ou de réorganiser les activités de mobilisation afin qu’elles s’harmonisent avec toute étape ou tout objectif du projet (Figure 4).
Il est essentiel de mobiliser les communautés de manière pertinente sur le plan culturel et adaptée au contexte local, surtout si elles doivent adopter des mesures de préparation aux situations d’urgence et de réduction des risques de catastrophe. Il est important que les participants sentent la valorisation de leurs contributions et l’intégration de leurs connaissances locales, de leur expertise, de leurs préoccupations et de leurs priorités aux cartes et aux messages de manière significative pour eux. La capacité d’un plan de mobilisation communautaire à être dynamique et adaptable lui permet de répondre aux besoins contextuels de la communauté locale.
L’harmonisation des objectifs du projet avec le niveau de mobilisation communautaire et la compréhension de certains des avantages et des défis de la mobilisation sont des considérations importantes décrites dans les sections suivantes.
Mobiliser les communautés le plus rapidement possible
La mobilisation à différentes étapes du processus de cartographie des zones inondables peut avoir une incidence sur les types d’extrants techniques générés, ainsi que sur le niveau de compréhension et de confiance du public envers les cartes elles-mêmes
La mobilisation précoce dans le processus de cartographie des zones inondables peut contribuer à cerner les priorités et les préoccupations des communautés, en créant des occasions de régler les conflits ou les malentendus potentiels afin de favoriser un processus plus harmonieux et d’obtenir l’adhésion. La mobilisation précoce des communautés n’est pas toujours possible en raison de contraintes de ressources ou d’échéanciers serrés, mais le fait d’attendre plus tard dans le processus risque de limiter les perspectives communautaires, comme les comptes rendus historiques et les problèmes de drainage, ce qui peut entraîner des cartes qui ne reflètent pas les conditions locales avec fidélité.

Figure 4. Combinaison du Cadre fédéral de la cartographie des zones inondables et des niveaux de mobilisation communautaire (adaptation de l’AIP2, 2024 et de RNCan, 2026c).
Version texte
Une infographie circulaire composée de segments en forme de puzzle interconnectés disposés en un anneau extérieur autour d’un anneau intérieur et d’un cercle central. Le cercle central contient le texte « mobilisation et collaboration ». L’infographie utilise des nuances d’orange sur l’anneau extérieur et des nuances de bleu vert sur l’anneau intérieur.
L’anneau intérieur est composé de sept segments, chacun étiqueté à la fois avec du texte et une icône. Les étiquettes sont les suivantes :
Établissement des priorités, illustré à la loupe.
Acquisition de données, montrée avec un avion collectant des données.
Évaluation des aléas, représentée par un globe et un thermomètre.
Modélisation et cartographie, illustrées par une épingle cartographique sur une carte.
Communication et diffusion, indiquées par des flèches rayonnant vers l’extérieur.
Évaluation des risques, représentée par un triangle d’avertissement de danger.
Mesures d’atténuation, représentée par une icône représentant une maison et un bouclier adjacent à une rivière.
L’anneau intérieur est entouré d’un anneau extérieur plus grand composé de cinq grandes pièces de puzzle. Chaque segment de l’anneau extérieur contient un seul mot et une icône d’accompagnement :
Informer, avec une icône de mégaphone.
Consulter, avec une icône de document et un crayon.
Impliquer, avec une icône de deux bulles de dialogue qui se chevauchent.
Collaborer, avec une icône de deux mains qui s’empoignent à l’intérieur d’un engrenage.
Habiliter, avec une icône d’une main tenant une clé, poussant à partir d’une petite plante.
Les mots sont placés le long du bord extérieur du cercle. Les formes des pièces du puzzle s’imbriquent visuellement.
5.1. Objectifs de la mobilisation
Chaque étape du processus de cartographie des zones inondables comporte un éventail d’objectifs que la mobilisation communautaire peut soutenir (Tableau 4). Le choix de l’objectif de mobilisation souhaité pour un projet de cartographie aide à déterminer le niveau de mobilisation le plus approprié. L’harmonisation entre l’objectif et le niveau de mobilisation constitue la base de la réussite d’un plan de mobilisation communautaire qui répond aux attentes.
Tableau 4. Objectifs de mobilisation communautaire pour le processus de cartographie des zones inondables.
| Informer | Consulter | Impliquer | Collaborer | Habiliter | |
| But | Fournir des renseignements pertinents et opportuns, y compris les moyens par lesquels les membres des communautés peuvent communiquer pour poser des questions. | Obtenir des commentaires sur les préoccupations, les priorités, les analyses et les décisions. | Collaborer directement avec le public pour assurer l’intégration des besoins et des atouts des communautés aux cartes, aux processus et à la planification. | Collaborer avec les communautés à chaque étape du processus décisionnel. | S’assurer que les communautés déterminent les priorités et prennent les décisions. |
| Message aux communautés | Nous vous tiendrons informés. | Vos préoccupations et les commentaires du public sont pris en compte. | Vos commentaires aident à répondre aux besoins et aux priorités de la communauté et à élaborer des solutions de rechange. | Vous élaborez conjointement des solutions de façon itérative. | Nous mettrons en œuvre vos décisions. |
| Établissement des priorités | Communiquer aux communautés des renseignements sur les activités accomplies et les raisons qui les justifient. | Cerner et intégrer les connaissances locales et le savoir traditionnel, les priorités et les préoccupations des communautés au moyen de questions ciblées. | Mettre en œuvre des discussions participatives et des tables rondes sur les priorités et les expériences des communautés. | Cerner et hiérarchiser les zones à risque élevé au moyen d’ateliers conçus conjointement, comme la planification de scénarios. | Faciliter la prise de décision dirigée par les communautés sur les priorités. |
| Acquisition de données | Communiquer aux communautés des renseignements sur les méthodes de collecte et de traitement des données. | Solliciter les commentaires des membres des communautés sur les lacunes ou les écarts dans les données. | Obtenir des renseignements (par exemple, les expériences vécues) à partir des connaissances locales et du savoir traditionnel. | Élaborer conjointement des perspectives en intégrant les expériences vécues personnelles, les connaissances locales et le savoir traditionnel. | Permettre la collecte de données dirigée par les communautés et la science citoyenne avec l’orientation d’experts techniques. |
| Évaluation des aléas | Expliquer aux membres des communautés les méthodes d’évaluation des aléas et les principaux risques. | Vérifier les renseignements obtenus par rapport aux expériences vécues personnelles, aux connaissances locales et au savoir traditionnel. | Faire participer les communautés à la validation de l’évaluation des aléas. | Élaborer conjointement des évaluations des aléas en s’appuyant sur les perspectives des communautés. | Assurer la participation des communautés à la conception des critères d’évaluation et à l’interprétation des résultats. |
| Modélisation et cartographie | Communiquer les nouveaux modèles et les nouvelles cartes aux membres des communautés en fournissant la justification de leur élaboration. | Obtenir les commentaires des membres des communautés sur la conception et la facilité d’utilisation des cartes. | Valider, ajuster ou vérifier sur le terrain les cartes au moyen de séances d’examen communautaire. | Obtenir les commentaires des membres des communautés sur les cartes préliminaires et la conception cartographique, la facilité d’utilisation et la pertinence. | Élaborer des systèmes de soutien et des boîtes à outils appartenant aux communautés afin de guider l’utilisation des cartes dans les processus de planification. |
| Communication et diffusion | Communiquer les cartes finalisées et les renseignements sur les risques, ainsi que les coordonnées des personnes-ressources pour la communication de tout commentaire futur. | Confirmer la pertinence et la facilité d’utilisation des cartes et des méthodes de distribution avec les membres des communautés. | Déterminer les canaux de communication privilégiés par les communautés pour la diffusion publique des cartes. | Élaborer conjointement une stratégie communautaire publique pour la diffusion des cartes et des renseignements sur les risques d’inondation, en tenant compte des préoccupations en matière d’accessibilité. | Faciliter les pratiques de communication et d’échanges de données dirigées par les communautés. |
| Évaluation des risques | Communiquer les répercussions potentielles et les risques aux communautés. | Solliciter des commentaires sur les vulnérabilités et les préoccupations propres aux communautés. | Soutenir la hiérarchisation des domaines prioritaires afin de réduire les risques pour les communautés. | Valider les modèles et les données par rapport aux expériences des communautés concernant les zones à risque élevé. | Appuyer les évaluations des risques dirigées par les communautés et la prise de décision participative. |
| Atténuation | Fournir des renseignements sur les options d’atténuation aux communautés. | Recueillir les perspectives des communautés sur les stratégies d’atténuation potentielles. | Discuter des compromis et de la faisabilité des mesures d’atténuation avec les communautés. | Harmoniser les plans d’intervention d’urgence avec les zones à risque élevé cartographiées et les autres efforts d’atténuation structurels. | Soutenir la prise de décision, la conception et la mise en œuvre des stratégies d’atténuation dirigées par les communautés. |
Sources : adapté de l’AIP2, 2024; Gonzalez, 2019; RNCan, 2026c.
Avantages de la mobilisation
La résilience aux inondations dépend largement du niveau de confiance et d’acceptation sociale. Par conséquent, l’établissement de relations est essentiel à la mise en œuvre réussie des stratégies de gestion des risques d’inondation. Lorsque le public fait confiance aux responsables de projet et aux autres parties concernées, il est plus susceptible d’appuyer les résultats et d’être réceptif aux renseignements fournis (CNRC, 2012). Lorsque la confiance est établie, les communautés sont plus susceptibles d’appuyer l’approche d’un organisme en matière de gestion des risques d’inondation, d’adopter des mesures proactives afin de réduire leur risque d’inondation et de respecter les protocoles d’évacuation en cas d’inondation (Meyer et coll., 2012; CNRC, 2012; Wehn et coll., 2015).
La participation du public et d’autres acteurs communautaires au processus de cartographie des zones inondables peut offrir plusieurs avantages, comme une plus grande transparence, une exactitude et une pertinence accrues des cartes d’inondation et une meilleure compréhension des risques par les communautés (Mirza et coll., 2012; CNRC, 2012; Katz, 2017). De même, le fait d’encourager le dialogue entre le public et les autorités aide à établir des liens et à renforcer la confiance entre les acteurs (Institut international pour l’environnement et le développement [IIED], 2009; Wehn et coll., 2015). L’intégration des connaissances locales et du savoir traditionnel aux connaissances scientifiques, par exemple au moyen du calibrage des cartes et de la vérification sur le terrain des données à l’aide de renseignements locaux ou de l’intégration de la science citoyenne, aide également à établir une relation de confiance entre les acteurs, tout en contextualisant les résultats de la cartographie dans les réalités locales (IIED, 2009; Oulahen et coll., 2015; Sy et coll., 2018).
5.2. Défis liés à la mobilisation et stratégies pour les surmonter
Bien qu’une mobilisation réussie dans le cadre de la cartographie des zones inondables puisse favoriser des niveaux plus élevés de participation communautaire à la gestion des risques d’inondation, il ne s’agit pas toujours d’un processus facile ou simple. Des priorités divergentes et des contraintes de ressources peuvent entraver les efforts de mobilisation et poser des défis. Ces défis comprennent :
- Un manque d’accessibilité, de temps et de capacités
- Un manque d’acceptation sociale et de consensus
- Des tensions ou des désaccords
- Des déséquilibres de pouvoir
- Des traumatismes dans les communautés
- Des préoccupations liées à la divulgation des risques.
Le fait de connaître ces défis peut aider à s’y préparer. Un aperçu de ces défis et des stratégies d’atténuation est présenté ci-dessous.
Défi no 1 : améliorer l’accessibilité
Pour toute activité de mobilisation, il est important de cerner les besoins en matière d’accessibilité des communautés dès le début du processus et d’adapter la planification en conséquence afin de réduire les obstacles à la participation. Il importe de tenir compte du moment et du lieu de l’événement, et des raisons pour lesquelles certaines personnes pourraient avoir de la difficulté à y assister (par exemple, les heures de travail, les besoins en matière de garde d’enfants, les obstacles liés au transport). Dans la mesure du possible et au besoin, des mesures de soutien à l’accessibilité doivent être offertes, comme des services de traduction et des outils audiovisuels, ainsi qu’une rémunération sous forme d’indemnisation des participants, de nourriture ou de repas et de rafraîchissements.
Il est également recommandé de prévoir différents types de mobilisation afin de maximiser la portée du projet. Le recours à une combinaison d’activités en personne, hybrides et en ligne, à la communication par de multiples canaux (par exemple, la presse écrite, les médias télévisuels ou en ligne) et au partenariat avec des groupes de défense locaux et des organismes communautaires (par exemple, ceux qui travaillent avec les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les résidents à faible revenu et les résidents en situation de logement précaire) peuvent contribuer à élargir l’inclusion et la sensibilisation.
Défi no 2 : Prévoir suffisamment de temps et assurer une capacité suffisante
Les échéanciers de projet fixes, la capacité du personnel et les contraintes de ressources peuvent poser des défis à la mobilisation équitable des communautés dans le processus de cartographie des zones inondables. Au moment de solliciter des commentaires, il importe de tenir compte du moment et de la façon dont la rétroaction sera intégrée tout au long du processus. Les échéanciers de projet doivent être flexibles afin de prévoir suffisamment de temps pour la mobilisation et il importe de déterminer les méthodes de mobilisation les plus appropriées afin d’atteindre le but et les objectifs établis.
En cas de lacunes dans la capacité interne, il importe d’envisager de s’associer à d’autres organismes (par exemple, des chercheurs, des organismes sans but lucratif) qui travaillent sur des questions ayant trait à la gestion des risques d’inondation. Il convient de rechercher les synergies existantes entre les ministères et les organismes. Cela peut aider à cerner les possibilités d’harmonisation stratégique, réduisant ainsi les cloisonnements et maximisant les ressources partagées.
Certains organismes de défense peuvent également être en mesure de mobiliser au nom de groupes plus larges de la population et d’en rendre compte. Il est recommandé d’offrir diverses options de mobilisation en formulant des attentes variables en matière de temps et d’engagement afin de rejoindre le plus grand nombre de personnes.
La « lassitude à l’égard de la mobilisation » doit être prise en compte, particulièrement chez les champions communautaires clés ou les dirigeants autochtones, qui peuvent être appelés à participer à de nombreuses autres initiatives et dont la capacité peut donc être limitée. Il convient de communiquer clairement l’objectif des activités de mobilisation et de prévoir suffisamment de temps lors de la planification des événements, tout en assurant leur efficacité et en prévoyant une durée et un niveau d’effort attendu raisonnables.
Champions communautaires
Les champions communautaires sont des personnes qui servent souvent de défenseurs, de points de contact et de mobilisateurs, aidant à combler les lacunes dans la communication. Leur implication peut améliorer la participation et favoriser l’inclusion, ainsi que l’harmonisation des efforts de mobilisation avec les besoins et les priorités des communautés (Carmen et coll., 2022).
Le fait de trouver ces personnes peut favoriser l’harmonisation des projets avec les besoins des communautés et la confiance; elles jouent souvent un rôle essentiel afin de faciliter la participation, la contribution et l’adhésion en agissant comme intermédiaires entre les organismes et les communautés.
Défi no 3 : renforcer l’acceptabilité sociale
La participation des communautés aux projets de cartographie des zones inondables, qui pourraient avoir une incidence sur leurs résidences et leurs moyens de subsistance actuels et futurs, peut susciter de l’opposition et des réactions défavorables de la part des résidents (Howard et Sherren, 2023). Le fait d’ignorer les différentes perspectives des communautés peut menacer l’acceptabilité sociale et la faisabilité politique de tels projets. Toutefois, il est possible d’anticiper ces réactions défavorables et de planifier en conséquence, ce qui peut à son tour accroître la transparence et la réceptivité, car cela permet d’impliquer davantage les communautés tout au long du processus.
Les communautés qui sont mobilisées rapidement, souvent et de façon équitable sont plus susceptibles d’estimer que leurs besoins sont pris en compte et que les résultats de projet reflètent leurs priorités de façon adéquate, ce qui renforce l’acceptabilité sociale (Ryder et coll., 2023). Par conséquent, il est important de prévoir suffisamment de temps pour la formulation de commentaires pertinents par les communautés et de maintenir une communication transparente tout au long du processus (Aslin et Brown, 2004).
Défi no 4 : progresser vers un consensus et une vision commune
Le fait de placer les valeurs communautaires au centre des processus de cartographie des zones inondables peut contribuer à obtenir un consensus en veillant à ancrer les efforts de planification de la gestion des risques d’inondation dans les réalités locales (O’Brien et Wolf, 2010; Armitage et coll., 2011). La mobilisation des communautés doit tenir compte du fait que différentes personnes et différents groupes proviennent de divers horizons, ont vécu des expériences variées et ont des visions du monde, des systèmes de valeurs, des forces et des limites diversifiées. Par conséquent, il importe de reconnaître et d’admettre qu’il n’y a souvent aucun consensus unanime ni aucune réalité absolue commune à tous les participants. Il convient de s’attendre à obtenir des points de vue divergents et contradictoires.
Il est essentiel de créer un espace sûr et accueillant où tous les participants peuvent exprimer leurs points de vue. Les processus participatifs de cartographie des zones inondables peuvent contribuer à établir un dialogue constructif entre les membres des communautés et à combler les lacunes dans la compréhension, en permettant aux participants de faire des liens, de trouver des valeurs communes et de collaborer afin d’élaborer des visions communes pour l’avenir (Armitage et coll., 2011; Cone et coll., 2013; Lueck et coll., 2024).
Défi no 5 : gérer les tensions
La cartographie des zones inondables et l’aménagement du territoire en général peuvent être des sujets très sensibles et sources de division. Cela est particulièrement vrai lors de la collaboration avec des communautés qui ont subi des injustices spatiales antérieures (par exemple, le racisme environnemental, le zonage ségrégatif) ou des conflits concernant les ressources naturelles.
Il convient de cerner les points de discorde existants et de tenir compte de ces sensibilités lors de la planification des activités de mobilisation. Pour ce faire, il s’agit de s’associer à des organismes communautaires et à des champions de confiance, d’embaucher des personnes spécialisées qui connaissent le contexte local (par exemple, des conseillers culturels) et de veiller à ce que les activités de mobilisation soient appropriées sur les plans social et culturel.
Au début de toute activité de mobilisation, il importe de prévoir le temps nécessaire pour établir un dialogue sûr et respectueux. Pour ce faire, il s’agit d’établir des limites et des attentes claires, de maintenir une discussion ciblée et de communiquer la façon dont les participants peuvent utiliser les renseignements acquis. La règle de Chatham House est couramment utilisée pour établir la confiance entre les participants et faciliter la liberté d’expression en leur permettant de discuter des idées en dehors de la séance, à condition que les détails permettant d’identifier la personne qui s’exprime et son affiliation organisationnelle restent confidentiels (Chatham House, s.d.).
Il importe de tenir compte du but et des objectifs établis afin de déterminer si d’autres types de mobilisation peuvent convenir. Par exemple, les plateformes multimédias interactives, les représentations visuelles créatives et les jeux sérieux, qui peuvent inclure des jeux de rôle et des scénarios fictifs de cartographie des zones inondables, peuvent servir de base à l’amélioration de la sensibilisation aux risques d’inondation, aux discussions sur des questions complexes et à l’exploration des solutions de gestion des risques sans la pression d’utiliser des cartes du monde réel (Dulic et coll., 2011; Khoury et coll., 2018; Bogdan et coll., 2021; Bogdan et Cottar, 2022).
Défi no 6 : réduire les déséquilibres de pouvoir
La gouvernance des ressources naturelles et la prise de décision liée à la gestion des risques d’inondation au Canada ont historiquement favorisé certains groupes démographiques et certaines communautés, ainsi que certaines valeurs au détriment d’autres, ce qui a entraîné des disparités quant aux groupes qui en bénéficient et à ceux qui en sont désavantagés. Afin d’éviter de perpétuer d’autres déséquilibres de pouvoir, il est important de créer un espace pour les groupes privés d’équité, marginalisés et sous-représentés. Les animateurs peuvent orienter la conversation de manière qu’aucune personne ni aucun organisme ne la domine. Il est fortement recommandé de mettre en place des protocoles visant à soutenir la résolution des conflits, à désamorcer les tensions et à aborder les discours nuisibles afin d’assurer la sécurité et le bien-être mental de tous les participants.
Les déséquilibres de pouvoir peuvent non seulement se produire entre les participants, mais également entre les responsables de projet et les participants communautaires, en particulier lors de la collaboration avec des populations historiquement privées d’équité ou marginalisées. Afin de reconnaître ces déséquilibres et y remédier, les responsables de projet peuvent; intégrer des pratiques réflexives continues en réfléchissant à la façon dont leur positionnement s’articule avec le travail accompli et en cernant tout préjugé inconscient potentiel (Rees et Doyon, 2023), intégrer les différentes dimensions de l’équité et de la justice dans les exercices de mobilisation communautaire, ce qui est essentiel à des processus participatifs inclusifs (Okamoto et Doyon, 2024), diriger en écoutant et adopter des approches axées sur les forces qui se concentrent sur les atouts et les capacités des communautés, par opposition à leurs vulnérabilités, afin de contribuer à promouvoir un dialogue de confiance (Institut Tamarack, 2026; Climigration Network, 2021).
Défi no 7 : Travailler avec des communautés ayant vécu des traumatismes
Le fait de demander aux gens de faire part de leurs expériences vécues, même en lien avec des questions qui semblent simples, comme l’endroit où cartographier, peut faire ressurgir des expériences passées négatives. Afin d’éviter de perpétuer tout préjudice, il importe de tenir compte des risques de la mobilisation auprès de communautés ayant vécu des traumatismes, comme celles qui ont subi des injustices historiques (par exemple, les traumatismes intergénérationnels dus au colonialisme et au racisme systémique) ou des événements traumatisants (par exemple, une inondation catastrophique). Les traumatismes peuvent créer des obstacles invisibles qui limitent la capacité d’une personne à participer pleinement et librement à des activités de sensibilisation et de mobilisation (Marris et Braden, 2023).
Il convient de réfléchir à la façon de se mobiliser en tenant compte des traumatismes. Cela peut impliquer de fournir des services de soutien et des ressources ou de diriger les gens vers ces services, de consulter des professionnels ou de s’associer à un organisme communautaire de confiance. Ce faisant, il est possible d’aider à éviter un nouveau traumatisme, d’améliorer l’accessibilité et l’inclusion et de renforcer la confiance, le sentiment d’appartenance et la cohésion communautaire (Marris et Braden, 2023).
Défi no 8 : Divulguer et atténuer les risques
La communication des risques est essentielle afin de renforcer la résilience aux inondations d’une communauté et constitue un élément important de la mobilisation dans le cadre de la cartographie des zones inondables. Le public doit être conscient des risques d’inondation et posséder les connaissances adéquates afin de se protéger et protéger sa famille et ses biens contre les dommages causés par les inondations. Toutefois, des préoccupations peuvent exister quant à l’interprétation des renseignements sur les risques divulgués, particulièrement en ce qui concerne la valeur des propriétés et les primes d’assurance contre les inondations. Bien qu’il s’agisse de considérations valides, la sécurité et le bien-être à long terme des personnes qui vivent dans une zone inondable ou qui s’y installent prévalent.
La connaissance des risques, rendue possible par l’accès à des renseignements de qualité (par exemple, des cartes d’inondation), constitue une étape cruciale pour connaître la façon d’atténuer ces risques; les avantages qui en découlent surpassent toute incidence marginale et temporaire sur la valeur des propriétés attribuable à la cartographie des zones inondables (Lyle et coll., 2024). La sensibilisation du public aux risques d’inondation peut inciter les membres des communautés à mieux se protéger, notamment en souscrivant une assurance habitation facultative contre les inondations, ce qui peut atténuer les coûts associés à la réparation des dommages futurs (Cooke Insurance Group, 2017; Minano et coll., 2021).
Ressources supplémentaires
Pour en savoir plus sur les pratiques tenant compte des traumatismes, consulter le Resource Center (s.d.) de la Campaign for Trauma-Informed Policy and Practice (CTIPP) et le document Guide : Trauma-Informed Meetings, Discussions, and Conversations (Marris et Braden, 2023).
Pour en savoir plus sur les approches axées sur les forces, consulter l’orientation de l’Institut Tamarack sur le développement communautaire basé sur les actifs (Le DCBA au Canada, 2026).
Pour obtenir des conseils pratiques sur la façon de mobiliser les communautés sur des sujets délicats, consulter le rapport Lead with Listening : A Guidebook for Community Conversations on Climate Migration (2021) du Climigration Network.
Partie 3 : se lancer
Cibler les outils et les activités appropriés pour atteindre son but et ses objectifs
6.0 Boîte à outils : Mobilisation dans le cadre de la cartographie des zones inondables
Chaque communauté est unique. Tout plan de mobilisation doit reconnaître les besoins et les intérêts propres à la communauté et y répondre, tout en tenant compte des ressources disponibles pour sa mise en œuvre. Cette boîte à outils de planification de la mobilisation propose des pratiques courantes et des considérations générales afin d’aider à planifier la sensibilisation et la mobilisation des communautés pendant le processus de cartographie des zones inondables et au-delà. La mobilisation peut avoir lieu à n’importe quelle étape du processus de cartographie (dès le début du processus, durant la production des cartes ou avant leur publication).
Un plan de mobilisation sert de modèle qui décrit clairement les objectifs, les publics cibles, les activités nécessaires, les messages ciblés et les canaux de communication appropriés. L’établissement des canaux de communication adéquats et la diffusion des messages appropriés sont essentiels à la réussite d’un plan de mobilisation et permettent de mieux comprendre les enjeux qui préoccupent les communautés et qui les motivent à agir (Federal Emergency Management Agency [FEMA], 2021).
L’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de mobilisation adéquat nécessitent du temps et des ressources. Il exige également la collaboration des personnes avec leurs collègues et qu’elles soient prêtes à effectuer des choix difficiles. Ces choix peuvent comprendre le fait de donner la priorité à un public plutôt qu’à d’autres ou de reconnaître qu’une activité particulière n’est pas appropriée dans certains contextes.
La planification des séances de mobilisation est un élément essentiel à la réussite du projet. Le processus de planification peut être facilement guidé par les questions suivantes : « pourquoi? », « qui? », « quoi? », « comment? » et « quelle est la suite? ». Ces questions constituent la base de l’élaboration d’un plan de mobilisation et ont été divisées en cinq étapes qui composent le processus de planification de la mobilisation (Figure 5).

Figure 5. Les cinq étapes du processus de planification de la mobilisation.
Version texte
Un processus de mobilisation en cinq étapes disposées verticalement de haut en bas. Chaque étape est affichée à gauche sous la forme d’un chevron empilé pointant vers le bas, dans des nuances d’orange de plus en plus foncées, étiquetées séquentiellement de l’étape 1 à 5. À droite de l’étiquette de chaque étape se trouve une boîte rectangulaire entourée d’orange qui contient le texte de description correspondant.
L’étape 1 apparaît en haut de l’écran dans une couleur pêche pâle et porte l’étiquette « Étape 1 ». Le texte d’accompagnement se lit comme suit : « Établir le but et les objectifs de la mobilisation ».
L’étape 2, présentée dans une teinte orange légèrement plus foncé, est intitulée « Étape 2 ». Le texte à côté se lit comme suit : « Cerner les publics cibles de la mobilisation ».
L’étape 3 poursuit la séquence dans un ton orange plus foncé et s’intitule « Étape 3 ». Le texte descriptif se lit comme suit : « Élaborer les messages d’engagement ».
L’étape 4, affichée en orange encore plus foncé, est intitulée « Étape 4 ». Le texte se lit comme suit : « Établir les stratégies et les activités de mobilisation ».
L’étape 5, illustrée en bas dans la couleur orange la plus foncée, est intitulée « Étape 5 ». Le texte d’accompagnement se lit comme suit : « Assurer le suivi, communiquer et rester en contact ».
L’annexe A contient une feuille de planification de la mobilisation qui constitue un point de départ pour l’élaboration d’un plan de mobilisation. La feuille de travail comprend des questions à se poser tout au long de chacune des cinq étapes. Les sections suivantes décrivent ces étapes et ces considérations.
6.1. Étape 1 : Établir le but et les objectifs de la mobilisation
Avant de commencer l’élaboration des séances de mobilisation, il importe de déterminer l’étape actuelle du processus de cartographie des zones inondables :
- L’établissement des priorités aide à cerner les zones à risque élevé qui nécessitent des cartes mises à jour.
- L’acquisition de données permet de recueillir des données météorologiques, hydrologiques, historiques et altimétriques afin d’appuyer la modélisation.
- L’évaluation des aléas analyse la configuration des précipitations et de l’écoulement passés pour prévoir les scénarios d’inondation futurs.
- La modélisation et la cartographie utilisent des modèles hydrologiques et hydrauliques pour établir les niveaux d’inondation et délimiter les zones d’inondation potentielles.
- La communication et la diffusion visent à garantir l’accessibilité des cartes et la diffusion de l’information afin que les communautés puissent participer tout au long du processus.
- L’évaluation des risques aide à cerner les zones à risque élevé.
- L’atténuation vise à appliquer les règlements de zonage, comme la réduction du coefficient d’imperméabilisation des sites, la restriction de l’utilisation des terres et de l’aménagement dans les zones inondables et l’affectation de ressources aux stratégies d’atténuation des inondations.
Buts
La définition d’un but clair pour la mobilisation des communautés tout au long du processus de cartographie des zones inondables est essentielle afin de garantir l’inclusivité, la transparence et la réalisabilité de l’évaluation des risques d’inondation qui en résultent.
Un but correspond au résultat global qu’un organisme souhaite atteindre. Le but de la mobilisation doit être harmonisé avec les besoins et les priorités des communautés touchées afin de garantir la rigueur des efforts de cartographie des zones inondables sur le plan scientifique et leur pertinence sur le plan social. Ce but répond à la question « pourquoi? ». Il convient de se poser la question suivante :
- Pourquoi souhaitons-nous mobiliser la communauté?
Voici des exemples de buts pour chaque niveau de mobilisation :
- Un but d’information des membres d’une communauté peut être de fournir des renseignements pertinents et opportuns, y compris des moyens pour les destinataires de poser des questions ou de demander des précisions.
- Un but de la consultation des communautés peut être d’obtenir des commentaires sur les préoccupations, les priorités, les analyses et les décisions.
- Un but de l’implication des communautés peut être d’établir une relation de travail directe avec leurs membres afin de garantir l’intégration de leurs besoins et de leurs atouts dans les cartes, les processus et la planification.
- Un but de la collaboration avec les communautés peut être de rechercher des occasions de travailler ensemble à chaque étape du processus décisionnel.
- Un but de l’habilitation peut être de s’assurer que ce sont les communautés qui établissent les priorités du projet et qui exercent leur pouvoir décisionnel.
Le fait de se reporter au niveau de mobilisation communautaire présenté au Tableau 3 peut aider à définir les buts en fonction du niveau de mobilisation recherché.
Objectifs
En plus d’établir un but clair, il importe également d’établir des objectifs clairs. Les objectifs représentent les étapes ou les mesures précises qui aideront à atteindre le but établi. Ils sont mesurables, clairs et accompagnés d’échéanciers. Un but peut avoir plusieurs objectifs.
Par exemple, si le but est de faire participer les membres d’une communauté pour assurer l’intégration de leurs besoins et de leurs atouts aux cartes, aux processus et à la planification, il convient de se poser la question suivante :
- Quelles mesures concrètes contribueront à atteindre cet objectif?
Les objectifs potentiels sont les suivants :
- Désigner une personne-ressource pour chaque sous-groupe de la population à mobiliser
- Joindre au moins 5 % des membres de la communauté dans des quartiers précis d’ici la fin du projet.
Une fois les objectifs clairement définis, il sera plus facile de déterminer les activités de mobilisation permettant d’atteindre chaque objectif.
Des activités de mobilisation peuvent également soutenir les résultats ou les objectifs d’apprentissage collectif, comme l’amélioration de la sensibilisation aux risques, le renforcement des compétences et des capacités, la motivation des changements comportementaux et la création conjointe de valeurs communes, pour l’ensemble des niveaux de mobilisation communautaire (Duffy, 2011).
6.2. Étape 2 : Cerner les publics cibles de la mobilisation
Les communautés sont diversifiées et façonnées par des facteurs sociaux, culturels et économiques distincts qui influencent la façon dont elles vivent et réagissent aux risques environnementaux, comme les inondations. Leurs expériences vécues, ancrées dans les interactions quotidiennes avec les paysages locaux, les infrastructures et la variabilité climatique, offrent des perspectives inestimables que les approches normalisées de cartographie des zones inondables négligent souvent. La participation active des communautés aux efforts de cartographie garantit que ces témoignages directs orientent la collecte de données et la prise de décision, ce qui permet d’obtenir des évaluations plus précises des tendances en matière d’inondations, des vulnérabilités et des stratégies d’adaptation.
Pour obtenir la meilleure réponse du public, il importe de se poser d’abord la question suivante :
- Quelles personnes seront mobilisées et à quelle fin?
La réponse ne peut pas être « tout le monde » et il n’est pas nécessaire de mobiliser toutes les personnes impliquées tout au long du processus. Il est possible d’établir les publics clés en tenant compte de sa compréhension des valeurs, de la dynamique et des enjeux pressants de la communauté visée.
Afin de soutenir le choix des personnes à mobiliser, il peut être utile de cerner les différents groupes formant les publics cibles, qu’il est possible de regrouper en trois segments différents (FEMA, 2021) :
- Personnes essentielles : les personnes essentielles à l’atteinte du but et des objectifs définis précédemment. Il s’agit du public principal, qui aidera à orienter les priorités et les messages principaux.
- Personnes importantes : les personnes qui ne sont pas essentielles à l’atteinte du but et des objectifs établis, mais qui peuvent augmenter l’efficacité et la facilité du processus. Cette liste sera plus longue que la liste des personnes essentielles.
- Personnes à considérer : les personnes intéressées par le processus et qui doivent être informées, mais pour qui le processus ne présente pas nécessairement d’enjeux importants.
Le Tableau 5 donne un aperçu des publics qu’il est possible de mobiliser. Le tableau fournit des exemples de différents ordres de gouvernement et d’autres entités, en soulignant les types de contributions qu’ils peuvent apporter. La liste vise à illustrer les types d’acteurs potentiels à prendre en compte, mais elle n’est pas exhaustive et doit être adaptée à chaque cas.
Tableau 5. Les acteurs potentiels et les types de contributions qu’ils peuvent apporter.
| Catégorie | Acteurs (exemples) | Types de contributions (exemples) |
|---|---|---|
| Gouvernements locaux | Représentants élus, cantons, villes, villages, municipalités régionales, comtés, districts régionaux. |
|
| Gouvernements, ministères et organismes provinciaux | Ministères des Affaires municipales et du Logement, de l’Immigration, des Travaux publics, de la Santé publique et des Parcs et des Loisirs (par exemple, des responsables de l’écosystème), agents de conservation de l’eau. |
|
| Gouvernement fédéral | Sécurité publique Canada, Services aux Autochtones Canada (SAC), Transports Canada, Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), Ressources naturelles Canada (RNCan), Parcs Canada. |
|
| Gouvernements des Premières Nations, des Métis et des Inuits | Aînés, dirigeants, autres membres des communautés autochtones. |
|
| Services d’intervention en cas d’urgence |
À l’échelle fédérale : Gendarmerie royale du Canada (GRC), Forces armées canadiennes (FAC), Marine canadienne, Garde côtière. À l’échelle provinciale : services de santé d’urgence, recherche et sauvetage au sol. À l’échelle régionale : services d’incendie et d’urgence, services de police régionaux, responsables de la gestion des urgences. |
|
| Organisations non gouvernementales (ONG), chercheurs et autres spécialistes | ONG environnementales, universitaires, instituts de recherche. |
|
| Organismes agricoles et de services sociaux | Organismes agricoles, centres d’amitié, centres de ressources à l’intention des familles, services aux immigrants, YMCA. |
|
| Organismes publics et communautaires et experts en connaissances locales | Associations de quartier, résidents de longue date, sociétés historiques. |
|
| Industrie et entreprises | Représentants du tourisme, chambre de commerce, fournisseurs d’assurance, Bureau d’assurance du Canada |
|
| Sociétés de services publics, commissions et autorités | Entreprises de télécommunications, sociétés de services publics d’énergie. |
|
Source : adapté de O’Toole, 2023.
Mobilisation des communautés en quête d’équité
Afin de tirer pleinement parti des avantages de la mobilisation des communautés dans le cadre de la cartographie des zones inondables de manière respectueuse et réciproque, il convient d’adopter une approche intentionnellement inclusive et réflexive. Cela signifie principalement la prise en compte de nuances, comme les changements démographiques, les groupes touchés de manière disproportionnée, les préoccupations en matière d’équité au sein des communautés et la façon dont ces dynamiques interagissent avec les différentes étapes du processus de cartographie des zones inondables (Partners for Action, 2024). L’inclusion de membres de groupes en quête d’équité et de groupes touchés de manière disproportionnée dans le processus de cartographie des zones inondables peut contribuer à garantir que tous les membres des communautés estiment que leurs expériences, leurs valeurs, leurs préoccupations et leurs priorités diverses sont intégrées aux cartes et reflètent leurs expériences vécues (Sparling et coll., 2024). De plus, le fait d’assurer une communication sur les risques d’inondation accessible, transparente et opportune est essentiel pour permettre aux communautés touchées de manière disproportionnée de prendre des décisions éclairées (Partners for Action, 2024).
Mobilisation des communautés autochtones
La mobilisation des communautés autochtones dès le début d’un projet est essentielle pour s’assurer qu’il respecte les droits et les titres inhérents des peuples autochtones, respecte la souveraineté de la nation et contribue aux efforts de réconciliation et de décolonisation. La mobilisation précoce et fréquente des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis permet de cerner rapidement les répercussions potentielles, ce qui permet aux responsables de projet d’élaborer des plans afin d’accommoder et de protéger les droits, de réduire les risques et d’éviter les retards dans les projets (RNCan, 2024).
L’intégration des processus de cartographie des zones inondables aux pratiques culturelles, aux perspectives et au savoir écologique traditionnel peut également élargir les possibilités de mobilisation, enrichir les perspectives et l’efficacité du processus de cartographie et cultiver la confiance entre les membres des communautés autochtones et les responsables des politiques (St. Amour Gomes et coll., 2018; RNCan, 2024; Huynh et Lueck, 2025). L’adoption d’une approche relationnelle est essentielle afin d’établir des partenariats de confiance, de maintenir la collaboration et de s’assurer que les efforts de cartographie des zones inondables correspondent aux réalités vécues, aux visions du monde et aux priorités de chaque communauté.
Ressources supplémentaires
Pour en savoir plus sur la façon de mobiliser les groupes touchés de manière disproportionnée, consulter les rapports sur la résilience inclusive de Partners for Action et de la Croix-Rouge canadienne :
Pistes pour sensibiliser et préparer les populations à risque au Canada (Wright et coll., 2022).
A Socio-economic Vulnerability Index to Map Flood Risks for Targeted Communications and Disaster Risk Reduction (Partners for Action, 2024).
Pour en savoir plus sur les répercussions inégales des inondations dans les communautés marginalisées, consulter le rapport Disaster and Disparity : The uneven toll of floods and climate hazards in Canada (Watterodt, 2025) de Partners for Action et Co-operators.
Pour en savoir plus sur le savoir traditionnel et les initiatives climatiques dirigées par les Autochtones et ancrées dans les visions du monde autochtones, consulter les ressources suivantes : Indigenous Climate Action (s.d.), Indigenous Climate Hub (2025), Institut Yellowhead (s.d.), Centre autochtone de ressources environnementales (s.d.), Atlas climatique du Canada (2024), Assemblée des Premières Nations (2025), Inuit Tapiriit Kanatami (2026) et Ralliement national des Métis (2025).
Pour en savoir plus sur les répercussions des changements climatiques sur les communautés autochtones, ainsi que sur les contributions uniques des peuples autochtones à la résilience climatique partout au pays, consulter le rapport Assurer notre Avenir : rapport sur la résilience autochtone (Reed et coll., 2024).
Afin d’obtenir de l’orientation sur la mobilisation des communautés autochtones, consulter le Guide d’orientation sur la mobilisation autochtone pour la cartographie des zones inondables (RNCan, 2024).
Pour en savoir plus sur la souveraineté des données des Premières Nations, consulter le Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations (2025).
6.3. Étape 3 : Élaboration des messages de mobilisation
Une fois les publics cibles définis, il est important de comprendre leurs préoccupations, leurs motivations, leurs valeurs, leurs visions du monde, leurs identités et leurs priorités, en tenant compte du fait que ceux-ci évoluent constamment et nécessitent une réévaluation continue. Il convient de se poser les questions suivantes :
- Qu’est-ce qui importe à la communauté ou au public?
- Quel message doit-il être transmis?
Les spécialistes de la cartographie des zones inondables sont probablement déjà au fait des principales caractéristiques des publics cibles. Ces connaissances constituent un bon point de départ pour commencer à rédiger les messages. Toutefois, il est possible d’utiliser différents outils, comme des conversations communautaires ou des sondages, afin de comprendre les intérêts, les valeurs, les perceptions et les obstacles des publics nouveaux ou méconnus. Il est également possible de communiquer avec des organismes et des champions communautaires qui peuvent fournir une orientation dans le processus. Ces méthodes peuvent s’avérer particulièrement utiles lors de la mobilisation de communautés privées d’équité, sous-représentées et défavorisées.
De nombreuses approches de communication reconnaissent que les messages doivent être adaptés à des publics précis afin de rejoindre leurs besoins et doivent correspondre à leurs intérêts, à leurs valeurs et à leurs expériences vécues (Conseil international pour les initiatives écologiques locales [ICLEI] Canada, 2025). De même, le fait de définir le niveau de mobilisation nécessaire au projet (voir la Figure 3), ainsi que le but et les objectifs de la mobilisation (voir le Tableau 4) peut aider à cibler et à affiner davantage les messages.
Voici quelques exemples de messages sous-jacents destinés aux publics cibles selon le niveau de mobilisation :
- Informer : « Nous vous tiendrons informés. »
- Consulter : « Vos préoccupations et les commentaires du public sont pris en compte. »
- Impliquer : « Vos commentaires aident à élaborer des solutions de rechange. »
- Collaborer : « Vous fournissez des conseils et des idées novatrices afin d’élaborer des solutions. »
- Habiliter : « Nous mettrons en œuvre vos décisions. »
Le langage utilisé et le sens des messages élaborés doivent trouver écho auprès des publics cibles et les motiver à adopter les mesures souhaitées. Ce faisant, il est possible de rédiger plusieurs messages en utilisant une formulation et des angles différents afin de répondre aux besoins particuliers de chaque public et de s’adapter à ses visions du monde uniques, à ses systèmes de connaissances, à ses expériences et à son niveau de familiarité avec le sujet. Le fait de savoir ce qui importe aux publics cibles et la façon dont le but et les objectifs de la mobilisation s’harmonisent avec les valeurs des communautés peut aider à établir le ton, le choix des mots et la formulation des messages. De même, il est possible de cadrer les messages en établissant des liens avec les enjeux locaux, les événements actuels et les priorités.
Il importe de rédiger les messages en utilisant un langage concis et clair, sans acronymes, jargon professionnel, ni termes techniques (par exemple, des termes du domaine de l’ingénierie) (FEMA, 2021). La communication narrative peut être un outil efficace pour traduire des concepts abstraits et des données en récits auxquels les gens peuvent s’identifier.
Enfin, il est important de s’assurer que les personnes qui transmettent les messages à communiquer et à diffuser sont dignes de confiance, crédibles et appropriées. Les organismes communautaires de confiance, les alliés et les champions communautaires sont des messagers fiables qui peuvent influencer la façon dont un message est reçu (ICLEI Canada, 2025).
Appels à l’action
L’intégration d’appels à l’action clairs dans le message principal peut encourager les publics cibles à adopter les mesures nécessaires. Lors de l’élaboration d’un appel à l’action, il importe de réfléchir aux mesures souhaitées à adopter par les publics cibles.
Voici quelques exemples d’appels à l’action (ICLEI Canada, 2025) :
- Pour en savoir plus
- Découvrez comment y arriver
- Visitez notre site Web
- Visionnez dès maintenant
- Découvrez notre travail
- Consultez notre FAQ
- Rencontrez nos partenaires
- Faites part de votre histoire
- Essayez dès maintenant
- Pour commencer
- Communiquez avec nous
- Faites part de vos commentaires
- Aidez-nous à faire passer le message
- Inscrivez-vous
- Devenez bénévole
- Donnez votre avis
- Consultez les avis
- Suivez-nous
- Abonnez-vous à notre infolettre ou inscrivez-vous à notre liste de diffusion
- Restez informés
- Téléchargez
- Postulez.
Ressources supplémentaires
Le Manuel de communication climatique (2025) d’ICLEI Canada propose des stratégies concrètes pour créer des campagnes de communication, y compris des exemples de formulation et des modèles de messages.
La boîte à outils Flood Risk and Communication Toolkit for Community Officials (2021) de la FEMA constitue une autre ressource utile offrant des stratégies transférables au contexte canadien.
6.4. Étape 4 : Établir les stratégies et les activités de mobilisation
Une fois les messages élaborés, il est nécessaire de planifier les canaux et les moyens de communication à utiliser, ainsi que les activités de mobilisation pour atteindre les buts et les objectifs définis au début du parcours de planification. Il convient de se poser la question suivante :
- Comment mobiliserons-nous les publics cibles?
Chaque séance ou initiative de mobilisation sera différente. Malgré ces différences, il est important d’offrir aux membres du public diverses options afin de soutenir leur pleine participation à la mobilisation de manière inclusive et sans obstacle. L’objectif de la mobilisation et la compréhension du groupe mobilisé aideront l’orientation des activités de mobilisation. Il convient de prendre note qu’il faudra adapter les méthodes de mobilisation aux besoins uniques de chaque communauté ou public et que l’utilisation d’outils interactifs peut accroître l’intérêt envers le processus de cartographie des zones inondables et la participation à celui-ci (St. Amour Gomes et coll., 2018).
La disponibilité des capacités et des ressources jouera également un rôle afin de déterminer les approches les plus adaptées aux publics cibles. Par exemple, si les ressources sont limitées, il pourrait être préférable de se concentrer sur une seule activité de mobilisation ayant une incidence potentielle plus importante. Il importe d’envisager des activités qui se complètent lorsque plusieurs d’entre elles seront menées (FEMA, 2021).
Les activités de mobilisation peuvent se dérouler en ligne, en personne ou de façon hybride et peuvent comprendre un éventail de communications numériques, imprimées et audiovisuelles. Le Tableau 6 présente des exemples d’activités de mobilisation en fonction des buts de la mobilisation et des ressources disponibles. La faisabilité de chaque activité doit être évaluée en fonction de l’affectation globale des ressources par type de mobilisation.
Il est utile de prendre note qu’il est possible d’utiliser les méthodes de communication utilisées afin d’informer les communautés simultanément pour tous les autres niveaux de mobilisation.
Événements en personne
La sensibilisation du public et la diffusion d’information sur les événements à venir sont essentielles, surtout dans le cas des événements en personne. Au moment de communiquer les événements à venir au public, il convient d’utiliser diverses méthodes pour maximiser la portée et réduire au maximum les obstacles.
Voici quelques exemples d’activités pour inviter le public à participer à des événements en personne ou l’en informer :
- Envoi de bulletins d’information imprimés aux résidents
- Promotion de l’événement par les canaux de nouvelles locales (par exemple, les journaux, la radio, la télévision)
- Affichage de renseignements sur les babillards communautaires dans les espaces publics (par exemple, les centres communautaires, les bibliothèques publiques)
- Partenariat avec des organismes communautaires de confiance pour aider à diffuser l’information au sein de leurs réseaux
- Diffusion des détails des événements sur les sites Web municipaux et les plateformes de médias sociaux.
Il importe de tenir compte de l’accessibilité des événements en personne et des mesures à prendre afin de les rendre plus accessibles à un plus grand nombre de personnes. L’accès à des ressources en plusieurs langues, la prise en compte des déficiences auditives ou visuelles, la facilitation des services de garde d’enfants ou l’offre de transport pour assister aux événements en sont des exemples. Selon la capacité de l’équipe et l’envergure du projet, une compensation pourrait également être offerte aux participants, comme des rafraîchissements et des honoraires.
Tableau 6. Sélection des activités de mobilisation en fonction des buts et de la faisabilité pour tous les niveaux de mobilisation communautaire.
| Informer | Consulter | Impliquer | Collaborer | Habiliter | |
|---|---|---|---|---|---|
| Message aux communautés | Nous vous tiendrons informés. | Vos préoccupations et les commentaires du public sont pris en compte. | Vos commentaires aident à répondre aux besoins et aux priorités de la communauté et à élaborer des solutions de rechange. | Vous élaborez conjointement des solutions de façon itérative. | Nous mettrons en œuvre vos décisions. |
| But de la mobilisation communautaire | Fournir des renseignements pertinents et opportuns, y compris les moyens par lesquels les membres des communautés peuvent communiquer pour poser des questions. | Obtenir des commentaires sur les préoccupations, les priorités, les analyses et les décisions. | Collaborer directement avec le public pour assurer l’intégration des besoins et des atouts des communautés aux cartes, aux processus et à la planification. | Collaborer avec les communautés à chaque étape du processus décisionnel. | S’assurer que les communautés déterminent les priorités et prennent les décisions. |
| Activités de mobilisation |
Activités en ligne : communication sur les médias sociaux (par exemple, des publications) ou le site Web du projet ou à l’aide de courriels directs (par exemple, une liste de diffusion), de bulletins d’information ou de communiqués de presse. Activités en personne ou en ligne : kiosques d’information, réunions publiques, activités portes ouvertes, assemblées générales (par exemple, des présentations). Canaux audiovisuels : radio, publicités télévisées. Canaux visuels ou imprimés : journaux (par exemple, des annonces, des articles), publipostage direct (par exemple, des lettres), documents imprimés (par exemple, des cartes postales, des dépliants, des fiches d’information), bulletins communautaires, affichage (par exemple, des affiches, des bannières), panneaux d’affichage. |
Activités en ligne : communication sur les médias sociaux (par exemple, des publications) ou le site Web du projet, tenue de sondages ou de forums de discussion. Activités en personne ou en ligne : réunions publiques, assemblées générales (par exemple, des présentations), kiosques d’information, groupes de discussion, sondages, entrevues, forums communautaires. Canaux audiovisuels : téléphone (par exemple, des appels, des sondages). |
Activités en ligne : publication sur les médias sociaux (par exemple, des publications, des photographies, des vidéos, des réseaux d’échange de pratiques), de récits ou de cartes narratives. Activités en personne ou en ligne : groupes de discussion, ateliers, sondages, forums communautaires, réunions de quartier, expositions ou stations interactives. |
Activités en ligne : publication sur les médias sociaux (par exemple, des réseaux d’échange de pratiques). Activités en personne ou en ligne : ateliers, planification communautaire, budgétisation participative, forums de planification ouverts, comités consultatifs citoyens, séances de travail, cartographie communautaire participative. |
Activités en ligne : publication sur les médias sociaux (au besoin). Activités en personne ou en ligne : ateliers, planification communautaire, budgétisation participative, forums de planification ouverts, scrutins délibératifs, recherche participative, science citoyenne, comités consultatifs citoyens, séances de travail. |
|
Faisabilité (affectation des ressources) Répartition type du temps et des ressources d’un projet |
Administration des systèmes – 70 à 90 % Promotion et publicité – 10 à 30 % |
Administration des systèmes – 60 à 80 % Activités de consultation – 20 à 40 % |
Administration des systèmes – 50 à 60 % Participation communautaire – 40 à 50 % |
Administration des systèmes – 30 à 50 % Partenariats communautaires – 50 à 70 % |
Les partenaires communautaires et les processus dirigés par les communautés génèrent idéalement de nouvelles valeurs et ressources qu’il est possible d’investir dans des solutions – 80 à 100 % |
Sources : adapté de Social Planning and Research Council of British Columbia (SPARC BC), 2013; AIP2, 2024; Gonzalez, 2019; Fang et coll., 2022; Belotti et coll., 2022.
Boîtes à outils de la mobilisation communautaire
Les ressources et les exemples supplémentaires suivants soutiennent l’élaboration d’activités de mobilisation interactives, créatives, équitables et inclusives :
La ressource Virtual Community Engagement on Climate Change Adaptation (Belotti et coll., 2022; en anglais seulement) fournit des exemples d’études de cas pour les méthodes de mobilisation virtuelle suivantes : récits, cartographie communautaire participative, jeux sérieux et scénarios de jeux de rôle, marketing social communautaire, assemblées de cuisine, Photovoix et représentations visuelles des paysages. Ce guide a été utilisé pour orienter les ateliers de sensibilisation aux changements climatiques et de préparation aux inondations dans la ville de Dawson Creek.
La boîte à outils Community Engagement Toolkit de SPARC BC (2013), conçue pour aider les planificateurs municipaux à concevoir des processus de communication et de mobilisation, fournit des renseignements détaillés sur divers types d’activités de sensibilisation.
Le guide Public Engagement Guidebook, Planning and Development (2022; en anglais seulement) de la municipalité régionale de Halifax (MRH) vise à fournir au personnel des gouvernements locaux des ressources et des considérations clés afin de concevoir et d’offrir des processus de mobilisation publique accessibles.
Le guide Practice Guide for Advancing Climate Equity in Coastal Adaptation Planning (2024) de Shift Collaborative décrit les meilleures pratiques afin d’accorder la priorité à l’équité climatique dans la mobilisation communautaire et la planification des mesures d’adaptation, en mettant en lumière des exemples de réussite canadienne.
Le guide 10 : Un guide pour promouvoir l’équité climatique par la collaboration locale (2024) de l’Institut Tamarack fournit de l’orientation sur la participation à des initiatives locales d’action climatique orientées par l’équité.
La Trousse à outils pour la mobilisation du public (2019) du Morris J. Wosk Centre for Dialogue comprend des considérations stratégiques pour concevoir des activités de mobilisation publique inclusives, ainsi que des exemples et des feuilles de planification.
La boîte à outils Place Matters : Community Engagement Toolkit (2025a; en anglais seulement) de Vivo comprend les leçons apprises de L’importance du lieu : Un projet du nord de Calgary (2025b), qui visait à susciter un sentiment d’appartenance au sein de la communauté. Elle comprend de l’orientation pratique sur les ressources nécessaires pour planifier et mettre en œuvre des activités de sensibilisation du public et sur la façon dont les espaces publics ont été utilisés.
6.5. Étape 5 : Assurer le suivi, communiquer et rester en contact
Après avoir terminé les activités de mobilisation ou la cartographie des zones inondables, il est important et utile pour le projet de tenir le public et les participants à la mobilisation informés et d’entretenir ces relations. Les participants souhaiteront savoir ce qui suit :
- Quels ont été les résultats?
- Quelles sont les prochaines étapes?
Il convient de désigner un ou deux membres de l’équipe comme responsables de la gestion des relations et du suivi. Après une initiative de mobilisation, il importe de communiquer avec les participants pour les remercier du temps consacré et transmettre les coordonnées pertinentes afin de favoriser une communication bidirectionnelle. Pour ce faire, un simple courriel de remerciement peut être envoyé, incluant un bref résumé des renseignements fournis lors de la séance ainsi que les moyens permettant aux participants de rester en contact et de recevoir des mises à jour sur le projet. De plus, il est préférable de répondre rapidement aux commentaires, aux préoccupations ou aux demandes de renseignements des membres de la communauté concernée. Il importe de respecter tout engagement pris de manière opportune et transparente.
À l’étape du projet où les renseignements ou les données sont suffisants pour une diffusion plus globale auprès de la communauté concernée, une réflexion sur la meilleure façon de communiquer ces résultats au public s’impose. Encore une fois, ce processus doit être mené à bien en tenant compte des principes d’accessibilité et d’inclusion. L’utilisation de méthodes multimédias et la présentation des données sous différentes formes peuvent aider à répondre à diverses préoccupations en matière d’accessibilité. Il est important de garder à l’esprit que les gens apprennent et interprètent les nouveaux renseignements de diverses façons, ce qui signifie que l’intégration de différents styles d’apprentissage (par exemple, l’apprentissage tactile, auditif, visuel) et besoins (par exemple, des aides visuelles, des outils de communication interactive) peut s’avérer pertinente. La traduction des renseignements supplémentaires et l’ajout de liens vers ceux-ci peuvent également être utiles. Pour recevoir des commentaires sur des cartes ou des plans préliminaires, il suffit de reprendre les étapes de la mobilisation afin d’obtenir les meilleurs résultats.
Vers la fin du projet et avant de rendre tous les renseignements accessibles au public, il convient de cerner les renseignements sensibles et la façon de les communiquer par des messages clairs (par exemple, des données susceptibles d’affecter la valeur des propriétés et les tarifs d’assurance). Si les avantages de la sensibilisation aux risques l’emportent sur les coûts de la diffusion des renseignements sur les risques et des cartes au public, il importe de se préparer à répondre à toute préoccupation potentielle. Des communications publiques supplémentaires peuvent être nécessaires afin de transmettre ces messages.
Enfin, lorsqu’un projet est terminé, la relation établie avec les communautés peut se poursuivre, en particulier lorsque le projet a des effets durables au-delà de son cycle de vie. Les relations constituent un investissement continu dans l’établissement de la confiance et le renforcement des capacités des communautés, plutôt qu’un échange transactionnel et limité à la durée du projet. Le cas échéant, il peut être utile de faire part d’un calendrier pour les mises à jour du projet, les critères d’évaluation et les projets à venir afin de promouvoir une mobilisation durable. Le maintien des relations peut également fournir des occasions pour d’éventuelles initiatives futures. Le maintien des liens avec différentes communautés peut contribuer au réexamen périodique des plans d’atténuation des inondations, ce qui facilite la participation à des activités futures au fur et à mesure de l’évolution des conditions environnementales, de la dynamique des communautés et des préférences au fil du temps.
Évaluation du plan de mobilisation
Il convient de déterminer si le but et les objectifs du plan de mobilisation sont atteints et s’il répond aux attentes. Le plan de mobilisation peut définir des moyens de mesurer et d’évaluer le travail de mobilisation à des intervalles définis (par exemple, à mi-parcours, à la fin de la mobilisation). Cela peut inclure des méthodes officielles et non officielles d’évaluation de la mobilisation, comme de brefs sondages, des discussions avec les résidents en sondant les quartiers, l’analyse des statistiques de la page Web d’un projet (y compris des mesures, comme le nombre total de visites du site et le temps passé sur celui-ci) et la mobilisation sur les réseaux sociaux.
Partie 4 : s’inspirer
Renforcer la confiance dans les outils à partir d’exemples d’études de cas
7.0 Études de cas : L’utilisation des outils de mobilisation dans la cartographie des zones inondables et d’autres initiatives
À travers des études de cas, la présente section fournit des exemples d’utilisation de différentes activités de mobilisation communautaire dans la cartographie des zones inondables afin de renforcer la résilience des communautés. Ces études de cas ont été retenues afin de mettre en évidence les stratégies et les activités de mobilisation pour la cartographie à l’échelle provinciale ou territoriale et locale ou régionale dans différentes régions du Canada, avec différents objectifs et publics cibles. De nombreux autres exemples pourraient être présentés. Voici quelques exemples qui fournissent des idées et de l’inspiration sur l’éventail des activités de mobilisation communautaire qu’il est possible de planifier.
- Cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla – Bas Fraser et rivière Coquihalla (Colombie-Britannique)
- Étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes – Southern Lakes (Yukon)
- Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk – Tuktoyaktuk (Territoires du Nord-Ouest)
- Plan d’adaptation côtière de la baie de False Creek et défi de conception Sea2City – Vancouver (Colombie-Britannique)
- Cartographie des zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville – Municipalité régionale de Halifax (Nouvelle-Écosse)
- Plan intégré de gestion des eaux pluviales d’EPCOR – Edmonton (Alberta)
- Défi de résilience aux inondations – divers cas d’utilisation.
7.1. Étude de cas : Cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla
La participation communautaire et les connaissances locales apportent une valeur ajoutée à la planification future
La région qui comprend le bas Fraser et la rivière Coquihalla est l’une des six régions participantes à une initiative de cartographie des aléas d’inondation lancée en 2022 et gérée par le Conseil du bassin du Fraser. Financées par la province de la Colombie-Britannique et le gouvernement du Canada par l’entremise du PICAI, les communautés situées le long des cours d’eau (Figure 6 et Figure 7) ont été invitées à participer en raison des risques élevés d’inondation et de l’absence de cartes des aléas d’inondation à jour. L’objectif de l’initiative était de produire des cartes des aléas d’inondation de qualité qui reflètent les conditions actuelles et futures potentielles et qui soutiendraient les processus réglementaires et décisionnels des Premières Nations et des gouvernements locaux (Conseil du bassin du Fraser, 2026). Voir le Tableau 7 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 7. Caractéristiques de l’étude de cas pour la cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla.
| Cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|

Figure 6. Le fleuve Fraser à la Première Nation de Yale (réserve Stullawheets 8) vers le nord (NHC, 2023).
Une vue aérienne du fleuve Fraser à la Première Nation de Yale, regardant vers le nord au loin à travers un paysage montagneux et boisé. La rivière est de couleur gris-vert et est bordée d’arbres denses à feuilles persistantes des deux côtés. Des collines et des montagnes escarpées et vert foncé s’élèvent le long de la vallée de la rivière, avec de multiples lignes de crête s’estompant en arrière-plan sous un ciel nuageux.
Sur la rive gauche de la rivière, de petits groupes de bâtiments et des zones herbeuses ouvertes sont visibles, suggérant un développement rural ou des terres agricoles en retrait de la rive. Le côté droit de la rivière semble plus densément boisé, avec moins de signes de structures.

Figure 7. La rivière Coquihalla à la courbe Hospital, vers l’amont (NHC, 2023).
Version texte
Une vue vers l’amont de la rivière Coquihalla du niveau du sol avec une vallée de montagne boisée au loin. La rivière est peu profonde et se déplace rapidement lorsqu’elle coule de l’arrière-plan vers le premier plan, avec des ondulations visibles et de petites zones d’eau vive autour des rochers exposés. Le lit de la rivière est large et recouvert de pierres et de gravier gris clair, en particulier le long de la rive gauche.
Sur le côté droit de l’image, un sentier pédestre en gravier est parallèle à la rivière, séparé de l’eau par une végétation basse, des arbustes et des rochers placés le long de la rive. Des arbres denses à feuilles persistantes bordent les deux côtés de la rivière, s’étendant à mi-distance.
Mobilisation
Des cartes des aléas d’inondation mises à jour ont été élaborées par NHC avec la contribution des communautés participantes. L’équipe de projet de NHC a planifié et mis en œuvre la mobilisation communautaire. Les activités de mobilisation ont été divisées en deux phases. La première phase, qui a commencé en 2023, comprenait l’établissement de relations, l’élaboration de documents et de protocoles de projet, ainsi que la consultation des communautés participantes afin de recueillir des données.
Plan de mobilisation pour la cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla – Phase 1
Les activités prévues dans le plan de mobilisation pour la première phase comprenaient les suivantes :
- Affiner la liste des personnes-ressources du projet
- Sensibiliser les communautés par téléphone, courrier ou courriel
- Préparer les documents de référence internes
- Élaborer des documents de projet pour les Premières Nations et les gouvernements locaux
- Planifier des réunions de lancement virtuelles
- Animer des réunions de lancement
- Préparer et distribuer les comptes rendus de réunion
- Envoyer des courriels de suivi concernant les demandes relatives aux données, les renseignements sur les communautés et les autres mesures ciblées lors de la réunion de lancement
- Élaborer un protocole d’intendance de l’information pour la collecte et la gestion des connaissances locales et du savoir autochtone
- Faciliter l’accès au financement de participation pour les Premières Nations
- Planifier, préparer et assurer le suivi des visites sur place afin de rencontrer les dirigeants communautaires et d’évaluer l’infrastructure communautaire
- Demander, recueillir et suivre les déclarations d’intérêt provisoires et les lettres d’adhésion
- Communiquer les renseignements à un organisme partenaire local
- Compiler les données et répondre aux demandes de renseignements des responsables de projet.
Les réunions de lancement virtuelles et les visites sur place constituaient des activités de mobilisation clées de la première phase. Les réunions de lancement ont permis à l’équipe de projet de communiquer des renseignements sur le projet (par exemple, les objectifs, les méthodes, les échéanciers, les extrants), de demander des données existantes (par exemple, des données d’études de site antérieures, des études pertinentes antérieures), de poser des questions et de vérifier les meilleures méthodes de communication continue.
Lors de la réunion de lancement, l’équipe de projet a effectué une visite virtuelle de la zone sur Google Earth auprès des communautés afin de recueillir des renseignements sur l’infrastructure communautaire, les études antérieures, le rôle des affluents, l’érosion et la sédimentation historiques, les modifications humaines aux cours d’eau et les zones d’intérêt ou de préoccupation. Des visites sur place ont été effectuées à la demande des communautés participantes afin de clarifier les conditions nécessaires à la modélisation hydraulique. Les visites sur place ont permis d’établir des relations en personne avec les dirigeants communautaires et de vérifier sur le terrain l’infrastructure communautaire.
La deuxième phase de la mobilisation, qui a commencé en 2024 et s’est poursuivie en 2025, était axée sur le maintien de la communication ainsi que sur l’envoi et la réception de commentaires sur les cartes préliminaires. La communication a été entretenue au moyen d’un court bulletin d’information trimestriel visant à fournir aux communautés des mises à jour sur le projet. Les réunions virtuelles ont permis à l’équipe de projet de communiquer les méthodes, les hypothèses et les constatations, ainsi que d’impliquer les communautés dans la réalisation des cartes et des rapports. Des réponses et des éclaircissements ont été fournis aux communautés par courriel ou lors de réunions virtuelles supplémentaires.
L’activité de mobilisation clé de la deuxième phase comprenait la tenue de réunions communautaires visant à présenter les produits cartographiques, à décrire les méthodes, les hypothèses et les constatations, à répondre aux questions et à recueillir des commentaires. Les communautés ont été invitées à examiner les cartes et à fournir des commentaires (par exemple, signaler toute erreur ou inexactitude dans les étiquettes des cartes ou toute étendue des inondations qui diffère des étendues d’inondation passées).
Plan de mobilisation pour la cartographie des zones inondables du bas Fraser et de la rivière Coquihalla – Phase 2
Les activités prévues dans le plan de mobilisation pour la deuxième phase comprenaient les suivantes :
- Entretenir la communication au moyen d’un court bulletin d’information trimestriel visant à fournir des mises à jour sur les travaux du projet, à solliciter des commentaires et à entretenir les liens
- Planifier, animer et rendre compte des réunions virtuelles avec les communautés
- Transmettre les cartes préliminaires et communiquer les méthodes, les hypothèses et les constatations
- Communiquer les renseignements sur le processus et les prochaines étapes
- Recueillir des commentaires et des contributions sur les cartes et le rapport avant de terminer les livrables
- Répondre aux questions des communautés et fournir des éclaircissements par courriel ou lors de réunions virtuelles supplémentaires
- Soutenir le Conseil du bassin du Fraser dans l’administration du financement de participation pour les Premières Nations.
Résultat
Les communautés ont fourni des renseignements techniques, demandé des modifications terminologiques visant à mieux refléter l’histoire locale et à centrer les termes clés sur les personnes, demandé des précisions sur les renseignements communiqués par les cartes et exprimé leur intérêt à recevoir les cartes définitives en format numérique ainsi que des documents d’accompagnement en langage clair afin d’en faire part à l’ensemble des communautés. Les contributions et les commentaires reçus des communautés participantes contribueront à garantir que les cartes leur fournissent des renseignements clairs et pertinents nécessaires à la mise en œuvre des prochaines étapes, comme la planification d’urgence, l’atténuation des inondations ou d’autres initiatives communautaires.
NHC a constaté (NHC, 2023; 2025) une grande appréciation du travail accompli tout au long du projet et une confiance dans les produits livrés. Les gouvernements locaux et les Premières Nations ont généreusement consacré du temps, fourni des rapports antérieurs et partagé leurs connaissances communautaires afin de soutenir l’élaboration des cartes. À la fin de la première phase, NHC a constaté que le protocole d’intendance de l’information était essentiel, car les connaissances locales sur les inondations passées et la vulnérabilité aux inondations font partie du savoir autochtone. Au fil des discussions avec les Premières Nations, il a été décidé de fournir des livrables numériques modifiables, ainsi que des livrables en format PDF, ce qui signifiait que NHC n’ajouterait pas l’information appartenant aux communautés (c.-à-d. sur les sites du patrimoine culturel et les lieux de sépulture) à la version définitive des cartes numériques, mais permettrait aux communautés de le faire.
Cette capacité de façonner la version définitive des produits numériques pour refléter les besoins des communautés et les priorités régionales soutenait la souveraineté des données et l’intendance du savoir autochtone. Les communautés participantes se sont impliquées de façon continue tout au long du projet d’une durée de trois ans, consacrant du temps, fournissant des renseignements et offrant leurs ressources. Le financement de participation était important pour souligner le temps consacré par les participants et reconnaître leur engagement continu.
Ressources supplémentaires
Consulter ces ressources pour en savoir plus sur la façon dont le Conseil du bassin du Fraser coordonne l’initiative BC Floodplain Mapping (Conseil du bassin du Fraser, 2026) et sur la façon dont une meilleure préparation aux inondations aidera à protéger les communautés de la Colombie-Britannique (gouvernement de la Colombie-Britannique, 2023; en anglais seulement).
7.2. Étude de cas : Étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes
La mobilisation en ligne et en personne permet la validation des nouvelles cartes des aléas d’inondation et crée un espace de discussion communautaire sur la réduction des risques d’inondation.
La Direction des ressources en eau (DRE) du gouvernement du Yukon a demandé des cartes des aléas d’inondation pour la région de Southern Lakes, qui comprend des communautés et des terres visées par le règlement des Premières Nations situées autour des lacs Laberge, Nares, Bennett et Tagish et de Marsh Lake. En 2024, la DRE a fait appel à une société de conseil locale afin de mobiliser le public au moyen d’un outil de visualisation de cartes en ligne avec un forum de discussion, d’un sondage en ligne et de plusieurs activités portes ouvertes en personne, tout en rencontrant des représentants des Premières Nations locales. L’objectif de la mobilisation était de valider l’étendue des inondations modélisées et d’intégrer les commentaires dans la version définitive des cartes des aléas d’inondation (Figure 8). Voir le Tableau 8 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 8. Caractéristiques de l’étude de cas de l’étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes.
| Étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|

Figure 8. Processus de l’étude de la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes (gouvernement du Yukon, 2024a).
Version texte
Un diagramme de processus horizontal montrant les étapes de la production de cartes définitives des aléas d’inondation. Une seule flèche horizontale bleue va de gauche à droite.
À gauche, l’étape 1 est intitulée « Lancement du projet et collecte de données ». Il est marqué par un petit cercle vert positionné sur la ligne horizontale.
À droite, l’étape 2 s’intitule « Analyse des données et production de cartes préliminaires ». Cette étape est indiquée par un cercle bleu sur la même ligne.
Entre l’étape 2 et l’étape 3, un encadré rectangulaire à coins arrondis au-dessus de la ligne indique « Mobilisation du public pour cartes préliminaires ». Une ligne orange verticale relie cette étiquette à la chronologie.
Ensuite, l’étape 3 s’intitule « Rapport de synthèse des résultats et production des cartes définitives ». Cette étape est marquée par un cercle orange sur la ligne.
À l’extrême droite, la flèche pointe vers un encadré rectangulaire pointillé orange intitulé « Cartes définitives des aléas d’inondation ».
Mobilisation
Le gouvernement territorial a recueilli les commentaires du public au moyen de consultations, permettant aux résidents de donner leur avis sur les cartes préliminaires des aléas d’inondation produites par la société d’ingénierie KGS Group. Ces cartes ont été téléversées sur le site Web sur les inondations du gouvernement du Yukon, un portail accessible au public qui contient toutes les cartes des aléas d’inondation du territoire. À l’aide d’un outil de visualisation de cartes en ligne, les membres des communautés ont pu consulter les cartes préliminaires, soumettre des commentaires dans un forum de discussion et télécharger les cartes. Des commentaires ont également été recueillis au moyen d’un sondage en ligne. Un communiqué de presse publié sur le site Web du gouvernement et des annonces sur les médias sociaux ont permis d’informer les résidents de cette occasion de mobilisation. Cela visait à informer le public sur le projet, à diriger les gens vers le site Web sur les inondations et à fournir des renseignements sur quatre activités portes ouvertes tenues dans la région.
Des activités portes ouvertes ont eu lieu au centre Haa Shagóon Hídi à Carcross, au Centre communautaire de Marsh Lake à Marsh Lake, à la caserne de pompiers d’Hootalinqua, près du lac Laberge et au Centre communautaire de Tagish à Tagish. Divers produits ont été utilisés afin de communiquer des concepts et des renseignements aux membres des communautés, y compris des illustrations et des cartes (Figure 9). Les membres des communautés ont été invités à faire part de leurs connaissances locales et de leurs expériences vécues, en émettant des commentaires sur la précision avec laquelle les niveaux et l’étendue des inondations modélisées dans les cartes préliminaires reflétaient leurs observations sur les inondations passées, y compris les inondations de 2021 (Figure 10) et de 2022. Les participants ont donné leur avis sur la clarté et la lisibilité des cartes, soulignant l’importance de présenter clairement les données dans les communications sur les risques. Les activités portes ouvertes ont également permis aux membres des communautés de poser des questions, de faire part de leurs observations et leurs expériences et d’exprimer leurs besoins et leurs préoccupations sur des sujets connexes, comme les stratégies d’atténuation des inondations, l’intervention en cas d’urgence, le contexte historique, la valeur des propriétés, l’érosion du littoral, l’évolution des conditions environnementales et les préoccupations pour l’avenir.

Figure 9. Utilisation d’illustrations pour améliorer la compréhension du public (gouvernement du Yukon, 2024b).
Version texte
Une illustration de style dessin animé dans la langue originale anglaise. Le titre se traduit « Qu’est-ce qu’une carte des zones inondables? », et est affiché sous un en-tête bleu sarcelle avec le mot-symbole Yukon avec son icône de soleil stylisée.
En haut au centre, une personne tient une grande carte des zones inondables. La carte montre une rivière, des terres environnantes, des bâtiments et des zones inondables marqués de couleurs et de symboles différents. Une légende sur la carte identifie les entités cartographiées et les informations relatives aux inondations.
Des bulles de texte et des légendes numérotées expliquent les concepts clés. Un appel indique qu’une carte des inondations montre les zones touchées par des inondations qui devraient se produire pendant un certain niveau d’eau ou scénario d’inondation. Un autre appel explique que les niveaux d’eau passés sont mesurés et enregistrés.
La moitié inférieure de l’image montre une coupe transversale d’une rivière et d’une zone forestière environnante. Les arbres bordent les berges et les lignes pointillées indiquent l’étendue des inondations dans le paysage. Le texte indique que les marques de hautes eaux sur les arbres ou les structures indiquent des inondations passées.
Plusieurs outils de mesure sont illustrés près de la rivière avec deux personnes qui travaillent. Il s’agit notamment d’un capteur de niveau d’eau placé dans la rivière, d’une station de surveillance en temps réel installée dans une petite structure sur la rive et d’un trépied de relevé avec l’équipement utilisé par un arpenteur sur le terrain. Un bâton de mesure verticale étiqueté « mesures de jauge » se trouve dans la rivière pour indiquer la hauteur de l’eau.
Un autre rappel explique que ces données sont combinées pour estimer les niveaux d’eau lors d’événements tels qu’une inondation qui se produit une fois tous les 200 ans, et que les niveaux d’eau observés sont ensuite indiqués sur la carte. Une étiquette finale indique l’utilisation des connaissances locales et autochtones dans le cadre du processus de cartographie.

Figure 10. Comparaison de l’étendue de l’inondation de 2021 et de la probabilité de dépassement annuel (PDA) de 1 % à Tagish (gouvernement du Yukon, 2024c).
Version texte
Une comparaison côte à côte d’images cartographiques aériennes montrant une traversée de rivière et les terres environnantes, divisées horizontalement en deux sections.
La moitié supérieure montre une image satellite d’une rivière traversée par un pont de gauche à droite. Des routes, des bâtiments dispersés et des zones boisées sont visibles des deux côtés de la rivière. Sur cette image, des lignes pointillées indiquent les zones étiquetées qui se traduisent par « Étendue approximative de l’inondation ».
La moitié inférieure montre une vue aérienne similaire de la même zone, mais avec une superposition colorée couvrant de grandes portions de terre près de la rivière et des terres humides. Le pont, les routes et le développement à proximité restent visibles sous la superposition.
Le gouvernement du Yukon a sollicité la participation des Premières Nations dès le début du projet afin de s’assurer que les limites des cartes englobaient les zones d’importance. Le gouvernement du Yukon a envoyé des avis officiels aux gouvernements de la PNCT, du CTK et de la PNKD. Des réunions ont eu lieu avec des représentants du personnel du Service des terres, des ressources et du patrimoine du CTK et de la PNKD. La DRE s’est engagée à poursuivre la collaboration afin de soutenir les trois Premières Nations locales dans l’aménagement du territoire et les activités supplémentaires de cartographie des zones inondables sur leurs territoires.
Résultat
Les séances de mobilisation ont suscité des conversations productives sur la réduction des risques d’inondation et les commentaires reçus ont amélioré la présentation de l’information sur les cartes. Les commentaires du public ont été intégrés aux cartes définitives mises à jour des aléas d’inondation, qui ont depuis été publiées sur le site Web sur les inondations. La DRE a également répondu aux demandes de renseignements sur les données et la méthodologie utilisées afin de préparer les cartes, s’engageant à publier des résumés techniques et en langage clair pour une transparence accrue. En plus du travail en cours avec la PNCT, le CTK et la PNKD, la DRE prévoit de continuer à collaborer avec les conseils consultatifs locaux, en transmettant les renseignements aux communautés et en répondant aux questions de suivi. Le processus de mobilisation et les commentaires reçus ont été consignés par la DRE (gouvernement du Yukon, 2024a) dans un rapport de synthèse des résultats, dont le lien figure ci-dessous.
Ressources supplémentaires
Pour en savoir plus sur le processus de mobilisation du public, consulter le rapport de synthèse des résultats (gouvernement du Yukon, 2024a; en anglais seulement) et lire le résumé en langage clair sur la cartographie des aléas d’inondation dans la région de Southern Lakes (2024b; en anglais seulement), qui comprend des illustrations graphiques et d’autres renseignements sur les risques communiqués au public et utilisés par l’équipe de projet.
7.3. Étude de cas : Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk
Surveillance communautaire du climat pour améliorer la planification des mesures d’adaptation locales
Le Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk (PRCCT) est une initiative lancée en 2018 par la Tuktoyaktuk Community Corporation, à Tuktoyaktuk, dans les Territoires du Nord-Ouest (Figure 11). Afin de faire face aux défis croissants liés à l’érosion côtière, au dégel du pergélisol et à l’augmentation des inondations dues aux changements climatiques, le projet mobilise les membres de la communauté inuvialuite locale pour observer et mesurer les changements environnementaux. Grâce à un financement d’amorçage fourni par RCAANC et à un soutien supplémentaire reçu dans le cadre du concours du Prix Inspiration Arctique (PIA) 2021, le PRCCT se concentre sur la diffusion des connaissances scientifiques et locales afin de renforcer la résilience climatique et de préparer les communautés à la prise des futures décisions. Voir le Tableau 9 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 9. Caractéristiques de l’étude de cas du Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk.
| Projet de résilience climatique de la collectivité de Tuktoyaktuk | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|

Figure 11. Tuktoyaktuk, située sur une péninsule dans la mer de Beaufort, connaît une perte rapide de terres en raison des processus d’érosion côtière et de l’élévation du niveau de la mer (projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation, 2019a).
Version texte
Vue aérienne de Tuktoyaktuk, une petite collectivité côtière située sur une étroite bande de terre s’étendant en eaux libres. Le relief s’incurve vers l’extérieur, formant une péninsule ou une barrière qui sépare les eaux calmes et peu profondes à gauche des eaux libres plus grandes à droite.
Plusieurs petits bâtiments et maisons sont regroupés près du centre du pays, reliés par des routes ou des chemins. Une végétation clairsemée et un sol nu sont visibles dans toute la péninsule, avec des roches ou du sol près du rivage. Quelques petites îles basses ou des bancs de sable apparaissent dans l’eau à proximité.
La ligne d’horizon est visible au loin, là où l’eau rencontre un ciel couvert.
Mobilisation
Le PRCCT repose sur une approche de mobilisation multidimensionnelle qui comprend la collaboration et l’habilitation de la communauté par la science citoyenne et la participation des jeunes et des aînés.
Les membres de la communauté participent à la surveillance du climat. Les membres intéressés de la communauté reçoivent une formation (Figure 12 et Figure 13) sur diverses méthodes géospatiales et de collecte de données afin de soutenir la collecte, la gestion et la diffusion d’indicateurs environnementaux, comme l’épaisseur de la glace, la profondeur du pergélisol, la température de l’air, la température de l’eau, les dates de feuillaison et de floraison des plantes, le rendement des récoltes, les dates de formation et de fonte de la glace, et la distance entre les terres et la glace de mer. Les enjeux locaux sont également consignés dans le cadre du programme, comme l’érosion, les conditions météorologiques extrêmes et les inondations. L’inclusion de la communauté dans la recherche garantit la reconnaissance et l’intégration des besoins et des valeurs locaux dans les activités de surveillance et sur le terrain (Murray, 2019). Le travail de concert avec la communauté et l’établissement des priorités par celle-ci renforcent la collaboration et l’habilitation de la communauté.
Les partenariats avec l’école Mangilaluk et les jeunes gardes forestiers ont permis aux étudiants de participer à des activités de surveillance pratiques afin d’accroître leurs connaissances sur l’adaptation aux changements climatiques et de faire part de leurs idées. Les aînés ont participé en apportant leur savoir traditionnel et leurs observations sur les changements environnementaux, en fournissant un contexte aux données scientifiques et en assurant la pertinence culturelle des pratiques de surveillance (Tuktoyaktuk Community Corporation, 2018).

Figure 12. Affiche de recrutement en version originale anglaise pour l’atelier de formation sur la surveillance du climat du PRCCT, une initiative de perfectionnement des compétences dirigée par l’IRA (projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation, 2019b).
Version texte
Une affiche annonçant en version originale anglaise d’une activité de formation. En haut au centre se trouve un logo circulaire avec des personnages illustrés et on peut lire le texte traduit « société communautaire de Tuktoyaktuk ». Le titre principal sous le logo se traduit « atelier de formation sur les moniteurs climatiques ». Un sous-titre en dessous se traduit : « pour le projet de résilience climatique de la communauté de Tuktoyaktuk ».
Sous les titres, plusieurs questions s’affichent. Elles se traduisent par :
• « Le changement climatique vous intéresse-t-il? »
• « Aimeriez-vous travailler avec des chercheurs à l’avenir? »
• « Aimez-vous être sur la terre? »
Un paragraphe en dessous indique que les organisateurs recherchent des moniteurs de climat occasionnels pour former et employer. Il note que les personnes intéressées par l’atelier de trois jours recevront une formation pratique et que tout l’équipement nécessaire sera fourni. Le texte explique que les participants apprendront à manipuler les appareils GPS, à mesurer la température, l’épaisseur de la neige et l’épaisseur de la glace et à effectuer des mesures de la couche active.
Au bas de la page, des renseignements sur l’admissibilité apparaissent sous la rubrique traduite « QUI? », indiquant que toute personne âgée de 14 ans et plus et intéressée par la surveillance du climat peut présenter une demande, jusqu’à un maximum de 10 personnes.

Figure 13. Atelier de collecte de données tenu avec des membres de la communauté (IRA, 2021).
Résultat
La collecte de données communautaire (Figure 14) permet une collecte de données à long terme, continue et fiable. L’intégration du savoir traditionnel aux méthodes scientifiques produit des ensembles de données complets sur les indicateurs climatiques, renforçant ainsi la prise de décision locale. Les données recueillies dans le cadre du projet ont appuyé les discussions locales sur l’emplacement de nouvelles infrastructures et la planification des mesures d’adaptation. Par exemple, les données obtenues dans le cadre du PRCCT ont été utilisées pour fournir une brève évaluation du potentiel d’inondation et des conditions thermiques de deux sites proposés pour le Centre des arts et de la culture de Tuktuyaaqtuuq.
Les données recueillies par la communauté orientent les stratégies d’adaptation aux changements climatiques locaux et régionaux, comme le relogement potentiel de la communauté en raison de l’érosion côtière, et garantissent des discussions fondées à la fois sur des données scientifiques et les valeurs de la communauté. La réussite du PRCCT sert de modèle pour d’autres communautés autochtones et nordiques confrontées à des défis climatiques semblables, en démontrant les avantages des approches communautaires.

Figure 14. Les méthodes de collecte de données communautaires, comme l’échantillonnage du pergélisol (à gauche) (projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation, 2019c), ont contribué à une évaluation géophysique préliminaire pour le Centre des arts et de la culture de Tuktuyaaqtuuq. Des cartes ont été produites afin de montrer les conditions de dégel saisonnier (à droite), les niveaux d’eau associés aux ondes de tempête et le profil de température du sol (Whalen et al., 2022).
Version texte
Deux panneaux côte à côte présentent des mesures de terrain et des résultats cartographiques liés à l’épaisseur de la couche active du pergélisol.
Le panneau de gauche montre une photographie en gros plan d’un équipement de mesure installé dans une zone de végétation basse. Une sonde verticale est enfoncée dans le sol, entourée d’arbustes et de mousses. Une barre blanche horizontale est fixée à la tige verticale à mi-hauteur. La surface du sol paraît irrégulière et couverte de végétation.
Le panneau de droite présente une carte aérienne en couleurs intitulée « Épaisseur de la couche active en août 2022 ».
Une légende utilise huit couleurs pour représenter l’épaisseur de la couche active, le rouge représente de 0,35 à 0,45 m, l’orange de 0,45 à 0,50 m, le jaune foncé de 0,50 à 0,55 m, le jaune pâle de 0,55 à 0,60 m, le vert pâle de 0,60 à 0,65 m, le turquoise pâle de 0,65 à 0,70 m, le bleu clair de 0,70 à 0,75 m et le bleu foncé de 0,75 à 0,80 m.
La carte montre deux zones polygonales situées de part et d’autre d’une route. Chaque polygone est coloré selon une échelle graduée allant du rouge et de l’orange au jaune, au vert et au bleu.
Des points noirs reliés par des lignes et identifiés comme « Profile line » (ligne de profil) traversent chaque polygone, indiquant les transects de mesure. Une flèche d’orientation indiquant le nord ainsi qu’une barre d’échelle graduée de 0 à 50 mètres figurent également sur la carte.
7.4. Étude de cas : Plan d’adaptation côtière de la baie de False Creek et défi de conception Sea2City
Une mobilisation multidimensionnelle alliant arts, culture et science
Depuis 2012, la Ville de Vancouver participe à un processus de planification des mesures d’adaptation côtière en plusieurs étapes visant à adapter à l’élévation du niveau de la mer les zones fortement urbanisées le long du fleuve Fraser, de la baie Burrard, de la baie English et de la baie de False Creek. Une composante clé de ces efforts a été le défi de conception Sea2City, un exercice de conception dans le cadre duquel la Ville a embauché des experts-conseils afin de travailler avec le personnel, les représentants des Premières Nations hôtes, le public, les jeunes et des experts techniques pour réimaginer, décoloniser et revitaliser le littoral de la baie de False Creek (Ville de Vancouver, 2022). Dans le cadre de son processus novateur de « planification fondée sur les valeurs », la Ville de Vancouver a élaboré un ensemble de principes de planification et de conception fondés sur les valeurs pour guider ses efforts d’adaptation côtière, lequel repose sur les perspectives autochtones communes des représentants des Premières Nations hôtes et sur les valeurs communautaires locales mises de l’avant lors de la mobilisation du public (Figure 15) (Ville de Vancouver, 2021b; 2022).
Des équipes multidisciplinaires d’architectes, de concepteurs, de planificateurs et de conseillers culturels ont collaboré avec le personnel municipal et des gouvernements des Premières Nations pour élaborer conjointement des visions communes de la conception de secteurs riverains résilients aux changements climatiques. Ces efforts ont permis la production de rendus et de représentations visuelles pour un éventail de mesures d’atténuation (Ville de Vancouver, 2022; Mithūn et coll., 2022). Le personnel municipal a également mobilisé les membres de la communauté et les parties intéressées au moyen d’une campagne de sensibilisation publique ciblée visant à accroître la sensibilisation aux risques et à recueillir des commentaires. Par une planification décoloniale et collaborative, la Ville de Vancouver cherchait à poser des gestes significatifs de réconciliation avec les dirigeants et le personnel des Premières Nations Musqueam, Tsleil-Waututh et Squamish. Voir le Tableau 10 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 10. Caractéristiques de l’étude de cas du plan d’adaptation côtière de la baie de False Creek et du défi de conception Sea2City.
| Plan d’adaptation côtière de la baie de False Creek et défi de conception Sea2City | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|

Figure 15. La mobilisation antérieure des Premières Nations hôtes (à gauche), des ateliers communautaires (au centre) et des activités portes ouvertes (à droite) ont permis de définir un ensemble de valeurs communautaires directrices qui ont orienté les phases subséquentes de la planification (Ville de Vancouver, 2018; 2021a).
Version texte
Un montage de trois photographies disposées côte à côte.
La photographie de gauche montre plusieurs participantes et participants assis autour d’une grande table à l’intérieur d’une salle. De grandes cartes imprimées et des photographies aériennes sont étalées sur la table, accompagnées de cahiers de notes et de feuillets autocollants. Une personne se tient debout et se penche au-dessus de la table. Un écran de projection affichant une présentation est visible à l’arrière-plan.
La photographie du centre montre un autre groupe réuni autour d’une table recouverte de cartes grand format et de documents. Certaines personnes se penchent vers l’avant pour examiner les détails des cartes. Un ordinateur portable est posé sur la table et une personne semble pointer ou faire un geste en direction des cartes. Des feuillets autocollants et du matériel d’écriture sont visibles.
La photographie de droite montre une personne debout devant un affichage mural comportant des affiches et des cartes. La personne semble consulter ou consigner de l’information à l’aide d’un appareil portatif.
Mobilisation
La planification des mesures d’adaptation côtière de la Ville de Vancouver repose sur une approche ascendante fondée sur les valeurs qui accorde la priorité aux expériences vécues locales, aux perspectives des jeunes et aux visions du monde autochtones (Ville de Vancouver, 2021b). Par un processus de mobilisation itératif et multidimensionnel, la Ville de Vancouver s’est associée aux Premières Nations hôtes, aux organismes communautaires, aux écoles, aux artistes locaux et aux milieux d’affaires pour maximiser la sensibilisation et la mobilisation communautaires, rejoignant plus de 2 000 résidents (Ville de Vancouver, 2021b; 2022).
Le personnel a informé les communautés en publiant des messages en ligne et en menant une campagne d’information publique ciblée afin d’accroître la sensibilisation aux risques. Les activités comprenaient la création d’un site Web dédié contenant des ressources en langage clair, des cartes interactives en ligne et un atlas cartographique (Figure 16) une campagne sur les médias sociaux, une série de vidéos qui se traduit « conversations en canot », un affichage dans les espaces publics achalandés le long de la baie de False Creek, des kiosques parapluie dans les centres communautaires, des conférences avec les étudiants et un cahier d’activités pour les jeunes (Ville de Vancouver, s.d.; 2020; 2025). La Ville de Vancouver s’est associée à des artistes et à des étudiants pour intégrer des spectacles et des installations artistiques afin de susciter l’intérêt du public et de rejoindre un public plus large.

Figure 16. Des représentations visuelles du paysage et des cartes d’inondation des zones à risque, présentées dans un « atlas cartographique », ont été utilisées pour accroître la sensibilisation du public aux risques (Ville de Vancouver, s.d.).
Version texte
Un montage de quatre panneaux.
Le panneau supérieur gauche montre une photographie aérienne d’un secteur urbain riverain densément construit, où de nombreux immeubles entourent un plan d’eau. Un grand titre se traduit « Adaptation côtière » et « Atlas de cartes – False Creek ».
Le panneau supérieur droit présente une représentation tridimensionnelle du paysage avec un titre qui se traduit « Parc Charleson – aujourd’hui ». L’image montre le littoral, des arbres, des sentiers et le plan d’eau adjacent identifié comme « False Creek ». Le niveau d’eau apparaît relativement bas.
Le panneau inférieur gauche présente une carte détaillée en vue de dessus du secteur de False Creek. Des zones colorées y représentent différents scénarios de niveau d’eau ou d’aléa d’inondation. Les rues, les voies navigables et les éléments du milieu urbain environnant sont visibles. Une légende indique les niveaux d’eau modélisés, et certaines rues apparaissent inondées.
Le panneau inférieur droit montre une autre représentation tridimensionnelle avec un titre qui se traduit « Parc Charleson – Estimation moyenne du niveau d’eau au rivage pour un événement de récurrence de 1 sur 500 ans dans les conditions actuelles ». Le niveau de l’eau le long du rivage est visiblement plus élevé que dans le panneau supérieur droit.
L’équipe de projet a consulté la communauté, tant virtuellement qu’en personne. La Ville de Vancouver a utilisé sa plateforme « Shape Your City » (qui se traduit par forme ta ville) existante afin de recueillir des commentaires en ligne, a hébergé un forum de discussion interactif en ligne et a créé une carte participative de la baie de False Creek permettant aux résidents de fournir des commentaires pour des sites précis (Ville de Vancouver, 2020). La Ville de Vancouver a également réalisé un sondage en ligne et organisé plusieurs activités portes ouvertes (Figure 17). Les équipes de conception de Sea2City ont fait appel à plusieurs groupes consultatifs : l’équipe consultative de la Ville, le groupe consultatif technique, le groupe consultatif communautaire et le Youth Adaptation Lab.
Les membres de la communauté ont participé par l’entremise d’ateliers de type « conversations communautaires » (Figure 18) tenus avec des groupes de voisinage et des organismes communautaires ainsi que par des séances sectorielles avec des gestionnaires d’installations, des propriétaires d’actifs et des exploitants d’infrastructures. La Ville de Vancouver s’est associée à CityHive pour offrir conjointement des ateliers de mobilisation des jeunes. La Ville de Vancouver a organisé conjointement sept ateliers et événements dont le titre se traduit par « Décolonisation et perspectives autochtones » avec les Premières Nations hôtes.
La Ville de Vancouver a collaboré avec des universités pour explorer davantage des approches novatrices de planification des mesures d’adaptation côtière. Les membres du personnel de la Ville ont participé en tant que « chercheurs de solutions » au projet qui se traduit « vivre avec l’eau » du Pacific Institute for Climate Solutions (PICS), travaillant avec un réseau interdisciplinaire de chercheurs, d’organismes à but non lucratif, de Premières Nations hôtes et d’autres gouvernements locaux afin de décoloniser l’espace des solutions d’adaptation côtière et de combler les lacunes régionales dans la gouvernance des risques d’inondation (Living with Water, s.d.). Grâce à cette collaboration, le personnel de la Ville de Vancouver a tiré des leçons des meilleures pratiques mondiales en matière d’approches d’atténuation novatrices (par exemple, les solutions fondées sur la nature, le retrait géré), a réfléchi et validé des idées et s’est associé à des chercheurs (PICS, 2024).

Figure 17. Une carte participative de la région de la baie de False Creek (à gauche) et des sondages ont été utilisés pour cerner les valeurs locales (à droite) (Ville de Vancouver, 2020; 2021a).
Version texte
Deux panneaux en langue originale anglaise présentant les commentaires et les priorités de la communauté.
Le titre du panneau de gauche se traduit « Zone inondable de False Creek ». Il comprend un texte explicatif remerciant les participantes et participants d’avoir partagé les lieux, les caractéristiques et les valeurs qui revêtent une importance particulière dans le secteur de False Creek. Le texte précise que les zones en bleu foncé sur la carte représentent les inondations observées dans les conditions actuelles, tandis que les zones en bleu pâle illustrent les inondations prévues à l’horizon 2100 dans un scénario comprenant une élévation du niveau de la mer de 1 mètre.
Sous ce texte se trouve une interface cartographique interactive. Des fiches de commentaires associées à des repères géographiques sont superposées à la carte. Ces fiches contiennent de courts témoignages décrivant des endroits utilisés pour les loisirs, fréquemment visités ou appréciés pour leurs installations, telles que les marinas et l’accès au rivage. Chaque fiche comprend une icône d’utilisateur, une indication temporelle, par exemple « il y a 5 ans », ainsi qu’une catégorie thématique, comme les loisirs ou l’utilisation fréquente.
Le panneau de droite présente un diagramme à barres horizontales avec comme titre traduit Quels domaines d’impacts ou valeurs communautaires vous préoccupent le plus ? Les catégories inscrites sur l’axe vertical se traduisent : communautés et population, santé et sécurité, environnement, infrastructures et transport, économie locale et régionale, loisirs et culture et patrimoine.
Chaque catégorie est représentée par une barre segmentée en plusieurs couleurs indiquant différents niveaux de priorité. Le graphique utilise une échelle de couleurs allant du bleu foncé au rouge pour représenter les niveaux de priorité accordés aux différentes valeurs communautaires. Les teintes de bleu correspondent aux priorités les plus élevées, tandis que les teintes de jaune, d’orange et de rouge représentent des priorités plus faibles. L’axe horizontal est gradué de 0 à 100 %.
Les catégories communautés et population, santé et sécurité, environnement et infrastructures et transport présentent une proportion importante de segments bleus et verts. Les catégories loisirs et culture et patrimoine comportent une plus grande proportion de segments jaunes, orange et rouges.

Figure 18. Lors d’un atelier de conversation communautaire, les participants ont exploré des options d’atténuation potentielles au moyen de tableaux blancs virtuels (Ville de Vancouver, 2021a).
Version texte
Deux diagrammes conceptuels côte à côte illustrant des approches contrastées d’adaptation aux inondations côtières pour un secteur riverain urbain. Les deux diagrammes montrent le même pâté de maisons stylisé avec des bâtiments, des rues, des rives et des plans d’eau adjacents, vus d’un point de vue élevé.
Le titre du diagramme de gauche se traduit « Accommoder ». L’image montre des bâtiments le long du front de mer. Le littoral comprend des bords surélevés, des zones naturalisées et des canaux d’eau intégrés au paysage urbain. De nombreuses notes en couleur sont placées tout au long du diagramme.
Le titre du diagramme de droite se traduit « Déplacer/éviter ». L’image montre un rivage remodelé avec moins ou pas de bâtiments dans les zones les plus proches de l’eau. Le développement semble plus en retrait, tandis que le front de mer est converti en reliefs naturalisés, en zones humides et en espaces verts ouverts. Le diagramme comprend des notes de couleur similaire.
La Ville de Vancouver a collaboré avec les Premières Nations hôtes, signant un protocole d’entente en 2020 et travaillant avec les dirigeants, le personnel et les conseillers culturels pour créer conjointement une vision de la résilience du littoral qui reflétait les valeurs et les priorités des Salish de la Côte (Ville de Vancouver, 2021a). Afin d’accorder la priorité aux perspectives des jeunes dans le processus décisionnel, la Ville de Vancouver s’est associée à CityHive pour diriger le Youth Adaptation Lab, qui visait à inspirer les jeunes à devenir des champions du climat, en les impliquant dans un dialogue orienté vers l’action et des activités de résolution de problèmes avec des experts et des mentors et en leur permettant d’offrir des perspectives qui seront intégrées aux processus d’adaptation continus de la Ville de Vancouver (CityHive, 2022).
Les « collaboratoriums » étaient une autre composante clé du défi de conception Sea2City, favorisant la collaboration entre les équipes de conception multidisciplinaires, le personnel municipal, les experts techniques, les conseillers culturels, les représentants des Premières Nations hôtes et les jeunes. Ces séances visaient à participer à la résolution interactive de problèmes, à créer conjointement des solutions d’adaptation novatrices, à intégrer le savoir autochtone, à favoriser la pensée interdisciplinaire et à participer à une série d’activités d’apprentissage pratiques (Ville de Vancouver, 2022). Ces séances ont permis de s’assurer que les concepts définitifs étaient ancrés dans les connaissances et les priorités locales et ont permis aux concepteurs, aux planificateurs et aux architectes du projet d’intégrer les contributions du public (Ville de Vancouver, 2022).
Résultat
La nature itérative de la mobilisation de la Ville de Vancouver avec divers détenteurs de connaissances et partenaires se reflète dans les concepts définitifs de Sea2City et les leçons apprises du projet (Ville de Vancouver, 2022). Grâce à un processus pluriannuel primé, la Ville de Vancouver a intégré la cartographie des zones inondables et l’évaluation des risques à des activités de sensibilisation et de mobilisation qui ont impliqué les membres des communautés de manière transparente, créative et inclusive. Dans le cadre du processus de conception, l’équipe du projet Sea2City a créé conjointement un langage et des cadres d’adaptation décoloniaux, élaboré des représentations visuelles paysagères, défini la portée des futures mesures d’atténuation et fourni un cadre d’orientation sur les principes d’adaptation côtière à intégrer dans la stratégie d’adaptation climatique plus large de la Ville de Vancouver (Ville de Vancouver, 2022; 2024). Cette mobilisation multidimensionnelle et cette combinaison d’arts, de culture et de science sont utilisées afin de déterminer les mesures prioritaires pour la prochaine phase d’élaboration et de mise en œuvre de projets pilotes (Figure 19) (Ville de Vancouver, 2022).
Ressources supplémentaires
Consulter le plan d’adaptation de la Ville de Vancouver à l’élévation du niveau de la mer, y compris les plans Coastal Adaptation : False Creek et Coastal Adaptation Plan : Fraser River Foreshore (en anglais seulement) de la Ville, pour en savoir plus.

Figure 19. Les équipes du projet Sea2City ont élaboré des représentations visuelles propres aux sites et proposé des projets pilotes harmonisés avec les valeurs des communautés (Ville de Vancouver, 2022).
Version texte
Un composite de quatre panneaux illustrant les visions actuelles et futures du parc Coopers et de l’adaptation du bord de l’eau.
Le panneau en haut à gauche, intitulé « Parc Coopers actuel », montre un parc riverain existant avec un sentier pédestre pavé, du gazon, des arbres et des immeubles de grande hauteur en arrière-plan le long du rivage.
Le panneau en haut à droite intitulé « Parc Coopers futur (2100 et ensuite) » montre un rendu conceptuel d’un bord de l’eau transformé. Les rives naturalisées, les zones d’eau peu profonde, la végétation et les personnes qui empruntent les trottoirs de bois et les sentiers sont visibles. Les bâtiments restent en arrière-plan.
Le panneau inférieur gauche est une vue axonométrique et transversale illustrée montrant un bord de bord de l’eau redessiné. Des sentiers surélevés, des paysages en terrasses, des canaux d’eau et des zones plantées sont intégrés aux bâtiments. Une flèche jaune parcourt le relief.
Le panneau inférieur droit est une illustration conceptuelle intitulée « Passerelle flottante et île d’habitat ». Elle montre une plate-forme flottante avec une balustrade reliée à des îles flottantes végétalisées. Des gens se tiennent debout sur la passerelle tandis que des oiseaux et la vie aquatique sont représentés dans et autour de l’eau en contrebas.
7.5. Étude de cas : Cartographie des zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville
Les réunions publiques offrent aux résidents une occasion précieuse de faire part de leurs préoccupations et permettent au personnel municipal d’écouter, de comprendre et de répondre
Les cartes des zones inondables et les règlements d’aménagement pour les rivières Sackville et Little Sackville ont été élaborés dans les années 1980. Comme dans de nombreuses villes et municipalités canadiennes, les changements dans l’utilisation des terres et les régimes météorologiques modifient les zones à risque d’inondation, rendant les cartes des zones inondables existantes désuètes. En 2018, la municipalité régionale de Halifax (MRH) a entamé le processus législatif visant à mettre à jour les politiques et les règlements sur l’utilisation des terres relatifs aux zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville, en se fondant sur une étude des zones inondables réalisée en 2017 par CBCL Limited Consulting Engineers. En 2024, une nouvelle étude des zones inondables a été réalisée par DesignPoint Engineering and Surveying, en fonction des commentaires reçus du public lors des activités portes ouvertes et des réunions tenues en 2018.
L’étude des zones inondables de 2024 intégrait de nouvelles données d’arpentage et hydrauliques, ainsi que de nouvelles données lidar et un modèle numérique d’élévation (MNE) qui étaient devenus disponibles après l’étude réalisée en 2017. S’appuyant sur l’étude et le modèle de 2017, l’étude de 2024 de DesignPoint comprenait des cartes des zones inondables pour les crues de 1/20 et de 1/100 avec des prévisions des changements climatiques jusqu’en 2100. Voir le Tableau 11 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 11. Caractéristiques de l’étude de cas sur la cartographie des zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville.
| Cartographie des zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|
Mobilisation
En août 2024, la MRH a tenu six séances d’information publique sur deux jours afin d’informer les résidents des résultats des cartes des zones inondables mises à jour, des projets de règlement et de les consulter. Trois lettres d’invitation ont été envoyées à plus de 2 655 propriétaires, résidents, locataires, entreprises (par exemple, centre commercial Bedford Place) et organismes (par exemple, Sackville Rivers Association) dont les propriétés étaient situées en tout ou en partie dans les zones visées par les cartes des zones inondables mises à jour. Des messages d’intérêt public ont été envoyés aux stations de radio et de télévision locales. Les entreprises, les organismes, les résidents et les propriétaires ont également reçu des invitations ouvertes à rencontrer l’équipe de projet de la MRH afin de poser des questions ou de faire part de leurs préoccupations.
Les trois premières réunions ont eu lieu le 21 août 2024 à Bedford et les trois réunions suivantes ont eu lieu le 28 août 2024 à Lower Sackville, en Nouvelle-Écosse. Avant chaque réunion, une activité portes ouvertes permettait aux participants de consulter des affiches contenant des renseignements sur le bassin hydrographique des rivières Sackville et Lower Sackville, les études des zones inondables de ces rivières et les projets de règlement proposés. Cela offrait aux participants l’occasion de poser des questions au personnel de la MRH. À la suite des activités portes ouvertes, les réunions commençaient par une présentation suivie d’une période de questions et de réponses durant laquelle les participants pouvaient poser des questions et obtenir directement des réponses de l’équipe de projet. Au total, 241 personnes ont participé aux réunions.
Les commentaires et les suggestions issus des réunions publiques ont été réunis dans un rapport de synthèse des résultats. De nombreuses préoccupations ont été soulevées lors des réunions, y compris des préoccupations générales concernant les inondations et leurs répercussions sur la communauté, les changements de valeur des propriétés, les limites à l’aménagement futur, l’accès à l’assurance ainsi que le calendrier et la hiérarchisation des mesures d’atténuation des inondations.
Résultat
Le nombre de propriétés situées dans la zone inondable de 1/20 est passé d’environ 500 selon les cartes des années 1980 à environ 900 dans les cartes de 2024, soulignant la nécessité de cartes d’inondation mises à jour afin d’aider à cerner et à communiquer les risques d’inondation (Figure 20). Un membre du personnel d’urbanisme de la MRH a souligné l’importance de la mobilisation afin d’informer l’équipe de projet des priorités du public et de l’aider à fournir des renseignements appropriés (MRH, 2025). Le personnel d’urbanisme de la MRH a également mentionné que, pour un projet de cette envergure, il est important de maintenir un processus ciblé en fournissant des renseignements clairs assortis de points précis sur lesquels le public est invité à se prononcer.
Le personnel de la MRH a utilisé les suggestions formulées lors des réunions publiques pour affiner et améliorer les politiques et les règlements proposés (Figure 21). Les nouveaux règlements désignent la zone inondable de 1/20 comme zone inondable principale, interdisant tout nouvel aménagement structurel qui obstruerait cette dernière ou poserait un risque pour la sécurité publique. Les aménagements non structurels, comme les sentiers, les parcs, les routes, les services publics et les stationnements, sont autorisés. En avril 2025, le conseil de la MRH a approuvé les zones inondables révisées, qui ont été intégrées aux documents d’aménagement municipal entrés en vigueur en mai 2025.

Figure 20. Cartes des aléas d’inondation de 1980 et de 2024 (MRH, 2024).
Version texte
Une comparaison côte à côte de deux cartes de zones inondables pour la même zone urbaine, affichées sur des images aériennes.
La carte de gauche s’intitule « Zone réglementée existante (années 1980) ». Elle montre un étroit corridor de zone inondable suivant une rivière à travers une zone aménagée. La zone inondable est principalement mise en évidence en bleu clair, avec un contour jaune. Les caractéristiques environnantes comprennent des rues résidentielles, des bâtiments et une zone commerciale appelée « Bedford Place Mall ». L’étendue de l’inondation semble limitée et suit de près le cours d’eau.
La carte de droite s’intitule « Résultat de la nouvelle modélisation de 2024 (Lidar et levés mis à jour) ». Elle montre la même zone, mais avec une étendue d’inondation beaucoup plus grande affichée en ombrage violet. La zone inondable mise à jour couvre des zones plus vastes des deux côtés du cours d’eau, s’étendant dans les quartiers résidentiels et autour du centre commercial Bedford Place. Un chenal aux contours plus foncés indique la voie d’écoulement principale.

Figure 21. Le projet de règlement sur les zones inondables des rivières Sackville et Little Sackville montré aux résidents (HRM, 2024).
Version texte
Carte réglementaire des zones inondables montrant les zones inondables proposées pour la région des rivières Sackville et Little Sackville. La carte est orientée avec une flèche du nord située en bas dans la légende.
La carte affiche les rues, les noms de quartiers et le réseau hydrographique en milieu urbain et suburbain. Les noms de lieux visibles comprennent Middle Sackville, Lower Sackville, Lucasville, Windsor Junction et Bedford. Les routes et les zones résidentielles sont indiquées en gris clair, tandis que les plans d’eau tels que les rivières et les lacs sont représentés en bleu clair.
Deux superpositions de zones inondables sont affichées le long des couloirs de la rivière. La zone proposée du canal de dérivation pour 1 événement de retour sur 20 est indiquée en bleu foncé et suit de près les principaux chenaux de la rivière. Autour de cette zone, la zone de superposition de la frange d’inondation proposée pour l’événement de retour de 1 sur 100 est représentée en violet, s’étendant plus loin dans les quartiers adjacents et les zones basses.
Une légende dans le coin inférieur gauche identifie les deux zones inondables proposées par couleur et période de retour.
7.6. Étude de cas : Plan intégré de gestion des eaux pluviales d’EPCOR
Les résidents d’Edmonton aident à hiérarchiser les efforts d’atténuation des inondations
EPCOR est une société de services publics appartenant à la municipalité, basée en Alberta, qui fournit des services d’eau et d’énergie à la ville d’Edmonton. En 2017, EPCOR a pris en charge les services de gestion des eaux usées et des eaux pluviales de la Ville d’Edmonton (Rawluk et Méthot, 2024), lui permettant ainsi de surveiller la gestion de l’ensemble du cycle de l’eau (Clean50, 2026).
En raison de l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes et des risques d’inondation subséquents, EPCOR a entrepris de travailler avec les résidents, les entreprises, l’industrie et la Ville d’Edmonton afin d’élaborer un plan intégré de gestion des eaux pluviales (PIGEP). Les objectifs du plan (Ancel, 2021) étaient les suivants :
- Déterminer les secteurs d’Edmonton qui sont les plus susceptibles d’être touchés par des inondations causées par les eaux pluviales
- Élaborer des infrastructures de drainage et des programmes afin d’aborder efficacement ces risques
- Sensibiliser les propriétaires aux mesures possibles à prendre afin de réduire les risques.
Voir le Tableau 12 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 12. Caractéristiques de l’étude de cas du plan intégré de gestion des eaux pluviales d’EPCOR.
| Plan intégré de gestion des eaux pluviales d’EPCOR | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|
Mobilisation
En 2018, EPCOR a mené un sondage à l’échelle de la ville afin de consulter les citoyens sur leurs priorités et d’intégrer leurs commentaires au cadre de classement des risques selon quatre catégories : risques pour la santé et la sécurité, pour l’environnement, sociaux et financiers (EPCOR, 2018). Ce sondage d’opinion publique en ligne reposait sur des méthodes d’échantillonnage fiables sur le plan statistique pour évaluer et valider les préférences du public en matière d’atténuation et cerner les infrastructures qu’il souhaite le plus protéger contre les inondations (EPCOR, 2018).
En août 2018, 1 500 résidents d’Edmonton avaient répondu au sondage (Ancel, 2021). Les résultats du sondage ont montré que la plus grande priorité des résidents était la protection de la santé et de la sécurité (30 %) et la protection contre les risques sociaux (30 %) des inondations. Les risques financiers (25 %) et pour l’environnement (15 %) ont été classés comme moins importants et les risques réversibles, temporaires ou assurables ont été classés comme ayant une importance relative moindre (EPCOR, s.d.).
Les résultats du sondage ont été utilisés afin de déterminer les sous-bassins prioritaires pour les efforts d’atténuation des inondations. En fonction des priorités des résidents d’Edmonton établies dans le cadre du sondage, le plan a permis de cibler les secteurs à risque plus élevé à protéger (EPCOR, s.d.) :
- Hôpitaux, établissements de soins d’urgence et installations de services essentiels, comme les services d’incendie, de police et d’urgence et les services publics
- Personnes et organismes qui offrent du soutien aux populations vulnérables
- Risques pour la santé et la sécurité et risques sociaux des inondations pour l’ensemble de la ville.
EPCOR a basé l’élaboration du plan sur des études techniques existantes, des modèles climatiques et de gestion des eaux pluviales, des cartes d’inondation disponibles auprès du secteur de l’assurance et des relevés d’inondation et des registres d’entretien historiques pour déterminer le classement actuel d’exposition aux risques d’environ 1 300 sous-bassins d’eaux pluviales (EPCOR, 2018). Le classement des risques (Figure 22 et Figure 23) tenait compte des répercussions sur la communauté (aucune répercussion et répercussions négligeables, mineures, modérées, majeures et extrêmes) pour 5 scénarios de tempête (1/20, 1/50, 1/75, 1/100 et 1/200) et 4 aspects des risques (risques pour la santé et la sécurité, pour l’environnement, sociaux et financiers) (EPCOR, 2019).

Figure 22. Une analyse des risques des sous-bassins a été réalisée en déterminant le niveau d’exposition pour les quatre catégories de risques (risques pour la santé et la sécurité, pour l’environnement, sociaux et financiers) dans chacun des 5 scénarios de tempête (1/20, 1/50, 1/75, 1/100 et 1/200). Les résultats ont ensuite été cartographiés. L’exposition aux risques d’un sous-bassin reflète la présence potentielle de ce niveau de risques dans les limites du sous-bassin; cela ne signifie pas que chaque propriété est exposée au même niveau de risque dans le sous-bassin. Ci-dessus se trouvent les cartes créées pour la catégorie de risques financiers dans les scénarios de tempête à récurrence de 1/20, 1/50 et 1/75 (EPCOR, 2018). Niveaux d’exposition aux risques : Rouge = risque élevé, orange = risque moyennement élevé, jaune = risque moyen, vert = risque moyennement faible, bleu = risque faible.
Version texte
Trois cartes côte à côte sous la rubrique « Risques financiers », comparant les niveaux d’exposition au risque financier pour la même zone urbaine en utilisant trois scénarios de tempête : 1 sur 20, 1 sur 50 et 1 sur 75.
Chaque carte montre la ville divisée en petites parcelles, avec un code de couleur selon le niveau d’exposition au risque. L’échelle de couleurs est la suivante : le rouge indique un risque élevé, l’orange indique un risque moyen élevé, le jaune indique un risque moyen, le vert indique un risque moyen faible et le bleu indique un risque faible.
Sur la carte à gauche de 1 sur 20, la plupart des zones sont représentées en bleu et jaune, avec quelques zones orange et rouge concentrées près des couloirs centraux.
Sur la carte au centre de 1 sur 50, les zones rouges et orange augmentent considérablement, formant des grappes plus importantes dans les quartiers centraux et adjacents.
Sur la carte de droite de 1 sur 75, les couleurs sont plus dispersées, avec un mélange de zones jaunes, vertes et orange et moins de grappes rouges continues.

Figure 23. Les sous-bassins prioritaires ont été ciblés pour chaque catégorie de risque en fonction de l’exposition aux risques des infrastructures essentielles. Les résultats ont été combinés dans la carte de scénario de risque ci-dessus. La carte de scénario de risque montre la hiérarchisation des sous-bassins d’eaux pluviales pondérée en fonction des résultats du sondage d’opinion publique (risques pour la santé et la sécurité [30 %], risques sociaux [30 %], risques financiers [25 %] et risques pour l’environnement [15 %]). Des initiatives ciblées d’atténuation des inondations ont été ciblées pour les sous-bassins des groupes A à E. Les possibilités d’atténuation des inondations pour les sous-bassins des groupes F à H s’harmoniseront avec d’autres activités de construction planifiées (EPCOR, 2018).
Version texte
Une carte thématique d’une zone urbaine, illustrant les niveaux de risque par sous-bassin. Une note en haut à gauche indique « Dernière mise à jour de la carte octobre 2018 ». Une flèche vers le nord apparaît en haut à droite.
La légende classe les secteurs du territoire en huit groupes de sous-bassins, identifiés par des couleurs différentes et associés à des niveaux de risque variés.
Le sous-bassin A est représenté en bleu foncé et compte une zone. Le sous-bassin B est représenté en bleu et compte 9 zones. Le sous-bassin C est représenté en bleu pâle et compte 51 zones. Les sous-bassins A, B et C sont associés à la catégorie de risque élevé.
Le sous-bassin D est représenté en vert foncé et compte 39 zones. Le sous-bassin E est représenté en vert pâle et compte 66 zones. Le sous-bassin F est représenté en orange et compte 139 zones. Les sous-bassins D, E et F sont associés à la catégorie de risque moyen élevé.
Le sous-bassin D est représenté en vert foncé et compte 39 zones. Le sous-bassin E est représenté en vert pâle et compte 66 zones. Le sous-bassin F est représenté en orange et compte 139 zones. Les sous-bassins D, E et F sont associés à la catégorie de risque élevé.
Le sous-bassin G est représenté en beige, compte 543 zones et est associé à la catégorie de risque moyen.
Le sous-bassin H est représenté en blanc, compte 462 zones et est associé à la catégorie de risque moyen faible à faible.
La carte comprend les rivières et les chenaux qui traversent la région, les quartiers environnants. Les zones à risque plus élevé semblent davantage se concentrer autour du réseau hydrique, tandis que les catégories à risque plus faible couvrent la majorité de la superficie cartographiée. De larges portions du territoire sont en beige et plusieurs zones sont en blanc. Des regroupements de zones jaunes, vert pâle, bleu pâle et bleu foncé apparaissent surtout près de la rivière centrale. Les couleurs les plus foncées et les plus contrastées sont concentrées près des berges et de certains plans d’eau.
Résultat
En 2019, EPCOR a publié un PIGEP, un plan de 1,6 milliard de dollars sur 20 ans visant à atténuer les risques pour la santé et la sécurité, pour l’environnement, sociaux et financiers des inondations. Les principaux facteurs d’inondation abordés dans le PIGEP comprennent les points bas topographiques et les régimes de tempêtes. Le PIGEP vise à réduire les répercussions des inondations liées à ces facteurs par la mise en œuvre stratégique d’une combinaison d’infrastructures vertes et grises, de l’aménagement à faible impact et de programmes opérationnels. Le plan comprend cinq thèmes pour la réduction des inondations dans les quartiers d’Edmonton.
Plan intégré de gestion des eaux pluviales (PIGEP) d’Edmonton
Les cinq thèmes pour la réduction des inondations dans les quartiers d’Edmonton sont les suivants :
Ralentir – Ce thème vise à ralentir l’entrée des eaux pluviales dans le réseau hydrographique par leur absorption par les infrastructures vertes et leur rétention dans des bassins, créant ainsi de l’espace dans le système de collecte afin de pallier les événements pluvio-hydrologiques.
Déplacer – Ce thème vise à déplacer l’excès d’eau en toute sécurité loin des zones à risque, de manière rapide et efficace, en augmentant la capacité du réseau d’évacuation pour gérer le débit de pointe.
Sécuriser – Ce thème vise à sécuriser les propriétés individuelles dans les zones à risque plus élevé contre les refoulements d’égouts, les inondations par ruissellement et les inondations fluviales.
Prévoir – Ce thème vise à prévoir et à gérer le mouvement des eaux pluviales grâce à des capteurs intelligents et des technologies intégrés au système de collecte.
Intervenir – Ce thème vise à intervenir par la mise en œuvre rapide de barrières anti-inondation, de mesures de détournement de la circulation et de communications publiques pour protéger la vie, la sécurité et les biens.
Le PIGEP est un plan dynamique qui s’adaptera au fur et à mesure de la collecte de nouveaux renseignements et de l’évolution des besoins du public. En 2021, EPCOR a reçu le prix Clean50 du meilleur projet de l’année pour son PIGEP, reconnaissant l’innovation et la rentabilité du programme communautaire de protection contre les inondations. Le plan propose une approche intégrée de la résilience aux inondations qui combine l’infrastructure municipale, l’ingénierie et les valeurs communautaires et assure l’élaboration et la mise en œuvre transparentes du programme.
Ressources supplémentaires
Consulter le Stormwater Integrated Resource Plan primé (en anglais seulement) de la Ville d’Edmonton pour en savoir plus.
7.7. Étude de cas : Défi de la résilience aux inondations
Se préparer aux inondations à l’aide d’un jeu de rôle sérieux
Le défi de la résilience aux inondations (Flood Resilience Challenge ou FRC) est un jeu de rôle sérieux. Conçu en tant qu’outil éducatif et de mobilisation, il vise à approfondir les connaissances sur les inondations, à favoriser l’apprentissage social et à créer un espace sécuritaire pour explorer les stratégies de gestion des risques et de communication.
Le jeu du FRC repose sur une approche d’apprentissage interactif et expérientiel dans laquelle les participants assument les rôles de divers acteurs, comme des représentants gouvernementaux, des scientifiques, des assureurs, des promoteurs et des représentants des médias, pour aborder de façon collaborative des scénarios de risque d’inondation.
Le jeu dure de deux à trois manches, chacune comprenant quatre phases :
- Phase 1 – Choisir les mesures de gestion des risques d’inondation : les joueurs planifient en fonction de différents types d’inondations et interagissent pour décider des mesures de gestion des risques d’inondation à utiliser.
- Phase 2 – Évaluer les inondations : une inondation survient (six types au choix) et les joueurs réévaluent leurs décisions passées et élaborent des plans de gestion des inondations pour l’avenir.
- Phase 3 – Mettre à jour le budget : les joueurs calculent leurs pertes et leurs gains à la suite de l’inondation et préparent un nouveau budget pour la manche suivante.
- Phase 4 – Voter : les joueurs procèdent à un vote de confiance pour le maire ou la mairesse, le premier ministre provincial ou la première ministre provinciale et le premier ministre fédéral ou la première ministre fédérale en fonction de leurs interactions avec les politiciens et de leurs opinions sur les résultats de la manche.
À la fin, les participants réalisent un compte rendu de leurs stratégies et de leurs expériences, ce qui offre d’autres occasions d’apprentissage. Voir le Tableau 13 pour connaître les caractéristiques de l’étude de cas.
Tableau 13. Caractéristiques de l’étude de cas du défi de la résilience aux inondations.
| Défi de la résilience aux inondations | |
|---|---|
| Échelle |
|
| Aléa d’inondation |
|
| Niveaux de mobilisation communautaire |
|
| Composantes de la cartographie des zones inondables |
|
| Acteurs |
|
| Personnes mobilisées |
|
Mobilisation
Dans le processus de cartographie des zones inondables, le jeu du FRC peut être utilisé comme moyen d’approfondir la compréhension des participants sur les enjeux liés aux inondations afin d’obtenir des contributions plus nuancées et de renforcer la prise de décision collective. Le jeu du FRC est souvent basé sur la ville fictive de « Hydrason », ce qui permet aux participants d’explorer des problèmes socioenvironnementaux complexes et diverses perspectives dans un environnement peu stressant (Figure 24). Le jeu peut être utilisé comme activité d’ouverture avant un groupe de discussion, un atelier ou une réunion pour approfondir les connaissances des participants sur les inondations, favoriser la confiance et encourager l’interaction entre les participants. Il est également possible d’y jouer en ligne (Figure 25).
Le jeu peut également être utilisé comme activité de mobilisation au moyen de vraies cartes et de questions adaptées pour la consultation, l’implication, la collaboration et l’habilitation des participants à fournir des contributions, à élaborer conjointement des solutions et à diriger la prise de décision aux fins de l’établissement des priorités, de la collecte de données, de la communication de renseignements, du recensement des risques et de l’établissement des stratégies d’atténuation des inondations.

Figure 24. Des dirigeants communautaires et des propriétaires d’entreprises locales jouent au jeu du FRC à Cambridge, en Ontario, engageant un dialogue et apprenant des solutions d’atténuation des risques d’inondation en préparation du 50e anniversaire de la grande inondation de 1974 (équipe du FRC et Partners for Action, 2024).

Figure 25. Le jeu du FRC en version originale anglaise peut être réalisé en personne ou en ligne (FRC Game, 2023).
Version texte
Un graphique composite de type écran en langue originale anglaise montrant des éléments d’un outil numérique de prise de décision. La mise en page est encadrée par plusieurs panneaux disposés autour d’un titre central.
En haut au centre se trouve un logo circulaire portant la mention « FRC ». Sous le logo se trouve une rangée d’icônes rondes représentant différents rôles, actifs ou composants du système, tels que l’infrastructure, les bâtiments, les services et les éléments d’urgence ou environnementaux. Chaque icône est codée par couleur et visuellement distincte.
Au centre, en bas, un panneau se traduit « Progrès » montre quatre phases de projet et trois cycles. Les phases d’avancement énumérées comprennent le choix des mesures de lutte contre les risques d’inondation, la vérification des inondations, la mise à jour du budget et le vote. Les indicateurs de progrès indiquent les cycles et les phases qui ont été achevés. Les quatre autres éléments du graphique représentent les quatre phases du progrès.
Sur le côté gauche, un panneau se traduit « propriétaire de commerces locaux » aborde les mesures de risque d’inondation, affichant des informations sur le budget et la notation, y compris les coûts, les dépenses et les valeurs des dommages causés par les inondations. Le panneau ressemble à un tableau de bord avec du texte, des icônes et des indicateurs numériques.
En bas à gauche, un panneau de carte locale montre les rivières, les routes et l’utilisation des terres environnantes.
En bas à droite, un panneau d’options budgétaires énumère les mesures d’atténuation des inondations, telles que la protection des barrages, le développement restreint et la protection des zones humides. Chaque option comprend une brève description et les valeurs des coûts ou des avantages connexes indiquées par des symboles plus ou moins.
Sur le côté droit, un tableau de vote avec le titre traduit « Pour ou Contre » compare les réponses de différents décideurs, comme les niveaux municipal, provincial et fédéral, en utilisant des points groupés pour indiquer les positions relatives.
Répercussions et résultats
En simulant des scénarios réels, le jeu du FRC aide les communautés à participer de façon proactive et à réfléchir de manière critique à la planification de la résilience aux inondations, tout en favorisant une culture de préparation et de collaboration. Depuis sa création, le jeu du FRC a été utilisé partout au Canada et à l’échelle internationale, mobilisant plus de 700 participants de divers secteurs, y compris le gouvernement, le milieu universitaire, le secteur des ONG et le secteur privé. Le jeu a également été intégré à des programmes d’études universitaires, dont un cours de troisième année en génie à l’Université de Waterloo, améliorant la mobilisation des étudiants et leur compréhension des enjeux socioenvironnementaux complexes.
Le jeu du FRC s’est avéré efficace pour améliorer la compréhension des enjeux liés aux inondations et faciliter la discussion. Des participants issus de gouvernements régionaux ont indiqué que le jeu reflète les défis auxquels les fonctionnaires font face, comme l’équilibre des intérêts et la prise en compte des priorités plus larges de gestion des risques d’inondation.
Ressources supplémentaires
Consulter le Flood Resilience Challenge Game (FRC Game, 2023) et explorer The Flood Resilience Challenge Cambridge (équipe du FRC et Partners for Action, 2024) pour en savoir plus et constater la façon dont ce jeu de rôle sérieux est utilisé afin de favoriser le dialogue et la collaboration au sein des communautés.
Demander un atelier en personne ou en ligne par l’intermédiaire du centre CIFAL York (s.d.).
Références
Ancel, S. (16 juillet 2021). Stormwater integrated resource planning (SIRP). [Présentation au Friday Forum de l’IPSC]. https://www.iclr.org/wp-content/uploads/2021/07/ICLR-EPCOR-SIRP-July-2021.pdf
Applied Geomatics Research Group. (2017). Carte des risques d'inondation côtière maritime. Nova Scotia Community College. https://agrgims.cogs.nscc.ca/CoastalFlooding/Map/
Armitage, D., Berkes, F., Dale, A., Kocho-Schellenberg, E. et Patton, E. (2011). Co-management and the co-production of knowledge : Learning to adapt in Canada’s Arctic. Global Environmental Change, 21(3), 955-1004. https://doi.org/10.1016/j.gloenvcha.2011.04.006
Aslin, H. J. et Brown, V. A. (2004). Towards whole of community engagement : A practical toolkit. Murray-Darling Basin Commission. http://hdl.handle.net/1885/77450
Assemblée des Premières Nations. (2025). Protection de l’environnement et action en faveur du climat. https://afn.ca/fr/environnement/protection-de-lenvironnement-action-en-faveur-du-climat/
Association internationale pour la participation publique (AIP2). (2024). Spectrum du degré d’engagement du public de l’AIP2. https://cdn.ymaws.com/www.iap2.org/resource/resmgr/pillars/iap2_spectrum_2024.pdf
Atlas climatique du Canada. (2024). Savoirs autochtones. https://atlasclimatique.ca/autochtones
Banque mondiale. (2018). Social inclusion. https://www.worldbank.org/en/topic/social-inclusion
Belotti, G., Pustova, M. et Parent, M. (Août 2022). Virtual community engagement on climate change adaptation. Sustainability Scholars Program de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC). https://sustain.ubc.ca/sites/default/files/2022-002_Virtual%20Community%20Engagement%20on%20Climate_Belotti_Pustova_Parent%20v2.pdf
Bogdan, E. et Cottar, S. (2022). A serious role-playing game as a pedagogical innovation to strengthen flood resilience. Society and Technology Magazine de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE). https://doi.org/10.1109/MTS.2022.3197124
Bogdan, E. A., Roszko, A. M., Beckie, M. A. et Conway, A. (2021). We’re ready! Effectiveness of community disaster preparedness workshops across different community groups in Alberta, Canada. International Journal of Disaster Risk Reduction (55), 102060. https://doi.org/10.1016/j.ijdrr.2021.102060
Campaign for Trauma-Informed Policy and Practice. (s.d.). Resource center. https://www.ctipp.org/resource-center
Carmen, E., Fazey, I., Ross, H., Bedinger, M., Smith, F. M., Prager, K., McClymont, K. et Morrison, D. (2022). Building community resilience in a context of climate change : The role of social capital. Ambio, 51(6), 1371-1387. https://doi.org/10.1007/s13280-021-01678-9
CBCL Limited Consulting Engineers. (2017). Sackville rivers flood plain study – phase II. https://www.halifax.ca/media/61276
Centre autochtone de ressources environnementales. (s.d.). Land is memory. Water is sacred. All living things are connected. [Page d’accueil du site Web]. https://yourcier.org
Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations. (2025). Les principes de PCAP® des Premières Nations. https://fnigc.ca/fr/les-principes-de-pcap-des-premieres-nations/
Chatham House. (s.d.). Chatham House Rule. https://www.chathamhouse.org/about-us/chatham-house-rule
CIFAL York. (s.d.). Flood Resilience Challenge (FRC) serious game. Université York. https://www.yorku.ca/cifal/flood-resilience-challenge-frc-serious-game/
CityHive. (Août 2022). Youth Adaptation Lab : Accelerating coastal adaptation planning with youth in False Creek. https://vancouver.ca/files/cov/sea2city-youth-adaptation-lab-summary-report.pdf/
Clean50. (2026). SIRP – Edmonton’s stormwater integrated resource plan : EPCOR. https://clean50.com/projects/sirp-edmontons-stormwater-integrated-resource-plan-epcor/
Climigration Network. (2021). Lead with listening : A guidebook for community conversations on climate migration. https://www.climigration.org/guidebook
Cone, J., Rowe, S., Borberg, J., Stancioff, E., Doore, B. et Grant, K. (2013). Reframing engagement methods for climate change adaptation. Coastal Management (41), 345-360. https://doi.org/10.1080/08920753.2013.803926
Conseil du bassin du Fraser. (2026). BC floodplain mapping. https://www.fraserbasin.bc.ca/bc-wide-work/watersheds-water-resources/bc-floodplain-mapping/
Conseil national de recherches Canada (CNRC). (2012). Dam and levee safety and community resilience : A vision for future practice. The National Academies Press. https://doi.org/10.17226/13393
Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. (2025). Introduction : Adaptation and resilience. https://unfccc.int/topics/adaptation-and-resilience/the-big-picture/introduction
Cooke Insurance Group. (2017). Government of Canada reintroduces floodplain maps. https://cooke.ca/government-canada-reintroduces-floodplain-maps/
Darlington, C., Raikes, J., Henstra, D., Thistlethwaite, J. et Raven, E. K. (2024). Mapping current and future flood exposure using a 5 m flood model and climate change projections. Natural Hazards and Earth System Sciences, 24(2), 699-714. https://doi.org/10.5194/nhess-24-699-2024
DesignPoint Engineering and Surveying. (2024). Sackville rivers floodplain model updates – structure investigation and survey and updated mapping. https://www.halifax.ca/media/87444
Dufty, N. (2011). Engagement or education? Australian Journal of Emergency Management, 26(3), 35-39. https://knowledge.aidr.org.au/media/2705/ajem-26-03-08.pdf
Dulic, A., Schroth, O., Shirley, M. et Sheppard, S. (2011). Future Delta motivating climate change action grounded in place [article de conférence]. Dans Anacleto, J. C., Fels, S., Graham, N., Kapralos, B., El-Nasr, M. S. et Stanley, K. (éditeurs), Entertainment computing – ICEC 2011, Lecture Notes in Computer Science (vol. 6972). Springer. https://doi.org/10.1007/978-3-642-24500-8_24
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). (2023). Stratégie nationale d’adaptation du Canada. Gouvernement du Canada. https://www.canada.ca/fr/services/environnement/meteo/changementsclimatiques/plan-climatique/strategie-nationale-adaptation/strategie-complete.html
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC). (22 juillet 2013). Causes of flooding. https://www.canada.ca/en/environment-climate-change/services/water-overview/quantity/causes-of-flooding.html#icejams
EPCOR. (2019). Stormwater integrated resource plan (SIRP) – Capital and operational plan alternatives. https://www.epcor.com/content/dam/epcor/documents/construction-projects/flood-mitigation/2019_stormwater-integrated-resource-plan_utility-committee-report.pdf
EPCOR. (Octobre 2018). Stormwater integrated resource plan (SIRP) – Finalizing the risk framework. https://www.epcor.com/content/dam/epcor/documents/construction-projects/flood-mitigation/2018-10_stormwater-integrated-resource-plan_utility-committee-report.pdf
EPCOR. (s.d.). Our awards and recognition. https://www.epcor.com/ca/en/about/our-company/awards.html
Équipe du FRC et Partners for Action. (2 mai 2024). The Flood Resilience Challenge Cambridge. https://arcg.is/1y9Sm4
Fang, C., Hench, J., Daniels, C. et Walton, A. A. (2022). Centering equity in climate resilience planning and action : A practitioner’s guide. Série Climate-Smart Communities, vol. 3. Université Antioch. https://doi.org/10.25923/765q-zp33
Federal Emergency Management Agency. (2021). FEMA flood risk communication toolkit for community officials : Communication plan guide. https://www.fema.gov/sites/default/files/documents/fema_cx-toolkit-communications-plan-guide.pdf
FRC Game. (2023). Play your way to preparedness : Welcome to the Flood Resilience Challenge game. https://www.frcgame.com/
Geekiyanage, D., Fernando, T. et Keraminiyage, K. (2021). Mapping participatory methods in the urban development process : A systematic review and case-based evidence analysis. Sustainability, 13(16), 8992. https://doi.org/10.3390/su13168992
Gonzalez, R. (2019). The Spectrum of Community Engagement to Ownership. Movement Strategy Center. https://movementstrategy.org/resources/the-spectrum-of-community-engagement-to-ownership/
Gouvernement de la Colombie-Britannique. (21 avril 2023). Better flood preparation will help protect B.C. communities. BC Gov News. https://news.gov.bc.ca/releases/2023FOR0020-000569
Gouvernement du Canada. (28 mars 2022). Guide de la terminologie liée à l’équité, la diversité et l’inclusion. https://nos-langues.canada.ca/fr/publications/equite-diversite-inclusion-equity-diversity-inclusion-fra
Gouvernement du Yukon. (1er mai 2024c). Southern Lakes flood mapping study : Final report. https://map-data.service.yukon.ca/WRB_Flood_Maps/Southern_Lakes/Final%20RPT%20-%20Southern%20Lakes%20Flood%20Mapping%20Study.pdf
Gouvernement du Yukon. (2024a). Southern Lakes flood hazard mapping public engagement : What we heard. https://yukon.ca/sites/default/files/env/1._what_we_heard_report_-_southern_lakes_-_flood_hazard_mapping.pdf
Gouvernement du Yukon. (2024b). Southern Lakes flood hazard mapping. https://map-data.service.yukon.ca/WRB_Flood_Maps/Southern_Lakes/20241004-Southern_Lakes-Plain_language_summary.pdf
Hafferty, C., Pool, U. et Obani, P. (7 mai 2024). Should we stop using the word “stakeholder” in research? Impact of Social Sciences. https://blogs.lse.ac.uk/impactofsocialsciences/2024/05/07/should-we-stop-using-the-word-stakeholder-in-research/
Henstra, D. et Thistlethwaite, J. (2018). Flood risk mapping in Canada : Moving forward on a national priority. Centre for International Governance Innovation. https://www.jstor.org/stable/resrep24942
Henstra, D., Minano, A. et Thistlethwaite, J. (2019). Communicating disaster risk? An evaluation of the availability and quality of flood maps. Natural Hazards and Earth System Sciences, 19(1), 313-323. https://doi.org/10.5194/nhess-19-313-2019
Howard, S. C. et Sherren, K. (2023). Flood risk mapping in southwestern Nova Scotia : Perceptions and concerns. Canadian Geographies/Géographies canadiennes, 67(4), 499-512. https://doi.org/10.1111/cag.12836
Huynh, T. et Lueck, V. (14 février 2025). Mapping the future of flood resilience : A participatory guide for strengthening flood governance in B.C. Pacific Institute for Climate Solutions. https://pics.uvic.ca/explainers/mapping-the-future-of-flood-resilience/?utm_source=linkedin&utm_medium=social&utm_campaign=hootsuite
ICLEI Canada. (2025). Manuel de communication climatique : Stratégies comportementales pour l’action communautaire. https://icleicanada.org/fr/project/manuel-de-communication-climatique/
Indigenous Climate Action. (s.d.). Climate justice. Indigenous led. https://fr.indigenousclimateaction.com/
Indigenous Climate Hub. (2025). Climate change adaptation. https://indigenousclimatehub.ca/
Indigenous Climate Hub. (2026). The effects of climate change on landscapes. https://indigenousclimatehub.ca/effect-of-climate-change-on-landscapes/
Indigenous Corporate Training. (2025). What you need to know about the duty to consult in Canada. https://www.ictinc.ca/blog/aboriginal-rights-title-and-the-duty-to-consult-a-primer
Institut climatique du Canada. (4 septembre 2024). Fiche de renseignements : Changements climatiques et inondations. Institut climatique du Canada. https://institutclimatique.ca/news/fiche-renseignements-changements-climatiques-inondations/
Institut climatique du Canada. (s.d.). Renverser la vapeur : la transparence en matière de risques d’inondation, moteur de l’équité au Canada. https://institutclimatique.ca/wp-content/uploads/2024/01/renverser-la-vapeur.pdf
Institut de prévention des sinistres catastrophiques. (16 avril 2021). Focus on types of flooding. https://www.iclr.org/wp-content/uploads/2021/04/ICLR_Flooding_2021.pdf
Institut de recherche Aurora. (2021). A GIS to support community monitoring of the effects of climate change in Tuktoyaktuk. https://nwtresearch.com/gis-support-community-monitoring-effects-climate-change-tuktoyaktuk
Institut international pour l’environnement et le développement (IIED). (1er décembre 2009). Participatory learning and action : Community-based adaptation to climate change. https://www.researchgate.net/publication/40644750_Community-Based_Adaptation_to_Climate_Change
Institut Tamarack. (2024). 10 : Un guide pour promouvoir l’équité climatique par la collaboration locale. https://www.tamarackcommunity.ca/hubfs/10-Un-guide-pour-promouvoir-l-equite-climatique-par-la-collaboration-locale.pdf?hsLang=fr-ca
Institut Tamarack. (2026). Le DCBA au Canada. https://www.tamarackcommunity.ca/fr-ca/skills-for-change/abcd-canada
Institut Yellowhead. (s.d.). Faculté des arts, Université métropolitaine de Toronto. https://yellowheadinstitute.org/
Inuit Tapiriit Kanatami. (2026). https://itk.ca/
Karunamuni, N., Imayama, I. et Goonetilleke, D. (2020). Pathways to well-being : Untangling the causal relationships among biopsychosocial variables. Social Science & Medicine, 272. https://doi.org/10.1016/j.socscimed.2020.112846
Katz, J. E. (2017). Mobile communication : Dimensions of social policy. Routledge.
Khoury, M., Gibson, M., Savic, D., Chen, A. S., Vamvakeridou-Lyroudia, L., Langford, H. et Wigley, S. (2018). A serious game designed to explore and understand the complexities of flood mitigation options in urban-rural catchments. Water, 10(12), 1885. https://doi.org/10.3390/w10121885
Living with Water Project. (n.d.). https://www.livingwithwater.ca/
Lueck, V., Milne, C., Huynh, T., Watterodt, F. et Rees, A. (2024). Flood governance mapping report : Participatory timeline mapping guide. Living with Water Project. https://static1.squarespace.com/static/624b1c21ed90eb4638eb3dcf/t/672d0933a68d0c2eef716771/1731004732857/Digital+-+Gov.+Mapping+Report+BC.pdf
Lyle, T. S., Fang, L. L. et Hund, S. V. (2024). Implications of disclosure and non-disclosure of flood hazard maps — a synthesis for the Canadian context. Canadian Water Resources Journal/Revue canadienne des ressources hydriques, 49(3), 282-299. https://doi.org/10.1080/07011784.2023.2287462
Marris, W. et Braden, L. (22 janvier 2023). Guide : Trauma-informed meetings, discussions, & conversations. Campaign for Trauma-informed Policy and Practice. https://www.ctipp.org/post/guide-to-trauma-informed-meetings-discussions-conversations
Meyer, V., Kuhlicke, C., Luther, J., Fuchs, S., Priest, S., Dorner, W., Serrhini, K., Pardoe, J., McCarthy, S., Seidel, J. S., Palka, G., Unnerstall, H., Viavattene, C. et Scheuer, S. (2012). Recommendations for the user-specific enhancement of flood maps. Natural Hazards and Earth System Sciences, 12(1), 1701-1716. https://doi.org/10.5194/nhess-12-1701-2012
Minano, A. et Peddle, S. (2018). Using flood maps for community flood risk communication. Partners for Action, Université de Waterloo. https://uwaterloo.ca/partners-for-action/sites/default/files/uploads/files/using_flood_maps_for_community_flood_risk_communication_24jan18_fnl_3.pdf.
Minano, A., Johnson, P. A. et Wandel, J. (2017). Visualizing flood risk, enabling participation and supporting climate change adaptation using the Geoweb : The case of coastal communities in Nova Scotia, Canada. GeoJournal, 83(3), 413-425. https://doi.org/10.1007/s10708-017-9777-8
Minano, A., Thistlethwaite, J., Henstra, D. et Scott, D. (2021). Governance of flood risk data : A comparative analysis of government and insurance geospatial data for identifying properties at risk of flood. Computers, Environment and Urban Systems, 88, 101636. https://doi.org/10.1016/j.compenvurbsys.2021.101636
Minow, M. (2021). Equality vs. equity. American Journal of Law and Equality, 1(1), 167-193. https://doi.org/10.1162/ajle_a_00019
Mirza, R., Vodden, K. et Collins, G. (2012). Developing innovative approaches for community engagement. Université Memorial. https://ruralresilience.ca/wp-content/uploads/2012/07/Community-Engagement-Project-Report-GC-Final-April-13b.pdf
Mithūn, One Architecture, Modern Formline, Herrera et Moffatt & Nichol. (Décembre 2022). Sea2City design challenge : South False Creek coastal adaptation design report. https://vancouver.ca/files/cov/sea2city-south-false-creek-concepts-report.pdf">https://vancouver.ca/files/cov/sea2city-south-false-creek-concepts-report.pdf
Mohanty, M. P. et Simonovic, S. P. (2021). Changes in floodplain regimes over Canada due to climate change impacts : Observations from CMIP6 models. Science of the Total Environment, 792, 148323. https://doi.org/10.1016/j.scitotenv.2021.148323
Morris J. Wosk Centre for Dialogue. (2019). Trousse à outils pour la mobilisation du public. Université Simon-Fraser. https://www.sfu.ca/content/dam/sfu/dialogue/ImagesAndFiles/SharedLearni…
Municipalité régionale de Halifax (MRH). (2022). Public engagement guidebook. https://cdn.halifax.ca/sites/default/files/documents/business/planning-development/cc_planninganddevelopment_publicengagementguidebook_8.5x11-web-fillable.pdf
Municipalité régionale de Halifax (MRH). (2024). Sackville rivers floodplain proposed development, regulations, case 21402. https://cdn.halifax.ca/sites/default/files/documents/business/planning-development/applications/sackville-floodlines-pim-pres-23-aug-2024-hl.pdf
Municipalité régionale de Halifax (MRH). (2025). Communications personnelles du personnel de planification de la MRH, 6 juin 2025.
Murray, W. (20 septembre 2019). ‘Beyond what our instruments can tell us’ : Merging Indigenous knowledge and western science at the edge of the world. The Narwhal. https://thenarwhal.ca/beyond-instruments-can-tell-us-merging-indigenous-knowledge-western-science-end-world/
Nation haïda c. Colombie-Britannique, 2004 CSC 73. https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/fr/item/2189/index.do
Northwest Hydraulic Consultants. (2023). Communications personnelles au personnel du Conseil du bassin du Fraser [photographie], 26 octobre 2023.
Northwest Hydraulic Consultants. (2025). Communications personnelles au personnel du Conseil du bassin du Fraser, 23 avril 2025.
O’Brien, K., et Wolf, J. (2010). A values-based approach to vulnerability and adaptation to climate change. WIRES Climate Change, 1(2), 232-242. https://doi.org/10.1002/wcc.30
O’Toole, C. (9 juin 2023). Hazard, risk, and vulnerability assessment : Information report. Municipalité régionale de Halifax. https://cdn.halifax.ca/sites/default/files/documents/city-hall/regional…
Ojala, M. (2023). Hope and climate-change engagement from a psychological perspective. Current Opinion in Psychology, 49, 101514. https://doi.org/10.1016/j.copsyc.2022.101514
Okamoto, T., et Doyon, A. (2024). Equity and justice in urban coastal adaptation planning : New evaluation framework. Buildings and Cities, 5(1), 101-116. https://doi.org/10.5334/bc.377
Oulahen, G., Mortsch, L., Tang, K., et Harford, D. (2015). Unequal vulnerability to flood hazards : “Ground truthing” a social vulnerability index of five municipalities in Metro Vancouver, Canada. Annals of the Association of American Geographers, 105(3), 473-495. https://doi.org/10.1080/00045608.2015.1012634
Oxford Review. (15 octobre 2024). Disenfranchised — definition and explanation [vidéo]. https://oxford-review.com/the-oxford-review-dei-diversity-equity-and-inclusion-dictionary/disenfranchised-definition-and-explanation/
Pacific Institute for Climate Solutions. (13 juin 2024). Living with water [vidéo]. YouTube. https://www.youtube.com/watch?v=366BBSyUQY8
Partners for Action (P4A). (2024). Inclusive resilience : A socio-economic vulnerability index (SoVI) to map flood risk for targeted communications and disaster risk reduction. Université de Waterloo. https://uwaterloo.ca/inclusive-resilience/sites/default/files/uploads/documents/june-2024_p4a-sovi-report_en_final_.pdf
Phipps, D. (5 décembre 2022). Abandon du mot « stakeholder ». Réseau Impact Recherche Canada (RIRC). https://researchimpact.ca/fr/en-vedette/abandon-du-mot-stakeholder/
Pralle, S. (2019). Drawing lines : FEMA and the politics of mapping flood zones. Climatic Change, 152(2), 227-237. https://doi.org/10.1007/s10584-018-2287-y
Projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation. (26 août 2019a). [Photographie de la pointe de Tuktoyaktuk]. Facebook. https://www.facebook.com/TCCRPClimateCoordinator/photos/pb.100067798542685.-2207520000/2150916941873901/?type=3
Projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation. (26 août 2019c). [Photographie d’échantillonnage du pergélisol]. Facebook. https://www.facebook.com/TCCRPClimateCoordinator/photos/pb.100067798542685.-2207520000/2150913165207612/?type=3
Projet de résilience de la Tuktoyaktuk Community Corporation. (29 octobre 2019b). [Image de l’affiche de recrutement pour l’atelier de formation sur la surveillance du climat]. Facebook. https://www.facebook.com/TCCRPClimateCoordinator/photos/pb.100067798542685.-2207520000/2199893786976216/?type=3
Ralliement national des Métis. (2025). Climate change. https://www.metisnation.ca/what-we-do/environment/climate-change
Rawlik, A., et Méthot, J. (2024). A scan of natural infrastructure approaches : Bright spots from the City of Nelson, Halifax Regional Municipality, and EPCOR. Institut international du développement durable. https://www.iisd.org/system/files/2024-05/natural-infrastructure-approaches.pdf
Reed, G., Fox, S., Littlechild, D., McGregor, D., Lewis, D., Popp, J., Wray, K., Kassi, N., Ruben, R., Morales, S., et Lonsdale, S. (2024). Assurer notre avenir : Rapport sur la résilience autochtone. https://changingclimate.ca/indigenous-resilience/fr/
Rees, A., et Doyon, A. (2023). Unsettling NbS : A pathway towards shifting colonial power relations in nature-based solutions research and practice. Public Library of Science (PLOS) Climate, 2(11), e0000307. https://doi.org/10.1371/journal.pclm.0000307
Ressources naturelles Canada et Sécurité publique Canada. (2019). Guide d’orientation fédéral en géomatique sur la cartographie des zones inondables. https://ostrnrcan-dostrncan.canada.ca/entities/publication/5a46aed9-9224-4d18-b4c8-8ec8e17ee98c
Ressources naturelles Canada. (2021). Guide d’orientation fédéral sur l’estimation des dommages causés aux bâtiments et aux infrastructures par les inondations. https://ressources-naturelles.canada.ca/science-donnees/science-recherche/dangers-naturels/cartographie-inondations/guide-orientation-federal-estimation-dommages-causes-batiments-infrastructures-inondations
Ressources naturelles Canada. (2024). Guide d’orientation sur la mobilisation autochtone pour la cartographie des zones inondables. https://ressources-naturelles.canada.ca/science-donnees/science-recherche/dangers-naturels/cartographie-inondations/guide-orientation-mobilisation-autochtone-cartographie-zones-inondables
Ressources naturelles Canada. (2026a). Les guides d’orientation fédéraux sur la cartographie des zones inondables. https://ressources-naturelles.canada.ca/science-donnees/science-recherche/dangers-naturels/guides-orientation-federaux-cartographie-zones-inondables
Ressources naturelles Canada. (2026b). Les rôles et les ressources pour la cartographie des zones inondables. https://ressources-naturelles.canada.ca/science-donnees/science-recherche/dangers-naturels/cartographie-inondations/roles-ressources-cartographie-zones-inondables
Ressources naturelles Canada. (2026c). Types et processus de cartographie des zones inondables. https://ressources-naturelles.canada.ca/science-donnees/science-recherche/dangers-naturels/cartographie-inondations/types-processus-cartographie-zones-inondables
Ressources naturelles Canada. (21 mars 2025). Programme d’identification et de cartographie des aléas d’inondation. https://ressources-naturelles.canada.ca/science-donnees/science-recherche/dangers-naturels/cartographie-inondations/programme-identification-cartographie-aleas-inondation
Ryder, S., Walker, C., Batel, S., Devine-Wright, H., Devine-Wright, P., et Sherry-Brennan, F. (2023). Do the ends justify the means? Problematizing social acceptance and instrumentally-driven community engagement in proposed energy projects. Socio-Ecological Practice Research (SEPR), 5, 189-204. https://doi.org/10.1007/s42532-023-00148-8
Sayers, P., Li, Y., Galloway, G., Penning-Rowsell, E., Shen, F., Wen, K., Chen, Y., et Le Quesne, T. (2013). Flood risk management : A strategic approach. Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000220870
Sécurité publique Canada (SP). (2022). S’adapter à la hausse des risques d’inondation : Une analyse des solutions d’assurance pour le Canada. https://www.securitepublique.gc.ca/cnt/rsrcs/pblctns/dptng-rsng-fld-rsk-2022/index-fr.aspx
Shift Collaborative. (2024). Guide pratique pour promouvoir l’équité climatique dans l’adaptation aux changements climatiques côtiers. Ressources naturelles Canada. https://shiftcollaborative.ca/wp-content/uploads/2024/09/Guide_practique_changements_climatques_cotiers_FINAL.pdf
Social Planning and Research Council of British Columbia (SPARC BC). (2013). Community engagement toolkit. Burnaby (C.-B.). https://cdn2.hubspot.net/hubfs/316071/Tamarack_New_Website/A_CE_toolkit.pdf
Sparling, E., Eyzaguirre, J., et Wale, J. (Mars 2024). Turning the tide on flood risks : How can governments address the disproportionate impacts of flood risk on equity-deserving people? Institut climatique du Canada. https://climateinstitute.ca/publications/turning-the-tide/
St. Amour Gomes, S., Peddle, S., et Heldsinger, N. (2018). Engaging community members in the floodplain mapping process. Préparé pour Ressources naturelles Canada. Partners for Action, Université de Waterloo. https://uwaterloo.ca/partners-for-action/past-projects/communicating-flood-maps
Sufri, S., Dwirahmadi, F., Phung, D., et Rutherford, S. (2020). A systematic review of community engagement (CE) in disaster early warning systems (EWSs). Progress in Disaster Science, 5(1), 100058. https://doi.org/10.1016/j.pdisas.2019.100058
Sy, B., Frischknecht, C., Dao, H., Consuegra, D., et Giuliani, G. (2018). Flood hazard assessment and the role of citizen science. Journal of Flood Risk Management, 12(S2), e12519. https://doi.org/10.1111/jfr3.12519
Terpstra, T. (2011). Emotions, trust, and perceived risk : Affective and cognitive routes to flood preparedness behaviour. Risk Analysis, 31(10), 1658-1675. https://doi.org/10.1111/j.1539-6924.2011.01616.x
Thistlethwaite, J., Henstra, D., Minano, A., et Wilkinson, S. (2017). Engaging Canadians in flood risk management : Lessons from the international community. Centre pour l’innovation dans la gouvernance internationale (CIGI). https://www.cigionline.org/publications/engaging-canadians-flood-risk-management-lessons-international-community/
Tuktoyaktuk Community Corporation. (2018). Tuktoyaktuk community climate resilience project. https://thescca.ca/wordpress2021/wp-content/uploads/oldsite/images/2018/All_Candidates/Tuktoyaktuk_Community_Climate_Resilience_Project_Final.pdf
Ville de Vancouver (s.d). Coastal Adaptation – Map Atlas – False Creek. https://ehq-production-canada.s3.ca-central-1.amazonaws.com/dda025212840547f660cbead707dc39bd700b57e/original/1622154366/829f712ad8600b4b08c6cf91d5a26c26_Sea2City_False_Creek_Map_Atlas_large_20210223.pdf
Ville de Vancouver. (2018). Coastal adaptation plan : Fraser River foreshore. https://vancouver.ca/files/cov/coastal-adaptation-plan-final-report.pdf
Ville de Vancouver. (2020). False Creek coastal adaptation plan. Shape Your City. https://www.shapeyourcity.ca/sea2city
Ville de Vancouver. (2024). Climate change adaptation strategy : 2024–2025 update and action plan. https://vancouver.ca/files/cov/vancouver-climate-change-adaptation-strategy-2024-25.pdf
Ville de Vancouver. (2025). Adapting to sea level rise. https://vancouver.ca/green-vancouver/sea-level-rise.aspx
Ville de Vancouver. (Août 2021b). Coastal adaptation : Values-based planning primer. https://vancouver.ca/files/cov/sea2city-primer.pdf
Ville de Vancouver. (Février 2021a). Coastal adaptation : False Creek. https://syc.vancouver.ca/projects/false-creek-coastal-adaptation-plan/final-report.pdf
Ville de Vancouver. (Novembre 2022). Sea2City design challenge : Project report. https://vancouver.ca/files/cov/sea2city-design-challenge-project-report.pdf
Vivo pour des générations en meilleure santé. (2025a). Community engagement toolkit. https://www.vivo.ca/wp-content/uploads/2025/06/Attach-2-Community-Engagement-Toolkit-EC2023-1157.pdf
Vivo pour des générations en meilleure santé. (2025b). L’importance du lieu : Un projet du nord de Calgary. https://www.vivo.ca/about-us/research-innovation/place-matters-a-north-calgary-project/
Watterodt, F., Mendis-Millard, S., Mohtat, N., et Hill, S. (Février 2025). Disaster and disparity : The uneven toll of floods and climate hazards in Canada : Selected insights. Partners for Action (P4A). Waterloo (Ontario) : Université de Waterloo. https://uwaterloo.ca/partners-for-action/sites/default/files/uploads/documents/feb-2025-p4a-disaster-and-disparity-selected-insights.pdf
Wehn, U., Rusca, M., Evers, J., et Lanfranchi, V. (2015). Participation in flood risk management and the potential of citizen observatories : A governance analysis. Environmental Science & Policy, 48(1), 225-236. https://doi.org/10.1016/j.envsci.2014.12.017
Whalen, D., Martin, J., Lee, R., et Lim, M. (2022). Preliminary geophysical assessment of Tuktuyaaqtuuq Centre for Arts and Culture. Ressources naturelles Canada et Université de Northumbria à Newcastle.
Wright, J., Bogdan, E., Hamilton, S., Krueger, R., et Andrey, J. (2022). Résilience inclusive : Pistes pour sensibiliser et préparer les populations à risque au Canada. Partners for Action, Université de Waterloo. https://uwaterloo.ca/inclusive-resilience/sites/default/files/uploads/documents/crc-p4a-finalreport-fr.pdf
Ziolecki, A., Thistlethwaite, J., Henstra, D., et Scott, D. (2020). Canadian voices on flood risk 2020 : Findings from a national survey about how we should manage an increasingly costly and common peril. Partners for Action, Université de Waterloo. https://uwaterloo.ca/partners-for-action/sites/default/files/uploads/files/finalreport_nationalsurvey_sept20.pdf
Annexe A : feuille de planification de la mobilisation
Sources : Élaboré par Partners for Action; adapté de SPARC BC, 2013 et de la FEMA, 2021.




